La nouvelle entourloupe titrisée de la Banque publique d’investissement…
| 16 septembre, 2014 | Posté par voltigeur sous |
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En effet, grâce à ce tour de passe passe , les besoins de
recapitalisation des banques françaises viennent de s’évanouir comme par
enchantement, puisqu’elles ont le droit de sortir de leurs bilans des
risques sur lesquels elles continueront néammoins à toucher une
rémunération par les marges dégagées grâce aux taux pratiqués sur ces
crédits.
Les actionnaires de ces mêmes banques auraient dû être appelés pour
des recapitalisations urgentes et de nouveaux besoins en fonds propres.
En fait, ils ne subiront aucune pression, puisque, par le biais de cette
titrisation, le transfert de risques se fait sur le contribuable et sur
l’État français. Et ces transferts vont préserver leurs dividendes.
C’est l’application du TARP américain [1] à la France, grâce à un
tour de magie et à une sémantique adaptés, par un Président, dont
l’ennemi était peut-être jadis (il y a deux ans et demi) la Finance,
mais qui aujourd’hui sert les intérêts des actionnaires privés des
banques françaises, au détriment de l’intérêt général des Français. Il
suffit de regarder la composition et les lieux de détention de
l’actionnariat des banques cotées au CAC 40 pour comprendre quels seront
les intérêts les premiers servis .
Marie-Caroline Porteu
Note
[1] Le Troubled Asset Relief Program (TARP) est le nom initialement
donné au plan Paulson. Malgré le montant en jeu, le document ne comptait
que trois pages. Pour que le plan soit accepté par le Congrès des
États-Unis, il a fallu modifier substantiellement le document : il
comptait environ 110 pages au moment de son acception. (wikipedia,
français)
Source : France : La BPI propose la « titrisation » des crédits aux PME (lesechos.fr, 15-09-2014)
Source Le Saker