La toute première intervention chirurgicale
d’implantation de cellules reprogrammées dites pluripotentes induites
(iPS) a eu lieu vendredi au Japon dans le cadre des premiers essais
cliniques mondiaux sur l’homme de cette technique de médecine
régénérative.
La patiente est une femme de 70 ans, a expliqué l’équipe médicale de
la Fondation pour la recherche biomédicale et l’Innovation (Ibri) de
Kobe (ouest) associée à Masayo Takahashi, directrice de projet à
l’institut public Riken. Le but de cette première opération sur l’homme
est de vérifier la sûreté d’une telle intervention, notamment que ne se
déclare pas un cancer, tout en espérant une amélioration de l’état de la
personne concernée.
Le ministère japonais de la Santé avait approuvé il y a un an le projet
d’essais proposé par l’Ibri et le Riken. Dans le cas présent, il s’agit
de traiter une des formes de la maladie oculaire appelée dégénérescence
maculaire liée à l’âge (DMLA), qui est la première cause de cécité des
plus de 55 ans dans les pays industrialisés.
Pour ce faire, les chercheurs ont cultivé à partir d’iPS des cellules
de la rétine de la patiente et les lui ont implantées. Les cellules
souches pluripotentes induites (iPS) sont créées à partir de cellules
adultes du patient ramenées à l’état quasi embryonnaire en leur faisant
de nouveau exprimer 4 gènes (normalement inactifs dans les cellules
adultes). Cette manipulation génétique a pour but de leur faire
recouvrer leur immaturité et la capacité de se différencier dans tous
les types cellulaires, en fonction du milieu dans lequel elles se
trouvent.
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