Voilà
une bien triste nouvelle pour François Hollande et l’orgueil national:
«La France, c’est un grand pays ; elle est la cinquième puissance
économique du monde», avait affirmé le président de la République le soir de la Saint-Sylvestre lors de ses vœux aux Français.
Le propos se voulait roboratif, «un message de confiance et de
volonté», avait-il lui-même annoncé. Hélas, trois fois hélas, au moment
même où le chef de l’État rappelait ce fameux classement – une habitude
bien ancrée de sa part -, il n’était déjà plus valable.
Certes, la France était effectivement «la cinquième puissance
économique du monde» encore en 2013. Son PIB (produit intérieur brut),
la richesse créée annuellement, la seule mesure de la puissance
économique, arrivait au 5e rang, derrière les États-Unis, la Chine, le
Japon, l’Allemagne et devant le Royaume-Uni. Or celui-ci nous devance
désormais: en 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards
d’euros celui de la France (2232 milliards d’euros pour le premier et
2134 milliards pour le second). Ces chiffres figurent dans un document
de la Commission européenne consultable sur son site.