La décision du Premier ministre
Antonis Samaras d'avancer l'élection présidentielle a provoqué la pire
chute de la Bourse d'Athènes depuis le krach mondial de 1987.
Ce devrait être un scrutin sans enjeu majeur, le président n'ayant en
Grèce qu'un rôle symbolique. Mais l’annonce du Premier ministre grec,
Antonis Samaras, le lundi 8 décembre, de l'organisation d'une élection
présidentielle anticipée “ressuscite les craintes pour la zone euro”,
titre en une le Financial Times.
Selon le quotidien de la City de Londres, l’instabilité politique en
Grèce “a déclenché la plus forte baisse à la Bourse d'Athènes depuis les
années 1980 et a eu des répercussions sur les marchés mondiaux.”
Le premier tour de l'élection, au suffrage indirect, aura lieu au Parlement le mercredi 17 décembre. Samaras, chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui ne dispose que d’une majorité de 155 sièges sur 300, aura du mal à obtenir les 200 voix requises pour que son candidat, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, accède au deuxième et au troisième tour, précise le journal. Traditionnellement, l’élection du président grec n’est pas un événement de premier plan. Mais, dans le difficile contexte actuel, l'enjeu est important, puisque le pari de Samaras fait craindre l'instabilité politique.
La crainte de Syriza
Surtout, des législatives anticipées suivraient en 2015. “Les investisseurs pourraient craindre l’arrivée au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza”, qui souhaite renégocier la dette souveraine du pays et augmenter les dépenses publiques, “ce qui mettrait Athènes à couteaux tirés avec ses créanciers”, poursuit le FT.
L'accélération du calendrier a été provoquée par la décision de Bruxelles de prolonger de deux mois le programme d'aide à la Grèce de 240 milliards d'euros, qui était censé arriver à échéance le 31 décembre. "Le pari de M. Samaras tient dans ce que la victoire serait un tremplin pour imposer des réformes qui permettront à la Grèce de recevoir une dernière tranche d'aide de la troïka, ce qui mettra fin au plan de sauvetage qui a duré quatre années", souligne l’édito du FT.
“Le chaos est dans les parages", s'inquiète le quotidien d'Athènes To Vima. "C'est pourquoi nous devons nous préparer à une longue période de complications majeures, au cours de laquelle tout le monde va être mis à l'épreuve.”
Le premier tour de l'élection, au suffrage indirect, aura lieu au Parlement le mercredi 17 décembre. Samaras, chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui ne dispose que d’une majorité de 155 sièges sur 300, aura du mal à obtenir les 200 voix requises pour que son candidat, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, accède au deuxième et au troisième tour, précise le journal. Traditionnellement, l’élection du président grec n’est pas un événement de premier plan. Mais, dans le difficile contexte actuel, l'enjeu est important, puisque le pari de Samaras fait craindre l'instabilité politique.
La crainte de Syriza
Surtout, des législatives anticipées suivraient en 2015. “Les investisseurs pourraient craindre l’arrivée au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza”, qui souhaite renégocier la dette souveraine du pays et augmenter les dépenses publiques, “ce qui mettrait Athènes à couteaux tirés avec ses créanciers”, poursuit le FT.
L'accélération du calendrier a été provoquée par la décision de Bruxelles de prolonger de deux mois le programme d'aide à la Grèce de 240 milliards d'euros, qui était censé arriver à échéance le 31 décembre. "Le pari de M. Samaras tient dans ce que la victoire serait un tremplin pour imposer des réformes qui permettront à la Grèce de recevoir une dernière tranche d'aide de la troïka, ce qui mettra fin au plan de sauvetage qui a duré quatre années", souligne l’édito du FT.
“Le chaos est dans les parages", s'inquiète le quotidien d'Athènes To Vima. "C'est pourquoi nous devons nous préparer à une longue période de complications majeures, au cours de laquelle tout le monde va être mis à l'épreuve.”