| 14 janvier, 2015 | Posté par Ender |
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Le changement c’est maintenant !
Les défenseurs de la « liberté
d’expression » autoproclamés, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve n’ont
pas tardé à nous donner un aperçu de la conception qu’ils se faisaient
de cette dernière, et comme on pouvait si attendre avec de tels
chevaliers blancs, c’est une véritable police de la pensée de type
dictatoriale qui se met en place. Après la mise en examen de l’humoriste
Dieudonné pour un twett satirique affirmant « je suis Charlie Coulibaly », la « liberté d’expression » post #jesuischarlie vient de faire de nouvelles victimes.
L’Agence France Propagande nous apprend ainsi qu’un jeune de 22 ans a été condamné mardi soir en comparution immédiate par le tribunal de Nanterre pour avoir posté une vidéo sur Facebook dans laquelle il se « moquait du policier abattu sur le trottoir après la fusillade. » Le
jeune homme a été immédiatement incarcéré (et dire que certains se
plaignent des lenteurs de la justice…) Si l’on a plus le droit d’être
con à 22 ans, il va falloir d’urgence construire de nouveaux centres
pénitenciers…
A Valenciennes, c’est un homme de 34 ans, Kamel Belaidi, arrêté en état d’ivresse qui a été condamné à 4 ans de prison. Il aurait notamment déclaré aux policiers : « Les terroristes ont bien fait de vous buter à Paris ».
Certes, il cumulait les handicaps
puisqu’il avait un passé de multirécidiviste et notamment des
condamnations antérieures pour outrage à agents, et une origine
maghrébine. Les « énormes problèmes d’alcool » avancés par son
avocate, qui sont pourtant le signe d’une intégration parfaitement
réussie, n’ont donc pas suffi à alléger la condamnation. Cependant, là
aussi, s’il faut emprisonner tous les poivreaux qui disent des
conneries, il devient extrêmement urgent de lancer un plan de
construction pénitencier à l’échelle nationale. Le cas de Kamel Belaidi
n’est effectivement pas un accident isolé, et le parquet semble avoir
reçu des consignes très précises. Ainsi, selon le vice-procureur de
Valenciennes : « Toute personne ayant fait l’apologie du terrorisme
sera immédiatement placée en garde à vue, fera l’objet d’une comparution
immédiate et de réquisitions lourdes de peine de prison ferme avec
mandat de dépôt.«
Les services de l’état qui se sont jusqu’à présent distingués par leur incompétence à prévenir les attaques terroristes, les départs ou les arrivées de djihadistes, et qui il y a six mois, estimaient que la cellule terroriste des frères Kouachi ne présentait qu’un « faible risque »
au point de lever leur dispositif de surveillance, et qui ont laissé
les sites djihadistes prospérer sur internet en toute impunité « pour
mieux les surveiller », semblent donc vouloir faire oublier leur
incompétence à travers une crise de zèle visant des cibles plus à leur
portée comme les jeunes cons immatures et les alcooliques.
Mais il y a mieux, on apprend en effet
par la même dépêche de l’Agence France Propagande citée précédemment,
que les débiles légers sont aussi devenus la cible des services de
police (n’y voyez aucun lien de causalité). Un habitant de
Bourgoin-Jallieu, en Isère, a écopé de six mois fermes mercredi pour
avoir crié à l’adresse de policiers : « Ils ont tué Charlie, moi j’ai bien rigolé ». Or, selon une expertise psychiatrique, l’homme présentait « une déficience mentale légère depuis l’enfance ». Pas grave, au trou avec les petits cons et les poivreaux, c’est qu’ici ON NE PLAISANTE PAS AVEC LE TERRORISME !
Mais le meilleur est pour la fin : à
Nantes, c’est une adolescente de 14 ans qui a été présentée au juge des
mineurs pour « apologie du terrorisme ». Elle aurait lancé aux agents du
réseau de transport local : « On est les soeurs Kouachi, on va sortir les kalachnikovs ».
On n’a donc plus le droit d’être con et irresponsable à 14 ans, deux
caractéristiques pourtant essentielles de l’adolescence… La vague
d’émotion suscitée par les attaques terroristes à Paris a donc débouché
sur une répression brutale des services de police, qui faute d’être
parvenus à remplir leur mission première de protection des citoyens
s’acharnent aujourd’hui à traquer les moutons noirs de la nouvelle
« liberté d’expression », c’est à dire, selon les propres mots de la
responsable du service politique de France 2 Nathalie Saint Criq « ceux qui ne sont pas Charlie ».
La mise en place de cette mécanique que l’on peut qualifier de
totalitaire s’effectue sous les applaudissements d’une population en
état de choc et au nom de la liberté…
Guillaume Borel pour les moutons enragés