Modulation des allocations familiales: «Une mesure de justice» pour Valls, «un massacre» pour Jacob…
| 17 octobre, 2014 | Posté par voltigeur |
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Comme nous le disons à longueur d’article, plutôt que de
taxer les profits financiers, car pour cela, il faudrait avoir du
courage! courage dont sont dépourvus les marins d’eau douce, qui ont en
charge le sort de ce qui reste de la France, ils se sont dit « il vaut
mieux pénaliser les « sans dents », ils subiront et se tairont comme
d’hab, même s’ils râlent un peu! Quand on sait ce que coûtent, les députés et sénateurs en millions d’euros annuels, en plus des autres avantages, on se demande où ça va se terminer. Charles Sannat nous dit qu’il n’y a plus de raison d’espérer, quand à Olivier Berruyer, il titre : [Hallucinant] Comment le gouvernement s’apprête à baisser la mutuelle santé de 10 millions de salariés ». Rien ne va plus! les jeux sont fait?
Les députés PS vont déposer «en accord avec le
gouvernement» un amendement au projet de budget 2015 de la Sécurité
sociale proposant une modulation des allocations familiales, a confirmé
ce jeudi la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Une annonce qui fait beaucoup réagir la classe politique.
Le patron des députés UMP Christian Jacob a fait
part de son indignation: «Je suis vent debout contre ce massacre de l’un
des derniers piliers de solidarité. La politique familiale ne peut pas
être une politique d’ajustement budgétaire. Avec la mise sous condition
de ressources des allocations familiales, rien n’empêchera demain que
les soins médicaux soient remboursés selon les revenus et que la
retraite par répartition soit remise en cause.»
«Au moment où le gouvernement veut prélever 700 millions sur le dos
des familles, il ferait mieux de s’attaquer à l’aide médicale d’État
pour les clandestins qui explose (800 millions d’euros) ou mettre en place les trois jours de carence dans la fonction publique, ce qui rapporterait entre 700 et 800 millions d’euros», demande le député UMP de Seine-et-Marne.
Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a fustigé
une modulation des allocations familiales en fonction des revenus,
estimant que cette mesure était «contraire à l’esprit même de la
Sécurité sociale». «C’est une remise en cause sans précédent de ce qu’on
appelle l’universalité», a-t-il ajouté sur BFM Business.
«Il est indécent d’opposer à nouveau les Français entre eux. Et tout
ça pourquoi? Parce qu’on n’a pas le courage dans ce pays de faire une
réforme fiscale et donc on joue sur les prestations sociales», a-t-il
estimé.
Benoît Hamon a exprimé ses réticences. «Cette
solution-là n’a pas ma faveur (…) Je suis attaché à l’universalité des
droits», a réagi l’ex-ministre PS Benoît Hamon sur BFM.
Pour Bruno Le Roux c’est «une réforme d’ampleur où
il a fallu convaincre», affirmant avoir plaidé pour qu’«on ne demande
pas le même effort à toutes les familles» et que les classes moyennes et
modestes ne soient pas touchées. «C’est la réparation d’une inégalité
de notre politique familiale», a aussi jugé l’élu PS de
Seine-Saint-Denis dans un communiqué.
Marie-Françoise Clergeau, députée PS: Par
cette modulation, «nous restons sur une universalité car toutes les
familles continueront à toucher des allocations, mais c’est plus juste
et c’est la meilleure solution dans le contexte actuel» d’économies,
s’est félicitée la rapporteure (PS) pour la partie famille du budget de
la Sécurité sociale, Marie-Françoise Clergeau.
Le Premier ministre Manuel Valls s’est félicité de
la modulation des allocations familiales, «une mesure de justice», a
annoncé Matignon jeudi soir. «Le Premier ministre se félicite (de cette
mesure), à la fois pour la méthode, car c’est comme cela que l’on veut
travailler avec le groupe socialiste et à la fois sur le fond, parce que
cette mesure de modulation est une mesure de justice qui va concerner
13% des familles qui perçoivent des allocations familiales», a-t-on
souligné de même source.
François Fondard, président de l’Unaf: «C’est
impensable», a-t-il réagi. «Il y a moins d’un an, les engagements du
président de la République étaient pourtant clairs: «Chaque famille doit
avoir les mêmes droits pour les allocations familiales», a-t-il dit.
Mettre sous conditions de ressources les allocations, c’est selon
lui «porter atteinte aux familles nombreuses dont le pouvoir d’achat est
déjà amoindri par la charge d’enfants». C’est aussi «ouvrir une brèche
dans l’ensemble du système de protection sociale, d’abord les
allocations familiales et bientôt les remboursements de santé». Il a
également estimé que c’était «monter une usine à gaz coûteuse. La prise
en compte des revenus dans le calcul des allocations compliquera et
alourdira le travail des CAF».
Enfin, Marisol Touraine la ministre de la Santé a défendu ce prince de modulation des allocations familiales sur Twitter…. [...]