Le virus Ebola mute, il existe déjà plus de 300 variétés
| 17 octobre, 2014 | Posté par Benji |
|
© Photo: Flickr.com/NIAID/cc-by
Le virus évolue rapidement. A l’heure actuelle ses six
espèces sont connues dont chacune engendre ses propres variétés. Il est
difficile de dire exactement combien elles sont à l’heure actuelle,
signale le professeur de l’Institut de virologie Ivanovski Alexandre
Boutenko :
« Outre le virus Ebola proprement dit identifié pour la première fois
au Zaïre (actuellement République démocratique du Congo) en 1976 il
existe ses sous-types. Il y a notamment le virus Soudan, le virus Côte
d’Ivoire ou le virus Ouganda. Il existe en plus le virus Reston
identifié aux Etats-Unis et en Italie. Plus tard on a appris qu’un virus
circulait activement dans la nature des Philippines et de l’Indonésie,
mais il n’était pas pathogène. Le dernier sous-type d’Ebola a été
identifié en Espagne. Ainsi nous avons un groupe de virus hétérogènes
qui diffèrent du prototype. Cette diversité démontre que l’évolution est
en cours. Cela signifie que les mutations auront lieu obligatoirement
».
Le pire c’est que chaque sous-type du virus exige un vaccin
spécial. Ainsi des vaccins contre les virus Zaïre et Soudan existent
depuis longtemps. Mais ils sont efficaces uniquement contre la souche
qui leur a servi de base. Cela veut dire que le vaccin contre Ebola
Zaïre n’est pas efficace contre les autres sous-types d’Ebola.
Le vaccin doit être complexe. Les spécialistes du monde
entier s’en occupent à l’heure actuelle. On constate des progrès, mais
il faut encore de six à douze mois pour qu’il puisse être largement
utilisé. La Chine a décidé récemment d’envoyer dans les pays d’Afrique
de l’Ouest son vaccin expérimental JK-05. Il a été développé par
l’Académie de la médecine militaire pour les besoins de l’armée chinoise
dans des circonstances extraordinaires et les médecins sont prêts à le
tester sur eux-mêmes en cas de contamination. Cependant sa large
utilisation n’est pas autorisée.
Entre-temps l’épidémie gagne en ampleur. Aux Etats-Unis le
deuxième cas a été recensé sur le territoire américain. Dans les deux
cas il s’agit des médecins qui ont soigné le Libérien Thomas Duncan
décédé au Texas à la fin de la semaine dernière.
Source: La voix de la Russie