Yonne : des parents jugés pour avoir refusé de faire vacciner leurs enfants
Source : Le Parisien/Bourgogne
Des parents originaires de l’Yonne, en Bourgogne, comparaissent ce
jeudi après-midi devant le tribunal de grande instance d’Auxerre pour
maltraitance parce qu’ils n’ont pas voulu faire vacciner leurs deux
enfants contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie, vaccins
obligatoires, selon une information de France Info. Ils encourent une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. En France, entre 3% et 5% des enfants ne sont pas vaccinés.
Cette comparution n’est pas sans intérêt puisqu’elle a l’avantage de
mettre au jour un vrai débat de société et d’actualité. En début
d’audience l’avocat
du couple déposera en effet une question prioritaire de
constitutionnalité (QPC) sur la libre vaccination. «Ils ne font pas dans
l’anti-vaccin primaire, ils n’appartiennent à aucune structure, aucune
secte. Les vaccins, d’accord, mais sans adjuvants», explique Me Emmanuel
Ludot, leur avocat, qui posera une question prioritaire de
constitutionnalité (QPC) à l’audience. «Je vais très certainement
obtenir la saisine du Conseil constitutionnel pour savoir si l’on peut
imposer un vaccin», a-t-il ajouté. Interrogée ce jeudi matin sur i-Télé
la ministre de la Santé Marisol Touraine a souligné de son côté que «la
vaccination contre la polio, c’est obligatoire. On oublie à quoi servent
les vaccins. La polio a fait une réapparition en Syrie notamment. »
(voir encadré)
Samia et Marc Larère estiment ne pas être des parents irresponsables
ni des illuminés appartenant à un mouvement religieux. Ils ont choisi de
ne pas vacciner leurs deux enfants âgés de 15 mois et 3 ans après
s’être sérieusement documentés sur la vaccination. Et selon eux, les
effets délétères de la vaccination sont plus importants que les
bénéfices. «Des études sérieuses prouvent que les vaccins peuvent rendre
malades nos enfants à cause des adjuvants comme le mercure et
l’aluminium qui sont dangereux», explique Samia Larère.
Des avis très partagés dans le milieu médicalMarc et Samia sont adeptes des médecines douces et mangent bio quand
ils le peuvent. Avec le temps, ils sont devenus très méfiants à l’égard
de la «puissance» des laboratoires pharmaceutiques. Toutefois, en
faisant ce choix, le couple s’est mis hors-la-loi et ne peut scolariser
ses enfants. Leur organisation quotidienne est devenue également
compliquée. Mais «je suis prêt à beaucoup de sacrifices pour ne pas
jouer à la roulette russe avec mes enfants», affirme de son côté Marc,
le père.
Le couple est soutenu par la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations. En France, seuls trois vaccins sont obligatoires : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Des maladies devenues extrêmement rares, avancent les anti-vaccination. Oui, mais en raison d’une vaccination massive, rétorquent les autorités de santé.
Dans le milieu médical, les avis sont partagés. Il y a d’un côté ceux qui défendent âprement le système : «Actuellement, la polio réapparaît dans des pays où elle n’existait plus», constate le professeur Daniel Floret qui dirige le Conseil technique de la vaccination (organisme dépendant du Haut conseil de la santé publique). On sait très bien que si on arrêtait les vaccinations, les maladies réapparaîtraient».
Mais en septembre 2014, le Conseil technique de la vaccination a préconisé la levée de cette obligation. Car certaines épidémies, comme la coqueluche par exemple, sont aujourd’hui beaucoup plus graves et mortelles que la polio ou la diphtérie. La France est un des derniers pays d’Europe de l’Ouest à imposer certains vaccins.
Le couple est soutenu par la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations. En France, seuls trois vaccins sont obligatoires : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Des maladies devenues extrêmement rares, avancent les anti-vaccination. Oui, mais en raison d’une vaccination massive, rétorquent les autorités de santé.
Dans le milieu médical, les avis sont partagés. Il y a d’un côté ceux qui défendent âprement le système : «Actuellement, la polio réapparaît dans des pays où elle n’existait plus», constate le professeur Daniel Floret qui dirige le Conseil technique de la vaccination (organisme dépendant du Haut conseil de la santé publique). On sait très bien que si on arrêtait les vaccinations, les maladies réapparaîtraient».
Mais en septembre 2014, le Conseil technique de la vaccination a préconisé la levée de cette obligation. Car certaines épidémies, comme la coqueluche par exemple, sont aujourd’hui beaucoup plus graves et mortelles que la polio ou la diphtérie. La France est un des derniers pays d’Europe de l’Ouest à imposer certains vaccins.
Touraine préoccupée par la «défiance» envers les vaccins
La ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé jeudi «un appel» pour qu’il n’y ait pas d’arrêt de vaccination en France, se disant préoccupée «par un mouvement de défiance envers les vaccins». La ministre a rappelé sur i-Télé que «les vaccins, c’est absolument fondamental pour éviter les maladies.»«Il y a un mouvement de personnes qui refusent par principe la vaccination au nom de la liberté. La liberté s’arrête là où commence la santé publique et la sécurité de l’ensemble de la population», a déclaré la ministre. «Je lance un appel à ce qu’il n’y ait pas d’arrêt de vaccination, et que l’on ne prenne pas de risque avec sa santé et avec celle de l’ensemble des Français», a-t-elle poursuivi. Concernant la comparution du couple devant la justice, la ministre a rappelé que la vaccination contre la polio était obligatoire. «Je préfère que les affaires puissent se régler autrement que devant la justice», a-t-elle toutefois ajouté. «Il n’y a pas de raison particulière d’avoir des inquiétudes sur ce que l’on appelle les adjuvants, un produit que l’on ajoute dans le vaccin pour permettre son efficacité maximale», a assuré la ministre. «Ce débat sur les adjuvants a pris une importance en France que l’on ne trouve pas dans les autres pays», a-t-elle déploré, rappelant qu’elle avait «lancé une étude pour rassurer, pour faire la transparence sur ces sujets-là car la transparence est la meilleure alliée de la confiance».
La ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé jeudi «un appel» pour qu’il n’y ait pas d’arrêt de vaccination en France, se disant préoccupée «par un mouvement de défiance envers les vaccins». La ministre a rappelé sur i-Télé que «les vaccins, c’est absolument fondamental pour éviter les maladies.»«Il y a un mouvement de personnes qui refusent par principe la vaccination au nom de la liberté. La liberté s’arrête là où commence la santé publique et la sécurité de l’ensemble de la population», a déclaré la ministre. «Je lance un appel à ce qu’il n’y ait pas d’arrêt de vaccination, et que l’on ne prenne pas de risque avec sa santé et avec celle de l’ensemble des Français», a-t-elle poursuivi. Concernant la comparution du couple devant la justice, la ministre a rappelé que la vaccination contre la polio était obligatoire. «Je préfère que les affaires puissent se régler autrement que devant la justice», a-t-elle toutefois ajouté. «Il n’y a pas de raison particulière d’avoir des inquiétudes sur ce que l’on appelle les adjuvants, un produit que l’on ajoute dans le vaccin pour permettre son efficacité maximale», a assuré la ministre. «Ce débat sur les adjuvants a pris une importance en France que l’on ne trouve pas dans les autres pays», a-t-elle déploré, rappelant qu’elle avait «lancé une étude pour rassurer, pour faire la transparence sur ces sujets-là car la transparence est la meilleure alliée de la confiance».