Fondé en 1961, l’Atlantic Council (Conseil de l’Atlantique) se proclame « cercle de réflexion atlantiste influent auprès de l’OTAN« . L’Atlantic Council publie des documents favorables à la coopération transatlantique et internationale. Il déclare encourager ainsi le libre-échange entre les deux continents et, dans une moindre mesure, avec le reste du monde.
Selon sa charte, l’Atlantic Council est, depuis sa création, une
institution non partisane, avec des membres modérés des deux tendances
« gauche et droite ». En dépit de ses connexions, le Conseil se dit
indépendant du gouvernement des États-Unis et de l’OTAN.
A / Qui sont ses intervenants ?
Zbigniew Brzezinski, grand stratège néocon.
Très présent sur ce forum, Zbigniew Brzezinski est le géostratège qui a
conseillé les présidents Jimmy Carter, George W. Bush et Barack Obama.
L’Atlantic Council offre à Zbigniew Brzezinski une tribune permanente,
lui permettant par exemple de rabâcher sans relâche son couplet favori
du moment : « il est dans l’intérêt des Américains que l’Occident arme
l’Ukraine« .
Le fait que le gouvernement de Kiev utilise des groupes
paramilitaires ouvertement néo-nazis comme le bataillon Azov ne gêne
absolument pas cet « accro » à la domination mondiale qui parfois ne
masque même pas ses intentions. En 1998, lors d’une conférence,
Brezinski déclarait : "Le président Ukrainien remercie l’Atlantic
Council et précise qu’il vaincra à l’aide de son soutien."
L’Ukraine constitue l’enjeu essentiel [pour soumettre l’Eurasie] […].
Si l’Occident devait choisir entre une Ukraine démocratique et une
Ukraine indépendante, ce sont les intérêts stratégiques et non des
considérations démocratiques qui devront déterminer notre position. »
Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur en janvier de la même
année (1998), Brzezinski explique « Pourquoi et comment il a financé Ben
Laden en Afghanistan« (https://anticons.wordpress.com/2014...) ou (https://www.youtube.com/watch?v=3pq...)
Une discussion filmée entre deux invités de l’Atlantic Council nous
éclaire davantage : le sénateur démocrate Chris Murphy et le sénateur
républicain John McCain débattent sur le thème du jour « le rôle des
États-Unis dans la sécurité européenne« . Et quand John McCain
s’intéresse à notre sécurité, cela devient vraiment préoccupant.
Rappelons en effet qu’il ne fut pas gêné de s’afficher avec Oleh
Tyahnybok, le néo-nazi ukrainien. Et le même McCain soutenait en 2011
les rebelles de Libye et en 2013 ceux de Syrie. Résultat : Partout les
islamistes sont les nouveaux maîtres de la Libye, et les djihadistes ont
même désormais leur Etat à cheval entre la Syrie et l’Irak.
Anders Fogh Rasmussen est également très présent dans les dossiers et
conférences de l’Atlantic Council. Ancien premier ministre Danois,
Anders Fogh Rasmussen a fortement soutenu dans la « période Bush » la
guerre en Irak de 2003. Rasmussen affirmait « L’Irak a des armes de
destruction massive. Ce n’est pas quelque chose que nous pensons, c’est
quelque chose que nous savons. »
Toutefois une contrevérité, même de ce calibre, ne l’a pas empêché de
devenir le 12ème secrétaire général de l’OTAN (du 1er août 2009 au 1er
octobre 2014).
En Avril 2014, l’ex-maoïste, ex-Premier ministre du Portugal et 11ème
président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’est
déplacé à Washington pour recevoir le Prix du Leadership 2014 de
l’Atlantic Council. Une distinction qui peut s’expliquer par le fait
qu’un an auparavant, Barroso l’ultra-libéral avait relancé le Marché
transatlantique, vaste espace économique, politique et militaire dominé
par les Etats-Unis. Mme Clinton avait qualifié ce projet d’ « OTAN
économique ».
B / A quoi ressemblent les débats organisés par l’Atlantic Council ?
L’une des spécialités de l’Atlantic Council est la mise en place de
tables rondes qui ont actuellement pour objectif de convaincre de la
permanence du leadership des États-Unis dans un monde souvent qualifié
de « post-occidental ».
Prix du meilleur citoyen global, parmi les nominés : Shimon Peres,
président d’Israël ou encore Petro Poroshenko, président d’Ukraine.
Ces rencontres réunissent un panel de représentants des gouvernements
des affaires et de la sphère politico-médiatique. Par exemple :
« Macro-tendances 2030 : les États-Unis pourront-ils rester leader dans
un monde post-occidental ? » Pour animer ce débat, une directrice de la
Fondation Bertelsmann à Washington DC, Annette Heuser, un néocon
historique, Robert Kagan, chef de file des néo-conservateurs et
cofondateur avec William Kristol du think tank « Project for the New
American Century » (PNAC) et, pour parfaire le tout, Moisés Naí,
directeur exécutif du FMI, fabricant de misère comme l’a montré John
Paul Kampfner pour la BBC. Moisés Naím est également chroniqueur pour de
nombreux journaux dont El Pais, The New York Times et Slate en France.
Naím est enfin membre du conseil d’administration de la « Dotation
nationale en faveur de la Démocratie » (NED, National Endowment for
Democracy), une fondation financée par le gouvernement américain. Un des
fondateurs de la NED, Allen Weinstein, expliquait au Washington Post
que « bien des choses qu’ils [à la NED] faisaient maintenant étaient
faites clandestinement par la CIA 25 ans auparavant ».
Autres intervenants sur ce fil de discussion du site de l’Atlantic
Council, cette fois consacré au droit maritime, nous retrouvons entre
autres Leon Panetta, Directeur de la CIA et ancien secrétaire général de
la Maison Blanche sous Bill Clinton, John Negroponte, ambassadeur
américain qui soutenait secrètement les Escadrons de la mort au
Honduras, Bruce Josten de la Chambre de Commerce américaine et enfin
Martin J. Durbin de l’American Petroleum Institute.
De facto ces « dialogues » n’ont rien de démocratique. Il n’y a pas
le moindre débat contradictoire à l’Atlantic Council, seulement des
recherches de convergences d’intérêts entre lobbyistes cumulards qui
partagent des points de vue similaires sur la plupart des questions
d’ordre économique ou géostratégique.
En substance, la préoccupation principale de ces échanges peut se
résumer en deux points :
1. Les Etats-Unis sont en train de perdre leur leadership et tout
doit être mis en oeuvre pour récupérer la première place.
2. Pour y parvenir, il est primordial de favoriser au maximum la
réduction de la réglementation financière sur les sociétés
transnationales.
C / Qui sont les directeurs et les directeurs honorifiques de l’Atlantic Council ?
Parmi un parterre bien choisi de fonctionnaires de l’armée
américaine, d’affairistes ou bien de professionnels des médias, il
semble instructif de dégager quelques personnalités et de relater
certains de leurs faits d’armes qui indéniablement confirment le
caractère cynique et suprémaciste de l’Atlantic Council.
Kissinger, Baker, Albright, Powell, Clinton et Kerry.
Henry Kissinger, pour qui « Les grandes puissances n’ont pas de
principes, seulement des intérêts ». En parfait accord avec sa logique,
alors qu’il était Secrétaire d’Etat, il confessa entre autre à Nixon :
« Aussi désagréables que soient ses actes, le gouvernement de Pinochet
est meilleur pour nous que ne l’était Allende« .
Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat sous Clinton, protégea certains
criminels alliés à l’OTAN durant la guerre de Yougoslavie. Dans la même
période, elle justifia publiquement la mort de 500 000 enfants irakiens
par embargo.
Colin Powell, secrétaire d’Etat de l’administration Bush, prononça à
l’ONU un discours sur les armes de destruction massive en Irak. Les
« preuves » qu’il avançait se sont révélées fausses, mais ce rapport
servit de prétexte à Bush pour envahir l’Irak.
Condoleezza Rice fut aussi secrétaire d’État sous les deux mandats de
George W. Bush. Rice fait également partie de plusieurs conseils
d’administration, dont celui du pétrolier Chevron. En avril 2014, sa
nomination chez l’un des acteurs majeurs du stockage de données en ligne
Dropbox occasionna une polémique.
Wesley Clark, ancien général des Forces armées des États-Unis, fut
chargé de diriger l’opération « Allied Force » (78 jours de
bombardements sur l’ex Yougoslavie). Wesley Clark fut le conseiller
militaire d’Hillary Clinton pour la primaire démocrate de 2008.
H. Kissinger et J. Baker. Malgré leurs 91 et 84 ans, ils restent des éléments-clés de la politique étrangère des USA.
James Baker, chef de cabinet de Reagan, directeur de campagne puis
secrétaire d’état de GH Bush, conseillé juridique de GW Bush pour faire
annuler la victoire d’Al Gore , conseiller du groupe Carlyle et
président d’une commission sur l’Irak, il prôna le maintien des USA en
Irak. Très actif et pro-guerre sur les fronts Syrien et Ukrainien de
l’impérialisme US.
Frank C. Carlucci, ex-directeur de la CIA, deviendra directeur du
Carlyle Group, une société qui unissait par de multiples intérêts les
familles Bush et Ben Laden.
Robert M. Gates, directeur de la CIA lui aussi, deviendra secrétaire à
la Défense des États-Unis sous la présidence de Bush et conservera son
poste sous Obama. Dans les années 1980, il fut impliqué dans le scandale
Iran-Contra.
D / Qui finance l’Atlantic Council ?
« L’Atlantic Council exprime sa gratitude envers les fondations
privées, les agences US et étrangères, les entreprises et les
personnalités qui le soutiennent. Ces soutiens permettent au Conseil de
mettre en oeuvre une propagande de qualité et de produire des analyses
régulières, entérinant par là-même la poursuite de sa mission« .
Atlantic Council Supporters.
Nous pouvons dégager six catégories de pourvoyeurs de fonds :
l’Industrie de l’armement (essentiellement aéronautique et spatiale), le
pétrole et l’énergie, la finance internationale, les médias et la
communication, les Départements d’Etat américains, et les gouvernements.
Quelques uns des sponsors : multinationales de l’armement, de l’énergie, de la finance ou encore des médias…
1 L’industrie de l’armement
Airbus Group, Lagardère et Daimler sont très présents dans le secteur
aéronautique civil et militaire. Safran est un grand groupe industriel
et technologique français très actif sur les marchés civils, militaires
et spatiaux. Thales est spécialisé dans l’aérospatial et la défense.
Avascent est une entreprise au service de la défense et de
l’aéronautique. Sikorsky Aircraft Corporation est un constructeur
américain d’avions et d’hélicoptères. Qineti est une multinationale
britannique spécialisée dans le domaine de la défense. MDPA Missiles
Systèmes est un sous-traitant d’Airbus Group. ATK est une entreprise
américaine jouant un rôle majeur dans les secteurs de l’armement.
Textron est une entreprise américaine du secteur de l’aéronautique et de
la défense, comme Raytheon spécialisée, elle, dans les domaines des
systèmes de défense et l’électronique. ANA All Nippon Airways est une
compagnie aérienne japonaise partenaire à la fois de Boeing et d’Airbus.
Lockheed Martin est la première entreprise américaine et mondiale de
défense et de sécurité. Leidos travaille avec le ministère américain de
la Défense et le constructeur automobile suédois Saab est aussi un
constructeur aéronautique militaire et civil.
2 Le pétrole et l’énergie
Chevron Corporation est la deuxième compagnie pétrolière des
États-Unis. Grupa Lotos SA est une holding pétrolière semi-publique
polonaise. ENI est la société nationale italienne des hydrocarbures.
Areva est une multinationale française du secteur de l’énergie. General
Electric est un conglomérat américano-canadien qui opère aussi dans le
domaine de l’énergie.
3 La finance Internationale
Bank of America, Merrill Lynch sont des banques d’investissement.
Kulczyk Investments SA est une société d’investissement internationale.
Barclays Capital est une banque d’investissement britannique. Blackstone
est une banque d’investissement américaine et un important gestionnaire
de hedgefunds. Intesa Sanpaolo est une banque italienne. MCB est la
quatrième plus grande banque du Pakistan. Nous remarquons encore la
banque Rockefeller Financial (groupe Rockefeller), la Banque Royale du
Canada et Kirkland & Ellis LLP qui est une société internationale
d’avocats d’affaires. Enfin la Deutsche Bank est la plus importante
banque d’affaire allemande.
4 Les médias et la communication
Thomson Reuters est une agence de presse canadienne, Orange Pologne
est le principal opérateur polonais de télécommunications, Bloomberg LP
est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux
professionnels des marchés financiers. Tenir Ihlas est une agence de
nouvelles turque. Bertelsmann est représenté au sein de l’Atlantic
Council par sa « fondation Bertelsmann » connue pour promouvoir les
idées néolibérales. Le groupe allemand Bertelsmann est l’un des premiers
groupes de presse européen. Century Fox est l’une des plus grandes
sociétés de production cinématographique US. IBM est une multinationale
présente dans les domaines liés au matériel informatique et leurs
réseaux et Microsoft est la première entreprise mondiale d’informatique
et de micro-informatique.
5 Les Départements d’Etat américains
Département de l’énergie des USA, Département de l’Armée de l’Air des
USA (US AIR FORCE), Département de la Marine des USA (US NAVY), Conseil
du Renseignement national des USA, Département d’État des USA
(Ministère des Affaires étrangères).
6 Les gouvernements
Canada – Commission européenne – Emirats Arabes Unis – Estonie –
Géorgie – Grande-Bretagne – Hongrie – Irlande du Nord – Koweït –
Lettonie – Lituanie – Luxembourg – Macédoine-Monténégro – République
slovaque – République tchèque – Singapour – Taipei.
E / L’Atlantic Council en France
1 Nicholas Dungan, un homme d’influence
Dugan, sur les plateaux de France24 et BFM, présenté comme « expert »
des USA à l’IRIS. Nicholas Dungan est le principal représentant de
l’Atlantic Council sur les plateaux de la télévision française. En 2013,
l’employé de la CIA et de la NSA, Edward Snowden, révèle que les
services secrets américains espionnent les Européens dans des
proportions considérables, un dossier très embarrassant pour les
États-Unis qui s’apprêtent à ouvrir les négociations sur le traité de
libre échange avec l’UE. Sur France 24, Dungan revient sur les
révélations de Snowden. Si dans un premier temps il souligne l’aspect
néfaste de cette affaire en termes d’image, très vite il fustige la
démarche de Snowden en affirmant que celui-ci a violé la loi et il
invoque la lutte contre le terrorisme pour minimiser l’attitude
étasunienne. En fait, il nous ressert un argument qui, aujourd’hui
encore chargé d’émotion, se suffit à lui-même mais qui, avant tout,
permet de se débarrasser des questions embarrassantes : « Il faut
comprendre qu’aux États-Unis, on ne s’est par remis des attentats du 11
septembre 2001. » (Les Etats-Unis n’ont jamais cessé d’espionner la
France). Dungan conclura son intervention en affirmant que l’ensemble
des pays européens veulent ce traité de libre échange… Rappelons qu’en
2014, année des élections européennes, 55 % des Français n’ont jamais
entendu parler de ce traité.
Le politologue Nicolas Dungan est membre de la Chatham House, une
société savante britannique ultra droitière qui accueille des
conférenciers influents : Christine Lagarde, Madeleine Albright, Ellen
Johnson Sirleaf, Abdullah Gül, Anders Fogh Rasmussen, Herman Van Rompuy…
Nicholas Dungan est également Conseiller spécial à l’IRIS qui est
dirigé par le journaliste Pascal Boniface, mais surtout Nicholas Dungan
est un ex-Président de la French American Foundation, un Cheval de Troie
du libéralisme américain dans la société française qui compte parmi ses
anciens disciples, communément appelés « Young Leaders », une
ribambelle de journalistes et de personnages politiques français de
droite comme de gauche.
2 Les parutions de l’Atlantic Council influencent-elles les opinions françaises ?
Cliquez pour voir des exemples d’informations distillées par l’Atlantic Council dans les médias français.
Avec le temps, l’Atlantic Council s’est imposé dans les médias
français comme une référence en matière d’économie et de politique
internationale. Aussi, il est très courant que des journaux tels que Le
Monde, Le Point ou Le Figaro utilisent les analyses de l’Atlantic
Council. Et même davantage : il y a une véritable « interaction » entre
la presse occidentale et l’Atlantic Council qui à son tour reprend les
chroniques du Monde, du Figaro mais aussi du quotidien économique et
financier britannique Financial Times, ou encore de l’hebdomadaire
néoconservateur The Weekly Standard. Finalement, dans sa grande
majorité, la presse de masse française a un lien direct avec l’Atlantic
Council qui peut poursuivre ainsi sans trop d’embarras son entreprise à
marche forcée d’ « OTANisation des esprits ».
L’Atlantic Council, qui a également pour vocation d’influer par une
orientation des débats et discours toujours favorable aux intérêts
américains, dispose depuis 2008 de son propre réseau de « jeunes
leaders ». En 2009, l’Atlantic Council organisa à Strasbourg une
conférence des jeunes atlantistes. A l’ordre du jour « comment inculquer
la paix et la sécurité dans le monde ? » Difficile de faire plus
grotesque quand on sait que le discours d’ouverture fut prononcé par…
Bernard-Henri Lévy, le « philosophe » va-t-en-guerre qui sponsorise une
nouvelle guerre « humanitaire » ou « démocratique » tous les six mois.
Enfin l’Atlantic Council distille un nombre considérable de rapports
qui très fréquemment servent de supports techniques à certaines
institutions françaises comme par exemple le Consulat Général de France,
ou bien l’Etat-major des armées, ou encore l’Institut de Recherche
Stratégique de l’École Militaire.
Conclusion
L’Atlantic Council est un lobby qui regroupe en son sein une
multitude d’anciens secrétaires d’Etat américains et il entretient des
liens étroits avec l’Etat américain. L’Atlantic Council est financé par
des Etats et des multinationales qui engrangent des bénéfices colossaux
dans les secteurs liés directement ou indirectement à la guerre.
Véritable bélier au service des guerres sous faux prétextes,
(Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye), l’Atlantic Council est la
représentation parfaite du réseau de propagande efficace et moderne qui
réunit les plus hauts niveaux des différents pouvoirs (politiques,
médiatiques, financiers, administratifs et militaires). L’OTAN possède
avec l’Atlantic Council un outil idéal pouvant convaincre du bien-fondé
de ses actions un public très large du fait des différentes apparences
de ses mandataires. Ces propagandistes ont un autre avantage, celui de
communiquer sans jamais avoir en face le moindre contradicteur.
Il s’agit du 1er article d’une série de quatre billets sur l’OTAN