Intéressant billet de William Blum (né en 1933 – 81 ans), qui est un écrivain et journaliste américain critique de la politique étrangère des États-Unis.
Par William Blum – Publié le 16 octobre 2014
L’État Islamiste
Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que les États-Unis ou ses
médias grand public disent du conflit actuel impliquant l’État Islamique
(EIIL).
Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que la France ou le Royaume-Uni disent de l’EI.
Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que la Turquie, l’Arabie
Saoudite, le Qatar, le Koweït, la Jordanie, ou les Émirats Arabes Unis
disent de l’EIIL. Pouvez-vous dire avec certitude quel côté du conflit
est en réalité financé, armé et entraîné par l’un de ces pays du
Moyen-Orient, si en fait ils ne soutiennent qu’un seul côté ? Pourquoi
laissent-ils leurs jeunes enragés rejoindre les extrémistes islamiques ?
Pourquoi la Turquie, membre de l’OTAN, laisse-t-elle autant
d’extrémistes islamiques traverser ses frontières pour rejoindre la
Syrie ? La Turquie est-elle plus intéressée par l’élimination de l’État
Islamique ou des Kurdes assiégés par l’EIIL ? Ces pays, ou ces
puissances occidentales, sont-ils plus préoccupés par le renversement de
l’EIIL ou par le renversement du gouvernement syrien de Bachar el-Assad
?
Vous ne pouvez pas croire les soi-disant rebelles syriens « modérés
». Vous ne pouvez même pas croire qu’ils sont modérés. Ils ont la main
sur tout, et tout le monde a la main sur eux.
L’Iran, le Hezbollah et la Syrie combattent l’EIIL ou ses précurseurs
depuis des années, mais les États-Unis ont refusé de s’allier pour la
bataille avec l’une de ces entités. Washington n’a pas imposé non plus
de sanction à un quelconque pays soutenant l’EIIL, comme il l’a fait
promptement pour la Russie en raison de son rôle supposé en Ukraine.
Les fondations de cet abominable embrouillamini d’horreurs politiques
et religieuses qui balaient le Moyen-Orient ont été creusées –
profondément creusées – par les États-Unis durant les 35 ans (de 1979 à
2014) passés à renverser les gouvernements séculiers d’Afghanistan,
d’Iraq, de Libye et de Syrie (comme supplément à la pagaille ambiante
durant la même période il ne faut pas oublier les bombardements
américains incessants du Pakistan, de la Somalie et du Yémen). On ne
peut pas détruire des sociétés modernes, relativement développées et
éduquées, en déchirer le tissu social, politique, économique et
juridique, torturer des milliers de personnes, en tuer des millions, et
s’attendre à la survie de la civilisation et de la décence humaine.
Un point crucial de ces fondations a été la décision américaine de,
pour faire simple, jeter à la rue, sans emploi, 400 000 Irakiens formés
au combat, dont un corps complet d’officiers. C’était la formule
parfaite pour créer une insurrection. Humiliés et amers, certains de ces
hommes rejoindront par la suite divers groupes de résistance qui
agissent contre l’occupation de l’armée américaine. On peut avancer sans
trop de risques que la plus grande partie des véhicules blindés, des
armes et munitions et des explosifs qui tuent à chaque minute au
Moyen-Orient, sont estampillés « Made in USA ».
Et tous les chevaux de Washington, tous les gens d’armes de
Washington, ne peuvent plus réparer ce monde. [NdT : Allusion à la
comptine Humpty Dumpty : And all the king's horses and all the king's
men couldn't put Humpty together again.] Le monde sait, à présent, que
ces endroits sont des «États ratés ».
Pendant ce temps, les États-Unis bombardent la Syrie quotidiennement,
officiellement parce que les États-Unis sont en guerre contre l’EIIL,
mais en endommageant gravement par la même occasion les capacités de
production pétrolière de ce pays (un tiers du budget du gouvernement
syrien), ses capacités militaires, ses infrastructures, même ses
réserves alimentaires, prenant d’innombrables vies d’innocents,
détruisant des sites antiques ; le tout rendant le relèvement d’une
Syrie dirigée par Assad ou de toute autre Syrie hautement improbable.
Washington cherche sans doute des moyens pour dévaster tout autant
l’Iran sous couvert de combattre l’EIIL.
Rien de bon ne peut être dit sur cette terrible situation. Toutes les
issues semblent horribles. Tous les participants, de quelque côté que
ce soit, sont très suspects, quand ils ne sont pas criminels et déments.
Cela pourrait être la fin du monde. A quoi je réponds : bon débarras.
Bien essayé, les humains ! Je dirais même, BEL ESSAI… mais bon débarras
quand même ! EIIL… Ebola… Changement climatique… irradiation nucléaire…
L’Empire… Lequel nous aura le premier ?… Bonne journée.
Le monde est-il plus mauvais et effrayant aujourd’hui qu’il ne
l’était dans les années 50 où j’ai grandi, pour lequel croît ma
nostalgie à chaque nouvelle horreur ? Ou serait-ce que les horreurs
d’aujourd’hui sont bien mieux médiatisées, puisque nous nageons tous
dans un océan d’information et de vidéos ?
Après avoir visionné plusieurs vidéos de l’EIIL sur Internet,
remplies de scènes des plus dégoûtantes, contre les femmes
particulièrement, voici ce que je pense : donnez-leur leur propre pays ;
celui qui y habite actuellement et qui veut partir, sera aidé à partir ;
toute personne dans le monde qui voudra y aller, sera aidée à le faire.
Une fois sur place, ils pourront y faire ce qu’ils voudront, mais ils
ne pourront s’en aller qu’après avoir passé des entretiens rigoureux à
la frontière afin de s’assurer qu’ils auront retrouvé leur attachement à
l’humanité. Quoi qu’il en soit, comme peu de femmes, sans doute,
iraient là-bas, le pays ne perdurerait pas longtemps.
Le Mur de Berlin – Un autre mythe de la Guerre Froide
Le 9 novembre marquera la chute du Mur de Berlin. L’extravagant
battage a commencé il y a des mois à Berlin. Aux États-Unis, nous
pouvons nous attendre à ce que tous les clichés sur la Guerre Froide et
Le Monde Libre opposé à La tyrannie Communiste soient débités, et que le
conte simpliste de la création du mur soit répété : en 1961, les
communistes de Berlin Est ont construit un mur pour empêcher leurs
citoyens opprimés de s’échapper vers Berlin Ouest et vers la liberté.
Pourquoi? Parce que les communistes n’aiment pas que le peuple puisse
être libre, et ainsi connaître la « vérité ». Quelle autre raison
pourrait-il y avoir ?
Tout d’abord, avant que le mur ne soit érigé en 1961, des milliers
d’Allemands de l’Est effectuaient le trajet vers l’Ouest pour y
travailler tous les jours et rentraient à l’Est le soir ; d’autres
faisaient des allers-retours pour des courses ou pour d’autres raisons.
Donc ils n’étaient pas retenus à l’Est contre leur gré. Pourquoi le mur
a-t-il donc été construit ? Il y a eu deux raisons majeures :
1) L’Ouest tourmentait l’Est par une vigoureuse campagne de
recrutement de professionnels et de travailleurs qualifiés, qui avaient
été éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cela a conduit à une
sérieuse crise de main d’œuvre et de production à l’Est. A titre
indicatif, le New York Times reportait en 1963 : « Berlin Ouest souffre
économiquement de la présence du mur avec la perte d’environ 60 000
personnels qualifiés qui se déplaçaient quotidiennement depuis leur
domicile à Berlin Est, vers leur lieu de travail à Berlin Ouest ».
Il faut noter qu’en 1999, USA Today rapportait : « Quand le mur de
Berlin s’est effondré [1989], les Allemands de l’Est se sont imaginés
une vie de liberté où les biens de consommation seraient abondants et où
les difficultés s’évanouiraient. Dix ans plus tard, une proportion
remarquable de 51% d’entre eux disaient avoir été plus heureux sous le
communisme ». Des sondages faits plus tôt auraient même probablement
donné plus de 51% de gens exprimant la même chose, parce que, au cours
de ces dix ans, nombre de ceux qui se souvenaient de la vie en Allemagne
de l’Est avec affection s’étaient éteints ; même si, dix ans de plus
après, en 2009, le Washington Post a pu écrire « les Allemands de
l’Ouest de Berlin disent en avoir assez des commentaires nostalgiques
sur l’époque communiste ressassés par leurs compatriotes de l’Est ».
Un nouveau proverbe est né en Russie et en Europe de l’Est au cours
de la période post-unification : « Tout ce que les communistes disaient
sur le communisme était faux, mais tout ce qu’ils disaient sur le
capitalisme était vrai ».
Notons, de plus, que la division de l’Allemagne en deux États, en
1949 – qui a posé le décor de 40 ans de guerre froide – était une
décision américaine et non soviétique.
2) Au cours des années 50, les tenants américains de la guerre
froide, en Allemagne de l’Ouest, ont lancé une grossière campagne de
sabotage et de subversion contre l’Allemagne de l’Est conçue pour faire
dérailler la machine économique et administrative du pays. La CIA et
d’autres agences militaires et de renseignement ont recruté, équipé,
entraîné et financé des groupes d’activistes allemands et des individus,
aussi bien de l’Est que de l’Ouest, pour qu’ils mènent des actions dont
l’éventail allait de la délinquance juvénile au terrorisme ; tout ce
qui était possible pour rendre la vie difficile aux populations
d’Allemagne de l’Est et affaiblir leur soutien à leur gouvernement ;
tout ce qui était possible pour donner une mauvaise image des
communistes.
C’était une entreprise remarquable. Les États-Unis et leurs agents
ont utilisé des explosifs, des incendies volontaires, des
courts-circuits, et d’autres méthodes pour endommager des centrales
d’énergie, des chantiers navals, des canaux, des docks, des bâtiments
publics, des stations d’essence, des transports publics, des ponts, etc.
Ils ont fait dérailler des trains de marchandises en blessant gravement
des travailleurs ; ils ont brûlé douze voitures d’un train de
marchandises et détruit les conduites d’air comprimé [NdT : qui servent
pour les freins] sur d’autres ; ils ont utilisé des acides pour saboter
des machines de production industrielle vitales ; mis du sable dans la
turbine d’une usine jusqu’à la stopper ; mis le feu à une usine de
carrelage ; promu des ralentissements des cadences dans des usines ; tué
par empoisonnement 7000 vaches dans une coopérative fermière ; ajouté
du savon à du lait en poudre destiné à des écoles d’Allemagne de l’Est ;
étaient en possession, lors de leur arrestation, de grandes quantités
de cantharidine, avec laquelle ils avaient prévu d’empoisonner des
cigarettes destinées aux leaders de l’Allemagne de l’Est dans le but de
les tuer ; lancé des boules puantes pour perturber des meetings
politiques ; ont tenté de perturber le Festival mondial de la jeunesse
de Berlin Est en envoyant de fausses invitations, de fausses promesses
d’hébergement gratuit, de fausses notifications d’annulation, etc ; ont
mené des attaques contre les participants avec des explosifs, des bombes
incendiaires, et des équipements destinés à crever des pneus ; ont
fabriqué et distribué de grandes quantités de cartes de rationnement
pour causer de la confusion, des pénuries et des ressentiments ; ont
envoyé de faux avis d’impôts, d’autres directives gouvernementales et
des documents variés pour désorganiser et rendre inefficaces l’industrie
et les syndicats… tout cela et bien plus encore.
Le centre d’études international Woodrow Wilson (Woodrow Wilson
International Center for Scholars) de Washington DC, des conservateurs
pro guerre froide, dans l’un de leurs papiers de travail sur l’histoire
internationale de la guerre froide (#58, p.9) déclare : « la frontière
ouverte de Berlin a exposé la RDA [Allemagne de l'Est] à un espionnage
massif et à la subversion et, comme les deux documents de l’appendice le
démontrent, sa fermeture a donné une plus grande sécurité à l’État
communiste ».
Au cours des années 50, les Allemands de l’Est et l’Union Soviétique
ont porté plainte de façon répétée devant leurs alliés d’autrefois de
l’Ouest et devant les Nations Unies à propos d’actions précises de
sabotage et d’activités d’espionnage, et demandé la fermeture des
officines d’Allemagne de l’Ouest qu’ils tenaient pour responsables, et
dont ils donnaient noms et adresses. Leurs plaintes sont tombées dans
l’oreille de sourds. Fatalement, les Allemands de l’Est ont été amenés à
durcir les conditions d’entrée dans leur pays, ce qui a conduit
finalement à la construction de l’infâme mur. Malgré tout, même après la
construction du mur, il y avait une émigration légale régulière, bien
que limitée, de l’est vers l’ouest. En 1984, par exemple, l’Allemagne de
l’Est a laissé partir 40 000 personnes. En 1985, selon des journaux de
la RDA, plus de 20 000 nouveaux émigrants en Allemagne de l’Ouest
souhaitaient revenir en Allemagne de l’Est à la suite d’une déception
sur le système capitaliste. Le gouvernement de la RFA (Allemagne de
l’Ouest) a dit que 14 300 Allemands de l’Est étaient repartis au cours
des dix années précédentes.
N’oublions pas non plus que, alors que l’Allemagne de l’Est était
totalement dénazifiée, en Allemagne de l’Ouest, pendant plus d’une
décennie après la guerre, les plus hauts postes au gouvernement dans les
branches exécutives, législatives et judiciaires se voyaient occupés en
grand nombre par d’anciens nazis et « des anciens » du nazisme.
Enfin, il faut se rappeler que l’Europe de l’Est est devenue
communiste parce qu’Hitler, avec l’approbation de l’Ouest, l’a utilisée
comme autoroute pour atteindre l’Union Soviétique et détruire
définitivement le bolchévisme, et que les Russes, au cours des deux
guerres mondiales, ont perdu environ 40 millions de vies parce que
l’Ouest avait utilisé cette autoroute pour envahir la Russie. Il ne
devrait pas sembler étonnant qu’après la Seconde Guerre mondiale les
Soviétiques aient été résolus à fermer cette autoroute.
Pour un très intéressant point de vue supplémentaire sur l’anniversaire du mur de Berlin, voir l’article « Humpty-Dumpty and the Fall of Berlin’s wall
» [Humpty-Dumpty et la chute du mur de Berlin], de Victor Grossman (né
Steve Weschler) qui a fui l’armée américaine en Allemagne sous la
pression des menaces de l’ère McCarthy, et qui devint un journaliste et
écrivain pendant ses années passées à l’Est en République Démocratique
d’Allemagne. Il habite toujours à Berlin et met en ligne de façon
irrégulière son « Berlin Bulletin » sur des sujets concernant
l’Allemagne. Vous pouvez vous y abonner à wescher_grossman@yahoo.de. Son
autobiographie : « Crossing the River: a Memoir of the American Left,
the Cold War Life in East Germany » [De l'autre côté du fleuve :
mémoires de la gauche américaine, la vie sous la guerre froide en
Allemagne de l'Est] a été publiée par la University of Massachusetts
Press. Il revendique être la seule personne au monde étant à la fois
diplômé d’Harvard et de l’université Karl Marx de Leipzig.
Al Franken, le chouchou des libéraux
Je reçois un flot continu de courriers électroniques d’organisations «
progressistes » me demandant de voter pour le sénateur Franken ou de
contribuer à sa campagne de réélection de novembre, alors que je
n’habite même pas le Minnesota. Même si je pouvais voter pour lui, je ne
le ferais pas. Quiconque ayant été un soutien de la guerre en Irak
n’aura mon vote que s’il ne renie clairement cet engagement. Et je
n’entends pas par là le renier à la manière absurde d’Hillary Clinton
prétendant n’avoir pas eu suffisamment d’informations.
Franken, l’ancien comique du Saturday Night Live, aimerait que vous
croyiez qu’il a été contre la guerre en Irak depuis le début. Mais il
s’est rendu au moins quatre fois en Irak pour divertir les troupes. Quel
sens cela a-t-il ? Pourquoi les militaires fournissent-ils des amuseurs
aux soldats ? Pour qu’ils gardent le moral bien sûr. Et pourquoi les
militaires veulent-ils que les soldats gardent le moral ? Parce qu’un
soldat plus heureux fait mieux son travail. Et quel est le travail d’un
soldat ? Tous ces charmants crimes de guerre et ces violations des
droits de l’homme que moi ainsi que d’autres ont documenté en détail
durant des années. Franken sait-il ce que les soldats américains font
pour gagner leur vie ?
Une année après l’invasion américaine en 2003, Franken critiqua
l’administration Bush car elle « avait échoué à envoyer assez de troupes
pour faire correctement le travail. » Pour quel « travail » cet homme
pense-t-il que ces troupes avaient été envoyées et qui n’aurait pas été
réalisé dans les normes par manque de main-d’œuvre ? Voulait-il qu’ils
tuent plus efficacement les Irakiens qui résistaient à l’occupation ?
Les troupes de volontaires américains ne pouvaient même pas se défendre
en disant y avoir été envoyées contre leur gré.
Cela fait longtemps que Franken soutient le moral des troupes. En
2009, il était honoré par la United Service Organization (USO) pour ses
dix ans passés au service du divertissement des troupes à l’étranger. Y
compris au Kosovo en 1999, une occupation impérialiste comme vous en
rêveriez. Il parle de son expérience à l’USO comme « une des meilleures
choses que j’aie jamais faites. » Franken a également pris la parole à
l’académie militaire de West Point, encourageant la prochaine génération
de combattants impérialistes. Est-ce un homme à remettre en question la
militarisation de l’Amérique, chez elle et à l’étranger ? Pas plus que
Barack Obama.
Tom Hayden écrivit ceci à propos de Franken en 2005, quand Franken
produisait un programme régulier sur la radio Air America [NdT :
L'Amérique à l'antenne]. « Quelqu’un d’autre est-il déçu de la défense
quotidienne d’Al Franken de la prolongation de la guerre en Irak ? Pas
la guerre version Bush, car cela saperait l’objectif louable d’Air
America de rassembler une audience anti-Bush. Mais, disons, la guerre
version Kerry, celle où on gère mieux et où on gagne, avec d’une manière
ou d’une autre de meilleurs gilets pare-balles et moins de chambres de
torture. »
Pendant qu’il était en Irak pour amuser les troupes, Franken déclara
que l’administration Bush « avait gâché la diplomatie ce qui fait que
l’on n’a pas de réelle coalition », puis qu’elle fut incapable d’envoyer
suffisamment de troupes pour faire le travail proprement. « Par pur
orgueil, ils ont mis la vie de ces gars en péril. »
Franken sous-entendait que si les États-Unis avaient eu plus de
succès à corrompre et à menacer d’autres pays pour qu’ils joignent leur
nom à la coalition menant la guerre en Iraq, les États-Unis auraient eu
plus de chance de GAGNER la guerre.
Est-ce l’opinion de quelqu’un qui s’oppose à la guerre ? Ou bien qui
la soutient ? C’est l’esprit d’un libéral américain avec toute sa
guimauve à l’eau de rose.
Source : William Blum, le 16/10/2014
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.