Luxembourg: scandale dans un paradis fiscal européen!
| 6 novembre, 2014 | Posté par Benji |
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L’affaire n’est pas nouvelle mais certains ne
découvriraient le problème que maintenant… Si le scandale éclate, c’est
que derrière tout cela, il y a des histoires de gros sous, de très gros
sous, et que les gouvernements des pays lésés comptent là-dessus pour
récupérer en partie les sommes détournées et remplir un peu les caisses…
340 sociétés multinationales ont ainsi biaisé le système et ont réduit
leurs impôts en profitant de ce petit paradis fiscal qu’est le
Luxembourg… Mais si les entreprises indélicates sont ainsi visées, il ne
faut pas oublier qu’il y a également un des « espoirs de la France »
qui va être éclaboussé, si bien sûr les médias n’oublient pas le sujet…
Quelque 28 000 documents fiscaux luxembourgeois, issus d’accords passés par PricewaterhouseCoopers ont été révélés mercredi. Découvrez les en intégralité…
le Consortium international des journalistes d’investigation a eu accès à des dizaines de milliers de pages de documents de «tax ruling» montrant comment des grandes entreprises «s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les déficiences de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement», selon le quotidien français Le Monde.
Cette pratique, qui est légale, permet à une entreprise de demander à l’avance comment sa situation sera traitée par l’administration fiscale d’un pays, et d’obtenir certaines garanties juridiques. Les groupes concernés – sont cités notamment Apple, Amazon, Verizon, AIG, Heinz, Pepsi, Ikea ou les Français Axa et Crédit agricole – réalisent ainsi des milliards d’euros d’économies chaque année grâce à la création d’une filiale, d’une holding ou au déplacement d’un siège social sur le territoire du Grand-Duché. Avec pour but de payer le moins d’impôt possible.
Pour permettre de s’y retrouver parmi toutes ces informations, un site a été mis en place. Reprenant les différentes thématiques présentes dans les documents – énergie, finance ou bien encore santé -, le site permet de connaître les sociétés concernées par ces avantages fiscaux. Et ce, dans 85 pays à travers la planète
Source+vidéo sur Lessentiel.lu
Mais il ne faut pas l’oublier, celui qui se veut « l’avenir
de la France » et qui n’en est réellement qu’une offense: Nicolas
Sarkozy! Son fond de pension créé entre autre avec les pétro-dollars des
pays du golfe, basé au Luxembourg, n’est-ce pas de l’évasion fiscale?
De l’arnaque? Et pourtant, qui en a parlé à la télévision? Plutôt que de
continuer à lui donner la parole, balancez!!! Mais c’est vrai qu’il est
candidat aux présidentielles, meilleur moyen pour lui d’échapper à la
justice s’il est réélu…
«Libération» a eu accès aux documents prouvant que l’ex-président, fort de son carnet d’adresses, a démarché émirs et milliardaires pour financer Columbia, le projet de fonds d’investissements conduit avec Stéphane Courbit.
C’est une nouvelle affaire dont Nicolas Sarkozy se serait bien passé. Ainsi, l’ex-président a effectué trois voyages en jet privé à New York, Doha et Abou Dhabi, payés 301 000 euros par Lov Group Industrie (LGI), la société de son ami Stéphane Courbit. A ce stade, la juge marseillaise Christine Saunier-Ruellan enquête sur ces faits découverts dans le cadre d’un autre dossier. Les documents saisis par la police au siège de LGI, auxquels Libération a eu accès, montrent que les voyages correspondent aux recherches de fonds de l’ancien président, qui avait monté en 2012 avec Courbit un projet de fonds d’investissement baptisé Columbia. Ces documents retracent l’histoire secrète de l’homme d’affaires Sarkozy, prêt à user de son influence d’homme d’Etat pour faire fortune. Au point d’avoir obtenu un engagement de 200 millions d’euros du Qatar, avant que Columbia ne capote.«Attrait». Tout est parti de l’affaire «Air Cocaïne», ce Falcon rempli de coke saisi en République dominicaine. Au siège de l’affréteur de l’avion, les policiers découvrent dix factures payées par LGI, dont trois concernant Nicolas Sarkozy. Le 3 février, la juge Saunier-Ruellan demande à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière d’enquêter sur les «flux financiers» liés à ces factures. Puis elle saisit les policiers de la Brigade financière parisienne. Lesquels perquisitionnent début août le siège de LGI à Paris, puis entendent Stéphane Courbit comme témoin le 20 août. Le patron de Lov déclare qu’il n’y a rien d’illégal. Selon lui, les vols étaient liés à Columbia, ce que confirment les documents saisis. Lorsque Mediapart avait révélé l’existence du fonds en janvier 2013, l’entourage de Sarkozy avait démenti. Pourtant, tout était vrai.L’histoire commence à l’automne 2012. L’idée est venue d’Alain Minc et de Stéphane Courbit, deux proches de l’ex-président. Minc, conseiller et homme d’influence des grands patrons, compte Courbit parmi ses clients. Lequel a fait fortune dans la télé-réalité (Loft Story) avant de fonder Lov, présente dans l’audiovisuel, les paris en ligne, l’hôtellerie et l’énergie. Minc et Courbit se disent qu’avec sa force de conviction et son carnet d’adresses Sarkozy ferait un homme d’affaires idéal. Ils lui proposent de monter un fonds qui investirait dans des entreprises européennes. Sarkozy n’a jamais caché sa fascination pour les patrons et leur fortune. Encore sonné par sa défaite à la présidentielle, il se laisse tenter. «A l’époque, il ne voulait plus du tout revenir en politique et redécouvrait l’attrait de l’argent», raconte un proche. Il pose deux conditions. Personne ne sera payé avant le lancement. Et les investissements en France se limiteront à l’immobilier, pour éviter les conflits d’intérêts.Le fonds sera basé au Luxembourg, avec des bureaux au Grand-Duché, à Londres, puis de «petits bureaux» à Paris et à Madrid. Sarkozy et ses associés seront rémunérés en fonction des bénéfices. Courbit est la cheville ouvrière : son groupe LGI sera l’opérateur du fonds et investira au moins 25 millions d’euros. Minc recrute des figures européennes des affaires qui siégeront avec lui au comité d’investissement. Sarkozy sera, lui, «président of the advisory committee», c’est-à-dire conseiller en chef et tête de gondole. «C’était la locomotive», précise un financier au fait du dossier. Son job : draguer les très grandes fortunes et les fonds souverains pour qu’ils lui confient leur argent. Columbia espère gérer 500 millions à 1 milliard d’euros.Article complet sur Libération
