Nous vous
faisions part dernièrement de l’analyse des Éconoclastes concernant la
bulle financière créée par la spéculation sur le gaz de schiste. Et
bien, c’est confirmé. D’autres analystes font à peu près la même
analyse sur le blog « Les Echos »..
De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs
Nous sommes plus que jamais dans une zone de fortes turbulences qui pourrait conduire l’économie mondiale à l’effondrement.
La question reste : QUAND ?
Bientôt. Demain ou début 2015.. C’est imminent répondent certains.
Deux lieux communs s’appliquent parfaitement à la situation :
« Le pire n’est jamais certain et mieux vaut prévoir que guérir.. «
Alors, que faire individuellement pour limiter les effets immédiats d’un krach économique ?
Des petits conseils de bons sens :
1) Ne pas laisser vos réserves de liquidité à la banque.
Sortez tranquillement le maximum de monnaie, par petits bouts si
nécessaire. Lorsque les banques vont fermer, pour cause de faillite, ou
même momentanément pour les autres, vous n’aurez plus accès à votre argent !
2) Il est encore temps :
achetez des pièces d’or et d’argent. Elles resteront négociables quoi
qu’il arrive. Le papier monnaie en revanche risque, à terme, d’être
tout juste bon à équiper vos WC
Toute la machine risque de se
gripper au moins quelques jours… Soyez prévoyant pour tout ce qui touche
à la base de la vie quotidienne : nourriture, chaleur, éclairage,
transport, tabac pour les fumeurs, (pas la peine d’ajouter du stress au
stress…)
3) Faites des réserves de
produits de base et surtout de tous ceux qui vous sont particulièrement
indispensables pour des raisons de problème de santé. (médicaments,
régimes, allergies, petite enfance etc…)
Quand il y a panique, les
supermarchés sont vidés en quelques jours, d’autant qu’il fonctionnent
pour la plupart à flux tendu. Pensez à l’eau !
4) C’est paraît-il interdit,
mais si vous pouvez, ayez du carburant en stock, ça risque d’être
l’affolement aux pompes et si vous envisagez une solution de repli,
mieux vaut avoir de quoi atteindre son but.
5) Gardez votre calme. La panique trouble l’entendement, empêche de réfléchir sainement et fait parfois faire des bêtises…
6) Ne jetez plus votre superflu. Ce qui vous est devenu inutile pourrait servir à d’autres en cas de crise. Pensez-y.
Enfin, disons-nous qu’un grand
reset général est impossible sans dégâts et que ceux-ci sont nécessaires
pour une prise de conscience générale. Nous voulons nous libérer de ce
système pourri jusqu’à la moëlle ? Alors, il faut être cohérent et
accepter de le lâcher.
Galadriel
Pour détendre l’atmosphère,
voici en exemple les mesures prises par l’archipel des Vuanutu après la
crise de 1998 qui avait fortement touché la région Asie-Pacifique :
Pour parer à un krach bancaire, le Vanuatu a retrouvé ses monnaies anciennes
Lorsque
l’on est un tout petit pays du Pacifique comme le Vanuatu, un archipel
aux îles fragiles, la hantise d’un krach bancaire mondial est bien
présente. On préfère alors ne pas attendre que Lehman Brothers, Merill
Lynch et consorts plongent et entraînent avec eux la planète pour
prendre les devants et inventer d’autres manière de se développer que
celles venues de l’Occident.Le Vanuatu, c’est là que se trouve Santo,
cette grande île qui a été le théâtre en 2006 d’une vaste opération de
recherche sur la biodiversité.Cet archipel qui compte 80 îles — et qui était autrefois une colonie franco-britannique sous le nom de Nouvelles-Hébrides, jusqu’à son indépendance en 1980 — n’est pas seulement une des réserves de biosphère la plus riche du monde, c’est aussi un pays, petit et pauvre certes, mais très innovant.Après la crise de 1998 qui a fortement touché l’Asie et le Pacifique, certains responsables culturels et politiques ont cherché comment se prémunir de nouvelles tourmentes dont ils savaient qu’elles étaient imminentes. D’autant qu’une vingtaine d’années de tentative de « développement » selon les normes occidentales, ont surtout aboutit à la croissance du chômage et de la délinquance, à l’expansion des bidonvilles dans la capitale, Port-Vila.
Alors, bien avant les tempêtes financières de cette rentrée, le
gouvernement a mis en place un projet économique tout à fait original.
En partant de l’idée qu’il fallait trouver une harmonie entre les
valeurs traditionnelles, les systèmes d’échanges qui fondent la société
et l’économie occidentale.
L’impulsion est venue de Ralph Regenvanu. Ralph a été le premier
anthropologue du Vanuatu. Egalement peintre et ancien directeur du
Vanuatu Cultural Center, il est maintenant, à 37 ans, élu indépendant à
l’Assemblée, avec le désir de lutter contre la corruption, de participer
à la protection du patrimoine culturel de son pays et de manière
générale des petits états insulaires.
Il a convaincu son gouvernement qui a décidé d’engager une totale révolution à différents niveaux.
Il a convaincu son gouvernement qui a décidé d’engager une totale révolution à différents niveaux.
Un
des aspects forts de cette réinvention de l’identité, dans ce pays ou
les échanges sont un fondement de la vie sociale et rituelle, c’est le
retour aux « monnaies » traditionnelles —
les anciens objets d’échange —, en coquillage, en cochon ou en nattes.
Des objets chargés d’une grande valeur, garants de relations
harmonieuses.
Ces monnaies coexistent maintenant à côté de la monnaie papier
destinée aux biens de type occidentaux, comme un camion, ou l’hôpital.
Elles servent à payer tout ce qui est « coutumier » et ont permis de
relancer les anciens centres de fabrication (pour celles qui sont
composées de coquillage très travaillés). On peut même payer sa carte
d’adhésion à la bibliothèque publique de Port-Vila avec une natte — les
fines vanneries de pandanus, colorées ou naturelles sont créées par les
femmes, principalement sur l’île de Pentecôte.
La transmission de connaissances traditionnelles et coutumières est
également intégrée dans les programmes scolaires. D’un point de vue très
pragmatique, des moteurs de voiture qui fonctionnent avec du coprah
issu de la noix de coco remplacent de plus en plus les moteurs à
essence.
Soutenu par l’Unesco, cet ambitieux projet a donné lieu à un plan stratégique de développement « Vanuatu National Self Reliance Strategy 2020 ».
On peut en découvrir certaines facettes sur le site du Centre culturel du Vanuatu, (à la rubrique « traditional ressource management » ). Il a déjà donné de l’espoir à d’autres pays du pacifique, la promesse que d’autres voies sont possibles.
Soutenu par l’Unesco, cet ambitieux projet a donné lieu à un plan stratégique de développement « Vanuatu National Self Reliance Strategy 2020 ».
On peut en découvrir certaines facettes sur le site du Centre culturel du Vanuatu, (à la rubrique « traditional ressource management » ). Il a déjà donné de l’espoir à d’autres pays du pacifique, la promesse que d’autres voies sont possibles.
