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NS, repris de justesse
Bref, en espérant que ces affaires pour le moins suspectes ne soient pas une fois de plus définitivement enterrées, partageons cette maxime de Coluche, ô combien d'actualité : "Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge" !
Dernière heure : Juppé nous annonce que Sarkozy veut se représenter à la présidentielle 2017. En voilà d'une nouvelle qu'elle est bonne...
NS, repris de justesse
Tandis que le pape met les adjas, Sarkozy lui reprend du service. Pas encore en politique, rassurez-vous mais en tant qu'avocat. Pour l'heure, son premier client est un richissime chef religieux chiite, nommé Karim Aga Khan. L'homme avait été condamné à verser la coquette somme de 60 millions d'euros à son ex-femme. Et super-Sarko est arrivé. Et la cour de cassation a annulé le jugement. D'après le Times, l'ancien président "aurait joué de son influence pour faire pression sur la cour"... A 58 ans, on ne se refait pas. Pis, on ne change pas une méthode qui gagne !
Que ce soit dans les affaires Bettencourt, Karachi ou Tapie, il apparaît désormais au grand jour, que les interventions au plus haut niveau de l'état pour influer sur le cours de la justice furent légions. Au sujet de l'affaire Nanar vs Crédit Lyonnais, Jean-Claude Nadal, le procureur général de la cour de Cassation de l’époque, écrivait ceci : "L’examen des pièces communiquées par le ministère des finances traduit la constance et l’intensité des interventions ministérielles pour conduire à la solution ayant finalement amené l’Etat à verser (à Bernard Tapie) une somme nettement supérieure à celle qui pouvait découler des sentences judiciaires qui venaient d’intervenir". Hors, la personne en charge du dit-ministère à l'époque des faits s'appelait Christine Lagarde. Dans les jours qui viennent, elle pourrait devoir rendre compte devant la justice de ses agissements pour le moins curieux. Avouez que cela ferait tâche aux yeux du monde entier que les deux directeurs français du FMI nommés par Sarkozy, DSK et Lagarde, soient mis en examen.
A propos de DSK, le voilà qui raille notre avocaillon national au sujet des conférences internationales. "Bon, OK,je n'ai pas gagné la première manche contre Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle. Mais je peux encore l'emporter dans la seconde, celle des conférences internationales. Malgré son activisme pour me concurrencer,j'ai encore une longueur d'avance." Faut dire que le caïd du Sofitel fait un tabac à Marrakech, Pékin, Yalta ou Cambridge. L'autre, par contre, a connu un flop récemment à Genève. Devant de riches membres de la communauté juive helvète, il a critiqué le gouvernement israélien et multiplié les amalgames douteux. Le tout pour 150 000 euros. Hué par une partie de son auditoire, il est reparti fissa sans demander son reste..
L'affaire Bettencourt, elle, avance à petit pas. Lundi dernier, Stéphane Courbit, 95ème fortune de France et vieil ami de Sarkozy a été entendu pendant six heures. Il a du leur expliquer pourquoi madame Liliane, qui n'avait déjà plus toute sa tête, avait investi 143,5 millions d'euros dans sa société, LOV Group. Pour l'heure, l'ancien patron d'Endemol, la navrante maison de production de tété-réalités, a été maintenu sous le statut de témoin assisté. Quelques jours auparavant, ce bon monsieur Woerth, à qui on donnerait le bon dieu sans confession, avait été épinglé par la cour des Comptes au sujet d'un douteux transfert d'une parcelle de 1500 m2 au cœur de Paris. Et ce pour y construire un auditorium André Bettencourtfinancé par l'héritière l'Oréal. Faut toujours contenter les vieilles dames, surtout quand elles sont milliardaires...
Peu ou pas de nouvelles de Karachi, par contre. Le secret de l'instruction a beau avoir été violé, il semble qu'on ne saura jamais ni le fin mot de l'histoire ni comment la campagne présidentielle de Eddy Balladur a été financée. On nous assure en hauts lieux que les t-shirts à l'effigie du grand Mamamouchi se sont vendus comme des petits pains. C'est marrant mais on a un peu de mal à gober ce croustillant bobard.
Bref, en espérant que ces affaires pour le moins suspectes ne soient pas une fois de plus définitivement enterrées, partageons cette maxime de Coluche, ô combien d'actualité : "Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge" !
Dernière heure : Juppé nous annonce que Sarkozy veut se représenter à la présidentielle 2017. En voilà d'une nouvelle qu'elle est bonne...
