vendredi 28 mars 2014

Un peu d'humour : Poutine : La vérité sur « l'abominable nouveau tsar du Kremlin »(Le veilleur-les crises)

Poutine : La vérité sur « l'abominable nouveau tsar du Kremlin »


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Il est grand temps de dénoncer haut et fort Vladimir Poutine. D'abord sur le plan économique. Car qu'a-t-il fait depuis 15 ans, concrètement ? Le pouvoir d'achat des Russes : il a doublé. L'inflation : passée de 100 % à presque rien. La balance commerciale : largement redressée et désormais excédentaire. Le taux d'emploi : en très forte hausse. La dette publique : passée de 90 % du PIB à 10 %. La pauvreté : divisée par 2. Bref, les chiffres parlent d'eux-mêmes : un échec lamentable.

Au niveau politique : des élections régulières, de gros succès électoraux - bien loin de la situation de nos alliés en Chine ou en Arabie Saoudite. Évidemment, sa côte de popularité n'est jamais descendue sous les 65 % d'opinions positives, et elle est remontée à 80 % actuellement - tout ceci étant prévisible vu les chiffres économiques catastrophiques précédemment avancés. D'ailleurs, on se rend bien compte que les chiffres sont évidemment truqués, Obama plafonnant à 40 %, Hollande étant descendu à 15 %, et le taux d'approbation du Congrès américain venant de réussir l'exploit d'atteindre un seul chiffre, avec 9 % de satisfaction des Américains.

Mais c'est au niveau géopolitique que le pire est à craindre. Car que prône M. Poutine ? Des référendums ! Pour demander leur avis aux gens ! Non mais, sérieusement, jusqu'à quand allons-nous tolérer ceci en Europe ?

Faisons bien attention aux conséquences de notre pusillanimité : si nous laissons des référendums se développer en Europe, cela en sera fini de la marche vers le « Progrès Européen ». Terminé les traités budgétaires. Fini l'austérité pour complaire aux marchés financiers. Plus d'augmentation de l'âge des retraites jusqu'à 69 ans. Personne n'acceptera de saigner la Grèce pour rembourser des hedge-funds vampires. Personne n'élira Hermann Van Rompuy Président du Praesidium Européen.

De même, si nous faisons un référendum au Royaume-Uni, il est clair que ce pays quittera rapidement l'Union. Comme le feront pas mal d'autres pays si nous demandons leur avis aux citoyens.

Et quel peuple acceptera de voter pour l'accord d'association UE/Ukraine signé le 21 mars dernier, qui met désormais les entreprises européennes en concurrence avec le pays le plus pauvre d'Europe, où le salaire minimal est de 100 € par mois ? Aucun peuple sensé ne l'acceptera - craignant évidemment le chômage. Il faut donc bannir le référendum et laisser Bruxelles décider.

Mais là où apparaît clairement la perfidie du président russe, c'est que, non seulement il fait voter les habitants de Crimée sur leur avenir pour la première fois, mais en plus, alors que, essentiellement Russes, ils ont logiquement demandé leur rattachement à la Russie à une écrasante majorité, incontestable, eh bien il les écoute et il répond à leur demande ! Imagine-t-on ceci en Europe ? Mais nous n'aurions jamais pu signer le traité de Lisbonne si on avait accepté la demande des Français de 2005.

Alors que, dans cette affaire, la solution était tellement simple - et nous l'aurions surement appliquée si des ministres russes avaient alimenté des manifestations populaires pro-russes au Canada, puis avaient surtout fomenté un coup d'État avec des néonazis qui auraient interdit le français au Québec.

Il fallait donc punir très fortement Poutine (la punition étant désormais un axe central en Diplomatie), renvoyer la Crimée dans le giron du gouvernement putschiste ukrainien non élu, puis envoyer des chars ukrainiens noyer dans le sang le soulèvement qu'il n'y aurait pas manqué d'avoir envers un gouvernement comportant un tiers de néonazis russophobes assumés [1] et soutenu par un Occident cynique comme jamais. Là, au moins, dans un scénario à la yougoslave, l'UE sait agir : tweets, discours enflammés, résolutions, condamnations, envois d'observateurs et de Bernard-Henri Lévy, puis d'enquêteurs, puis de médecins légistes, saisie de la Cour pénale internationale, etc.

Mais au lieu de cela, Poutine à tout gâché, et le peuple de Crimée a fêté dans la liesse populaire son rattachement à la Russie. Et le peuple de Kiev a manifesté sa révolte le 23 mars, l'ampleur de la manifestation phénoménale de 5000 personnes montrant bien le caractère totalement illégitime de la chose pour les Ukrainiens - tout comme le fait qu'à peine 20 % des militaires ukrainiens en Crimée aient obéi à l'ordre de rentrer au pays...

Tout ceci est donc désolant, c'est à désespérer du « rêve européen »... Et comme nous ne savons pas jusqu'où ira Poutine, il nous faut donc surtout nous armer de lucidité !

Notes

1. Dénoncés par la Knesset ou le Congrès Juif Mondial, et ré-inhumant régulièrement des Waffen-SS avec les honneurs militaires par exemple.

Par Olivier Berruyer - actuaire et créateur du site les-crises.fr
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Source : causeur.fr

Vrais chiffres chômage Février 2014, 14000 chômeurs de plus, malgré 323300 radiations (agoravox)

Vrais chiffres chômage Février 2014, 14000 chômeurs de plus, malgré 323300 radiations

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-fevrier-149889
par patdu49


Explosion des radiations, ça saque dure, pire que sous l'UMP, 36900 radiés de + qu'au mois de Janvier.
Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.
Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour "reprise d'emploi déclarée".
Environ 1 emploi, trop souvent précaire, pour 100 demandeurs.
33 % environ de la population active sans emploi ou sans emploi stable.
Malgré cela, malgré cette pénurie, certains demandeurs d'emplois, continuent d'être harcelés, stigmatisés, menacés, infantilisés, radiés, etc, c'est d'une absurdité phénoménale.
Alors même que les plus motivés, pistonnés, formés, diplômés, bien dans leur peau, souriants, mobiles, en bonne santé, éloignés des freins à l'emploi, car la chance d'avoir un entourage relativement aisé, etc, qui sont prêts à tout pour décrocher un job, ont déjà parfois du mal à trouver, bref le monde est fou, c'est incroyable, il y a un coté vraiment sadique, chez certains citoyens.
Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Février 2014 :

- Défauts d'Actualisation : 211 100, 42,8 % des sorties des listes (+11,2 % en 1 mois).
- Radiations Administratives (les punis) : 57 800, 11,7 % des sorties (+28,2 % en 1 mois et + 46,3 % en 1 an).
- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 54 400 et 11% des sorties. (+5,8 % en 1 mois et +8,2 % en 1 an).

soit 323 300 radiés des listes (65,5 %) pour autres motifs que :

- Stages parking : 38 100, 7,7 % des sorties.
- Arrêts maladie, maternité etc : 36 700, 7,4% des sorties.

- Reprises d'emploi déclarées : 95 500, ne représentent que 19,3 % des sorties des listes de pôle emploi.

Demandeurs d'emploi par catégories :
A : 3 347 700 +0,9 % ( + 4,7 % sur 1 an ).
B : 643 500 -0,7 % ( + 2,8 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 946 600 -2% ( + 6,5 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
D : 283 500 +0,8 % ( + 8,7 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 390 400 +1% ( + 11,6 % sur 1 an ) contrats aidés etc.
TOTAL : 5 611 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 5,4 % sur 1 an, soit 14000 chômeurs de + par rapport à Janvier.

TOTAL, dom-tom compris : 6 042 100 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )
Quelques chiffres qui parlent :
Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 16,7 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 17,9 % sur 1 an.
Chômage des 50 ans et +, + 11,2 % sur 1 an.
+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,3 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER ...)
Offres d'emploi dispo, dernier chiffre connu : 180 084.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques :

Ne sont pas comptés dans ces 6 042 100 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 391 600 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 300 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 908 400 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d' accès à emploi adapté.

+ d'1 million de SANS-DROITS, principalement :

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)

- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d'allocation chomage, ou 790€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 629€ par mois, si vous ètes NON SDF.
- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse "ASPA" ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)
- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)

- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p...

jeudi 27 mars 2014

Amnesty International, le Venezuela et les droits humains (Investig'action)

Amnesty International, le Venezuela et les droits humains
Salim Lamrani

 
L’organisation de défense des droits humains a adopté une position partisane sur le Venezuela où le gouvernement constitutionnel et l’opposition putschiste responsable des violences meurtrières sont mis dos à dos.
Depuis février 2014, le Venezuela est en proie à des manifestations violentes, limitées aux quartiers huppés de certaines villes dont la capitale Caracas. Ces actes qui ont coûté la vie à plus de 30 personnes, dont plusieurs membres des forces de l’ordre, ont été orchestrés par le secteur putschiste de l’opposition, qui vient d’essuyer quatre revers électoraux en un an et a perdu 18 sur les 19 qui se sont tenues depuis 1998, au cours de scrutins reconnus comme irréprochables par l’ensemble des institutions mondiales, de l’Organisation des Etats américains (OEA) à l’Union européenne[1].

Incapable de prendre le pouvoir par la voie légale et démocratique, l’opposition a décidé de revenir aux méthodes violentes utilisées en 2002 qui avaient débouché sur un coup d’Etat contre le président légitimement élu Hugo Chávez. Ces nouvelles attaques contre l’ordre constitutionnel ont été condamnées par l’ensemble de la communauté internationale qui a apporté son soutien au gouvernement légitime de Nicolas Maduro.

Ainsi, l’OEA a exprimé, à la majorité absolue de ses 35 membres – moins trois voix (Etats-Unis, Canada et Panama) – son « plein appui […] au gouvernement démocratiquement élu du Venezuela[2] ». De la même manière, les 12 pays composant l’Union des nations sud-américaines ont unanimement fait part de leur « solidarité » vis-à-vis du « gouvernement démocratiquement élu de cette nation » et ont condamné « les récents actes de violences » de l’opposition[3].

Amnesty International est une organisation qui défend les droits humains, la démocratie et l’Etat de droit à travers le monde. Il aurait semblé naturel et logique qu’elle dénonce les atteintes à la démocratie vénézuélienne orchestrées par l’extrême droite du pays et apporte son soutien aux autorités légitimes de la nation. Or, il n’en a rien été.
Pis encore, le 12 mars 2014, Amnesty International a publié un communiqué sur le Venezuela dans lequel elle demande au gouvernement et à l’opposition de « garantir le respect des droits humains[4] ». Elle met ainsi dos à dos les autorités légitimes, qui subissent des violences et qui tentent de restaurer l’ordre dans le cadre défini par la loi, et l’extrême droite putschiste, dont les actes ont causé la mort de 31 personnes et des dégâts matériels s’élevant à plusieurs dizaines de millions de dollars (magasins alimentaires destinés aux couches populaires incendiés, bureaux de la chaîne publique de télévision VTV saccagés, sièges ministériels attaqués, etc.)[5].

Pour illustrer son communiqué, Amnesty International publie une photo d’un jeune étudiant interpellé par la garde nationale. L’organisation aurait pu choisir de publier également l’une des nombreuses photos montrant ces mêmes étudiants, cocktails Molotov à la main, en train d’incendier des édifices publics, ou armés de pistolets et défilant encagoulés dans les rues, semant la terreur parmi les habitants, afin d’apporter une image équilibrée de la situation au Venezuela. Il n’en a rien été. Ce choix partisan jette une ombre sur l’impartialité de AI, et par conséquent sur sa crédibilité[6].

Amnesty International, par la voix de Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques, va même plus loin. Elle dénonce « les proclamations toujours plus violentes des autorités », lesquelles « menacent de mettre fin au respect des droits humains et de l’Etat de Droit ». A aucun moment, Amnesty ne cite les propos en question ni ne désigne nommément ces autorités. Il est une raison à cela : la réalité est à l’opposé de l’image qu’en présente l’organisation de défense des droits humains[7].

En effet, tous les dirigeants vénézuéliens, sans exception aucune, du Président Nicolas Maduro, en passant par les ministres et les parlementaires, ont lancé des appels au dialogue et au calme, et ont conjuré l’opposition d’exprimer ses désaccords par la voie démocratique. Ainsi, Maduro a multiplié les appels à la concorde et a exprimé son rejet de toutes les violences : « Notre victoire sera la paix et nous consoliderons la justice. Nous devons rester unis et vaincre avec la paix[8] ».

L’OEA ne s’y est pas trompée et a exprimé, au contraire d’Amnesty International, son « plein appui ainsi que son encouragement des initiatives et des efforts du gouvernement démocratiquement élu du Venezuela […] pour qu’il continue […] d’avancer dans un processus de dialogue national[9] ». L’UNASUR, de son côté, a exprimé son soutien et décidé de « soutenir les efforts du Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela pour établir un dialogue[10] ».

Amnesty International fait fi de toutes les déclarations du gouvernement légitime en faveur du dialogue et du respect des institutions et exige « aux autorités d’indiquer de manière absolument claire que leur priorité est le respect des droits humains et de l’Etat de droit[11] », inversant ainsi les rôles entre les auteurs des actes de violences et le Président Maduro qui tente de rétablir l’ordre dans le cadre prévu par la loi, accomplissant ainsi son devoir exécutif. Pourtant, en plus des appels à la résolution pacifique des différends politiques, le pouvoir bolivarien a répété à maintes reprises – et dès le début des manifestations que la Constitution prévaudrait. « Rien ne nous écartera du chemin de la Patrie et de la voie de la démocratie », a-t-il déclaré[12]. Amnesty International a délibérément choisi d’occulter ces déclarations.

Le communiqué d’Amnesty International dédie une phrase diplomatique à l’opposition qui contraste avec la virulence utilisée à l’égard des autorités légitimes : « Nous exhortons par ailleurs les dirigeants de l’opposition à lancer un appel à leurs partisans en leur recommandant de ne pas employer la violence, notamment contre les personnes dont les opinions politiques diffèrent des leurs ». A aucun moment, Amnesty International ne mentionne ni ne condamne les déclarations des principaux dirigeants de cette même opposition qui ont publiquement appelé à rompre l’ordre constitutionnel[13].

Ainsi, l’Organisation de défense des droits humains aurait pu citer les propos de Leopoldo López, leader du parti Voluntad Popular, qui avait déjà participé au coup d’Etat d’avril 2002, et qui a lancé un appel au soulèvement dès janvier 2014 : « Nous voulons lancer un appel au soulèvement aux Vénézuéliens […]. Nous appelons le peuple vénézuélien à dire ‘ça suffit’ […]. A partir de maintenant, nous discuterons d’un objectif : ‘La sortie ! Comment sortir de ce désastre[14]’ ? ». Alors que les actes de violence ont causé la mort de 31 personnes, le 19 mars 2014, López a de nouveau encouragé ses partisans à poursuivre les violences : « Je lance à un appel à tout le pays pour maintenir et augmenter la pression jusqu’au renversement de la dictature[15] ». Amnesty aurait pu condamner cet appel public à renverser un gouvernement démocratiquement élu. Il n’en a rien été.

Amnesty International aurait également pu mentionner les déclarations de la députée de l’opposition Maria Corina Machado qui a exhorté les Vénézuéliens à la révolte : « Le peuple du Venezuela a une réponse : ‘Rébellion ! Rébellion ! ». Corina Machado a également lancé un appel à la rupture de l’ordre constitutionnel : « Certains disent que nous devons attendre les élections dans quelques années. Est-ce que ceux qui n’arrivent pas à alimenter leurs enfants peuvent attendre ? Est-ce que les fonctionnaires, les paysans, les commerçants, a qui on ôte leur droit au travail et à la propriété peuvent attendre ? Le Venezuela ne peut plus attendre[16] ». Amnesty a-telle condamné de tels propos ? En aucun cas.

En soutenant l’opposition putschiste vénézuélienne, en passant sous silence les crimes commis par l’extrême droite, en manipulant la réalité factuelle, en se prononçant ouvertement contre le gouvernement légitime de Nicolas Maduro, contre la démocratie vénézuélienne et contre la volonté majoritaire du peuple vénézuélien exprimée à travers les urnes, Amnesty International bafoue ses principes et sa raison d’être, à savoir la lutte pour les droits humains,. L’organisation internationale trompe délibérément l’opinion publique et trahit les valeurs auxquelles ont adhéré des centaines de milliers de militants de l’émancipation humaine à travers le monde.


Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité (Paris, Editions Estrella, 2013) et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9di...;;ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1
Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamra...


Source : Opera Mundi


[1]Agencia Venezolana de Noticias, « Fallece otro efectivo de la GNB por violencia fascista en Táchira », 19 mars 2014.
[2]Organisation des Etats américains, « Consejo permanente aprobó declaración sobre la situación en Venezuela », 7 mars 2014. http://www.oas.org/es/centro_noticias/comunicado_prensa.asp?sCodigo=C-084/14 (site consulté le 18 mars 2014).
[3] Union des nations sud-américaines, « Resolución », 12 mars 2014. http://cancilleria.gob.ec/wp-content/uploads/2014/03/RESOLUCI%C3%93N-UNASUR-MARZO-2014.pdf (site consulté le 18 mars 2014).
[4] Amnesty International, « Climat de violence au Venezuela : le gouvernement et l’opposition doivent garantir le respect des droits humains », 12 mars 2014. http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Armes-et-conflits-armes/Actualites/Venezuela-les-droits-humains-etouffes-11151 (site consulté le 18 mars 2014).
[5] Agencia Venezolana de Noticias, « Grupo fascista encapuchado atacó sede del Ministerio del Ambiente en Táchira », 20 mars 2014.
[6] Amnesty International, « Climat de violence au Venezuela : le gouvernement et l’opposition doivent garantir le respect des droits humains », op. cit.
[7]Ibid.
[8] Agencia Venezolana de Noticias, « Maduro : Nuestra victoria será la paz », 19 mars 2014.
[9]Organisation des Etats américains, « Consejo permanente aprobó declaración sobre la situación en Venezuela », op. cit.
[10] Union des nations sud-américaines, « Resolución », op. cit.
[11] Amnesty International, « Climat de violence au Venezuela : le gouvernement et l’opposition doivent garantir le respect des droits humains », op. cit.
[12] Salim Lamrani, « 25 verdades sobre las manifestaciones en Venezuela », Opera Mundi, 23 février 2014.
[13] Amnesty International, « Climat de violence au Venezuela : le gouvernement et l’opposition doivent garantir le respect des droits humains », op. cit.
[14] Salim Lamrani, « 25 verdades sobre las manifestaciones en Venezuela », Opera Mundi, op. cit.
[15] EFE, « Opositor Leopoldo López pide a venezolanos aumentar presión ‘hasta quebrar la dictadura’ », 19 mars 2014.
[16] Salim Lamrani, « 25 verdades sobre las manifestaciones en Venezuela », Opera Mundi, op. cit.

Ukraine : Au 1er mai le prix du gaz pour les ménages augmentera de 50% (Points de vue alternatifs)

Ukraine : Au 1er mai le prix du gaz pour les ménages augmentera de 50%
Publié par Kiergaard sur 26 Mars 2014, 17:49pm
Ukraine : Au 1er mai le prix du gaz pour les ménages augmentera de 50%
Reuters :
"Les tarifs du gaz vont augmenter de plus de 50% à partir du 1er mai en Ukraine et des hausses supplémentaires interviendront jusqu'en 2018 selon un calendrier prédéfini, a annoncé mercredi un responsable de la compagnie publique Naftogaz.
Ces mesures, qui risquent d'être fortement impopulaires auprès de consommateurs habitués aux tarifs subventionnés datant de l'époque soviétique, répondent à des exigences du Fonds monétaire international (FMI)."
C'est le refus du gouvernement précédent d'augmenter les tarifs du gaz qui avait empêché le déblocage des fonds du précédent plan du FMI et qui avait attisé les tensions avec le FMI. Iatseniouk l'avait annoncé.

Ukraine : Iatseniouk propose de taxer les revenus des dépôts supérieurs à 3 700 euros (points de vue alternatifs)

Ukraine : Iatseniouk propose de taxer les revenus des dépôts supérieurs à 3 700 euros
Publié par Kiergaard sur 19 Mars 2014, 12:48pm
Ukraine : Iatseniouk propose de taxer les revenus des dépôts supérieurs à 3 700 euros
Le Premier ministre ukrainien Arseniy Iatseniouk, probablement conseillé par le FMI et après s'être déclaré opposé à une taxe sur tous les dépôts, a déclaré "Pour autant que je sache, 90% des dépôts ukrainiens sont inférieurs à 50 000 hryvnia (3 700 euros)... Les 10% restants doivent partager avec le pays". C'est ce que rapporte les agences ukrainiennes Ukrinform et UNIAN.
Pour donner un ordre d'idée, le salaire moyen en ukraine est d'environ 300 euros par mois, la base retenu équivaut à un peu plus d'un an de salaire moyen (environ 20 000 euros si on transposait cela à un pays du coeur de l'Europe).
Le gouvernement propose donc de taxer les revenus tirés des dépôts supérieurs à 3 700 euros. La proposition avait été faite l'an dernier par le gouvernement Ianoukovitch, sous pression du FMI, mais l'imposition des revenus des dépôts visait les dépôts supérieurs à 15 000 euros. Aujourd'hui c'est 4 fois moins...
En somme, ce serait une bonne part des intérêts tirés des dépôts qui reviendraient dans la poche de l'état.
Les journaux locaux de l'est et du sud de l'Ukraine recommandent déjà aux ukrainiens moyens et aisés de placer leur argent dans les banques russes ou chinoises...

Incident nucléaire sur le site WIPP – Nouveau-Mexique – Etats-Unis (agence info libre)

Incident nucléaire sur le site WIPP – Nouveau-Mexique – Etats-Unis

Arnie Gundersen est un expert des techniques nucléaires de renommée internationale. Il a fondé l’association « Fairewinds » destinée à informer les citoyens sur l’extrême dangerosité que peut représenter l’énergie nucléaire, ainsi que présenter les alternatives possibles à mettre en place.
Dans cette vidéo, Arnie Gundersen nous explique ce qui s’est produit, le 14 février dernier, sur le site WIPP (Waste Isolation Pilote Plan : Usine pilote d’isolation des déchets) au Nouveau-Mexique. Suite à l’effondrement de la voute de ce cimetière nucléaire creusé à environ 800 mètres de profondeur, une fuite à été détectée dans un conteneur destiné à piéger des matières hautement radioactives comme le plutonium.
Suite à cela, le site a été entièrement évacué, les travaux d’enfouissement interrompus et détournés dans une autre carrière d’enfouissement au Texas.

L’IRSN (Institut de Recherche sur la Sureté Nucléaire) a publié un rapport au constat alarmant, et pourtant non repris par l’ensemble des médias et de la classe politique française….
Le ministère de l’énergie américain, le DOE (Department Of Energy) a annoncé dans un communiqué officiel, vouloir envoyer, la semaine prochain, une équipe au fond de la mine pour reprendre le contrôle complet du site. De notre côté nous notons les éléments suivantes :
  • La formation géologique (saline) dans laquelle a été creusé ce site a comme particularité d’être soumise au fluage, une caractéristique de certaines matières d’apparence solide mais qui se comportent aussi comme des liquides. Une cavité creusée dans du sel aura comme particularité de voir son volume « redistribué », autrement dit les parois se tasse avec le temps.
    La cohésion mécanique du sel étant très faible, autant enfouir des déchets dans du yaourt !
  • Le plutonium 239, présent sur le site, provient des anciennes ogives des armes nucléaires US démantelées suite aux accords SALT et START bilatéraux USA/Russie. Plusieurs centaines de tonnes de Plutonium 239 sont déjà enfouis. La dose mortelle par inhalation est de 5 microgrammes. Le plutonium est enfoui avec de l’américium 241, une matière très chaude car perdant la moitié de sa radioactivité en 392 ans ! Certains colis peuvent chauffer à plus de 300 degrés, ce qui risque de vaporiser dans l’ensemble du volume, un aérosol hautement radio-toxique. L’américium 241 présent sur place fait que n’importe quelle surface du site émet des rayons gamma, rayons très pénétrants dont il est impossible de se prémunir, même avec le port d’une combinaison !
  • Aujourd’hui la radioactivité remonte jusqu’à la surface à l’aide des puits d’aération et se trouve piégée dans des filtres à haute performance.

Cette technologie d’enfouissement ne sera viable que lorsque les gaines techniques (Ascenseurs, monte-charges, conduites) seront soustraites à la formation saline. Tant qu’elles en seront à ce stade, une énorme fontaine de radioactivité crachera indéfiniment des matières mortelles à la surface… Enfin, et non des moindres, les alentours de ce cimetière nucléaire sont bourrés de puits de gaz de schiste, dont certains suspectent que la fracturation hydraulique puisse compromettre l’étanchéité du sous-sol, créant autant de cheminées à poison nucléaire que de puits….

Au centre de la photo, la base WIPP. Les carrés blancs tout autour sont des puits de gaz de schiste...
Au centre de la photo, la base WIPP. Les carrés blancs tout autour sont des puits de gaz de schiste… Cliquez pour agrandir.

Lisandro Dias, avec la participation de Zorglub.

Source :

mercredi 26 mars 2014

"Au-delà du capitalisme", avec Frédéric Lordon et Eric Hazan (cercle des volontaires)


"Au-delà du capitalisme", avec Frédéric Lordon et Eric Hazan
 
frederic-lordon-eric-hazan-300
L’Université Paris-Ouest Nanterre, en partenariat avec Sophiapol, organisait du 19 au 22 février un colloque intitulé « Penser l’émancipation », sur les théories, pratiques et conflits autour de l’émancipation humaine… Un vaste sujet !
L’extrait que nous vous proposons a été tourné le 19 février 2014, au cours d’une conférence-débat intitulée « Au-delà du capitalisme ». Eric Hazan aborde « Les premières mesures révolutionnaires ». Quant à Frédéric Lordon, sa partie s’intitule « La révolution n’est pas un pique-nique. Analytique du dégrisement »
Propos recueillis par Simon Assoun et Romain Charles.

 

Les militants de Greenpeace plus dangereux que le nucléaire ? (basta)

BASTA !
Répression

Les militants de Greenpeace plus dangereux que le nucléaire ?

par Simon Gouin -
Expulsés du territoire pour trouble à l’ordre public : c’est le sort réservé aux 47 militants européens de Greenpeace, qui ont pénétré, mardi 18 mars, sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace. Six ressortissants australiens, israéliens et turcs ont, en plus de leur expulsion, été interdits de séjour en France pendant une durée de deux ans. Trouble grave et réel à l’ordre public, justifie l’administration, qui a délivré ces arrêtés portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une décision rarissime selon Alexandre Faro, avocat de l’ONG : « Il faut que la personne représente une menace extrême, comme un terroriste », explique-t-il au journal Le Monde. Une mesure appliquée en 1998, lors de la Coupe du monde de football, où des hooligans anglais avaient été interdits de séjour sur le territoire français.
Fessenheim fermée en 2016 ?
Une menace extrême, les militants de Greenpeace ? Les activistes sont rentrés sur le site de Fessenheim pour dénoncer la vétusté de la centrale. Et rappeler à François Hollande son engagement pris pendant sa campagne électorale, de fermer la plus veille centrale nucléaire en activité sur le sol français avant 2016. Les militants ont déployé une banderole de 400 mètres carrés sur le couvercle d’une cuve d’un réacteur, sur laquelle on pouvait lire : « Stop risking Europ ». Arrêtés et placés en garde à vue, ils seront jugés le quatre septembre prochain, au tribunal de Colmar.
Ce n’est pas la première fois que l’organisation écologiste pénètre dans une centrale nucléaire pour dénoncer les risques que ces installations font peser (lire ce témoignage). Mais ses militants, souvent d’origine étrangère, n’ont jamais été expulsés du territoire ni interdits de séjour. Plus largement, ces mesures n’auraient pas été appliquées, jusqu’à maintenant, contre un ressortissant de l’Union européenne, pour des actes à vocation d’alerte militante, indique Claire Rodier, juriste au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), au journal Le Monde. « Il n’est pas sûr que le fondement tienne la route devant la justice européenne », ajoute-t-elle. La Cour de justice européenne serait « plus exigeante que le droit français pour qualifier un acte de trouble à l’ordre public justifiant une mesure d’expulsion ».
La mesure, qui vise à décourager d’autres militants, atteindra-t-elle son objectif ? Selon Jean-François Julliard, président de Greenpeace France, ces décisions n’empêcheront pas Greenpeace de continuer ses actions, grâce à l’appui de plus en plus de militants européens. « Le risque, ce n’est pas nous, c’est le nucléaire. »
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Trouvé sur Autres Vérités

Sri Lanka : Une 1ère, le pays bannit les glyphosates de son territoire (Moins de biens plus de liens)

Sri Lanka : Une 1ère, le pays bannit les glyphosates de son territoire, dont le Roundup de Monsanto, après que des scientifiques aient constaté un lien avec une maladie rénale mortelle (CKDU) 
  
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjKLp5I_Ct4DMR6FBAetVMKBqZ1foKQUx84d4u0N8JR-Du2yvxNYqEMg4k40ZCCxiZ5-L5uhsx0n17DCX9AkBlXOLv2Ly1Rov2DjshnDH1wvvqEI5dB5I5xhFmEfEkQYikqzKIQOadu0vc/s1600/Sri-Lanka-joins-El-Salvador-in-banning-herbicide-Roundup-linked-to-chronic-kidney-disease.jpg

C'est d'une manière brusque et surprenante que le Sri Lanka a ordonné l' interdiction de l'utilisation de glyphosate sur son territoire la semaine dernière.
L' annonce a été faite après la publication d'une étude récente de l'International Journal of Environmental Research et celle de la santé publique du pays qui constatent tout les deux que le glyphosate est le coupable probable d'une maladie rénale chronique fatale et mystérieuse, connue sous le nom de CKDU, qui a déjà tué des dizaines de travailleurs agricoles au Sri Lanka , selon le Center for Public Integrity.
"Une enquête menée par des spécialistes médicaux et des scientifiques a révélé que cette maladie rénale est principalement causée par le glyphosate " a déclaré le ministre SM Chandrasena, aux journalistes du Sri Lanka . Le président Mahinda Rajapakse a ordonné le retrait immédiat de glyphosate sur le marché local peu de temps après.
Dans ce rapport les chercheurs révèlent que le glyphosate devient extrêmement toxique pour les reins quand il est combiné avec de l'eau ou des métaux lourds comme l'arsenic ou le cadmium, déjà présent naturellement dans les sols du pays, et trop lourdement augmentés par la diffusion d'engrais.
Depuis plus de deux ans, le Consortium international des journalistes d'investigation a examiné de près la maladie rénale mystérieuse qui a tué des dizaines de milliers de travailleurs agricoles en Amérique centrale , au Sri Lanka et en Inde. Le Roundup de la société Monsanto y est pointé du doigt, il est l'herbicide le plus vendu dans le monde. Monsanto de son coté a déclaré que cette récente étude n'est pas fondée.
Pourtant, au cours des cinq dernières années, le CKDU a tué plus de personnes au Salvador et au Nicaragua que le diabète, le sida et la leucémie combinées, rapporte "The Center for Public Integrity" .
Au Salvador le législateur du pays a déjà approuvé l'interdiction d'une dizaine de produits agrochimiques, dont le glyphosate, en Septembre dernier , mais aucune proposition de loi n' a pour l'instant été signé par le gouvernement.

© Nature Alerte