mercredi 3 juin 2015

Congrès des Républicains : ce que les caméras du parti n’ont pas montré (news360)

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Pour le lancement des Républicains, le congrès de samedi devait répondre à deux mots d’ordre : « sobriété » – scandale Bygmalion oblige – et « unité » – primaire oblige. Question image : les organisateurs avaient donc tout prévu. C’est le parti qui a fourni les images officielles de l’événement aux chaînes de télévision. Un bon moyen d’éviter de montrer ce qui n’était pas dans la ligne politique du mouvement ? L’œil du 20h était là pour le vérifier.
Huées et chaises vides
Si Nicolas Sarkozy a prôné le rassemblement, tous les militants ne semblaient pas du même avis. Certains ont par exemple ostensiblement hué l’ancien Premier ministre François Fillon, allant jusqu’à le qualifier de “traître ». Des mouvements d’humeur qui ont échappé aux caméras de l’ex-UMP…
Autre problème pour les Républicains, la foule de militants était plus clairsemée que prévu. Mais là encore, la réalisation maison du congrès des Républicains n’a montré que ce qu’elle voulait. En réalité, le fond de la salle était complètement vide, tout comme l’énorme tente en extérieur sous laquelle étaient diffusés les discours des ténors des Républicains.

lundi 1 juin 2015

Société Générale: entretien avec Jérôme Kerviel par Karl Zéro (news360)

Loi renseignement : un système concentrationnaire virtuel menaçant la démocratie et la vie privée (news360)

SCOOP : plainte contre toutes les banques islandaises pour faux-monnayage ! (news 360)

SCOOP : plainte contre toutes les banques islandaises pour faux-monnayage !

 
La « Homes Association of Iceland » (Association d’intérêt public pour la protection des droits des ménages islandais) a annoncé le dépôt d’une plainte contre tous les dirigeants de toutes les banques d’Islande, pour fabrication de fausse monnaie !
À l’origine de cette plainte se trouve un récent rapport sur le système monétaire, rédigé par le membre du parlement islandais M. Frosti Sigurjónsson, et commandé par le bureau du Premier ministre islandais. Le rapport indique très clairement que les banques créent en effet de la monnaie nouvelle quand elles émettent des prêts qui deviennent de nouveaux dépôts, ce qui augmente la masse monétaire déjà en circulation.
Ce type de création monétaire est clairement en opposition avec le droit exclusif de la Banque Centrale d’Islande d’émettre des billets et des pièces ou toute monnaie équivalente destinée à circuler comme monnaie légale.
Par conséquent, il est inévitable de considérer que la création de monnaie électronique par les banques constitue effectivement de la fabrication de fausse monnaie telle que définie par l’article 150 du Code pénal général n ° 19/1940.
La Homes Association souhaite également saluer le rapport sur le système monétaire rédigé par le député Frosti Sigurjónsson, car il démontre clairement comment le système bancaire des réserves fractionnaires a fait beaucoup de tort aux ménages islandais et à l’économie nationale.
La Homes Association encourage chacun à lire ce rapport et à soutenir ses propositions de réforme monétaire. Pour que le système monétaire serve l’intérêt public, il est extrêmement important de faire des réformes de fond.
L’article 150 du Code pénal général n ° 19/1940 stipule que :
« Toute personne qui crée de la fausse monnaie dans le but de la mettre en circulation comme monnaie légale ou toute personne qui acquiert de la fausse monnaie pour lui-même ou d’autres personnes dans le même dessein, sera soumise à une peine d’emprisonnement de 12 ans maximum.
Dans le cas où la contrefaçon a été effectuée de manière à réduire la valeur spécifique de la monnaie légale, la sanction consistera en une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 4 ans. »
Ce deuxième alinéa est tout à fait remarquable. Les banques provoquent en effet de l’inflation quand elles émettent trop de crédit. Et l’inflation réduit la valeur de la monnaie légale.
Source : http://www.positivemoney.org/2015/05/charges-icelandic-banks-money-counterfeiting/
Le rapport de M. Frosti Sigurjónsson : https://www.positivemoney.org/wp-content/uploads/2015/04/monetary-reform-Iceland.pdf
L’article du Code Pénal Islandais : http://eng.innanrikisraduneyti.is/laws-and-regulations/nr/1145

L’Art d’ignorer les pauvres, par John K. Galbraith (Les crises)

L’Art d’ignorer les pauvres, par John K. Galbraith    
John Kenneth Galbraith (1908-2006) est un des rares économistes très critiques à l’égard du système économique à avoir eu une certaine influence de son vivant. Il a notamment été le conseiller de trois présidents américains : F. D. Roosevelt, J. F. Kennedy et L. B. Johnson.
John Kenneth GalbraithChaque catastrophe ” naturelle ” révèle, s’il en était besoin, l’extrême fragilité des classes populaires, dont la vie comme la survie se trouvent dévaluées. Pis, la compassion pour les pauvres, affichée au coup par coup, masque mal que de tout temps des penseurs ont cherché à justifier la misère – en culpabilisant au besoin ses victimes – et à rejeter toute politique sérieuse pour l’éradiquer.
Je voudrais livrer ici quelques réflexions sur l’un des plus anciens exercices humains : le processus par lequel, au fil des années, et même au cours des siècles, nous avons entrepris de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet des pauvres. Pauvres et riches ont toujours vécu côte à côte, toujours inconfortablement, parfois de manière périlleuse. Plutarque affirmait que ” le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques “. Les problèmes résultant de cette coexistence, et particulièrement celui de la justification de la bonne fortune de quelques-uns face à la mauvaise fortune des autres, sont une préoccupation intellectuelle de tous les temps. Ils continuent de l’être aujourd’hui.
Il faut commencer par la solution proposée par la Bible : les pauvres souffrent en ce bas monde, mais ils seront magnifiquement récompensés dans l’autre. Cette solution admirable permet aux riches de jouir de leur richesse tout en enviant les pauvres pour leur félicité dans l’au-delà.
Bien plus tard, dans les vingt ou trente années qui suivirent la publication, en 1776, des Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations – à l’aube de la révolution industrielle en Angleterre -, le problème et sa solution commencèrent à prendre leur forme moderne. Un quasi-contemporain d’Adam Smith, Jeremy Bentham (1748-1832), inventa une formule qui eut une influence extraordinaire sur la pensée britannique et aussi, dans une certaine mesure, sur la pensée américaine pendant cinquante ans : l’utilitarisme. ” Par principe d’utilité, écrivit Bentham en 1789, il faut entendre le principe qui approuve ou désapprouve quelque action que ce soit en fonction de sa tendance à augmenter ou diminuer le bonheur de la partie dont l’intérêt est en jeu. ” La vertu est, et même doit être, autocentrée. Le problème social de la coexistence d’un petit nombre de riches et d’un grand nombre de pauvres était réglé dès lors que l’on parvenait ” au plus grand bien pour le plus grand nombre “. La société faisait de son mieux pour le maximum de personnes, et il fallait accepter que le résultat soit malheureusement très déplaisant à l’encontre de ceux, très nombreux, pour lesquels le bonheur n’était pas au rendez-vous.
En 1830, une nouvelle formule, toujours d’actualité, fut proposée pour évacuer la pauvreté de la conscience publique. Elle est associée aux noms du financier David Ricardo (1772-1823) et du pasteur anglican thomas Robert Malthus (1766-1834) : si les pauvres sont pauvres, c’est leur faute – cela tient à leur fécondité excessive. Leur intempérance sexuelle les a conduits à proliférer jusqu’aux limites des ressources disponibles. Pour le malthusianisme, la pauvreté ayant sa cause dans le lit, les riches ne sont pas responsables de sa création ou de sa diminution.
Au milieu du XIX e siècle, une autre forme de déni connut un grand succès, particulièrement aux États-Unis : le ” darwinisme social “, associé au nom de Herbert Spencer (1820-1903). Pour ce dernier, dans la vie économique comme dans le développement biologique, la règle suprême était la survie des plus aptes, expression que l’on prête à tort à Charles Darwin (1809-1882). L’élimination des pauvres est le moyen utilisé par la nature pour améliorer la race. La qualité de la famille humaine sort renforcée de la disparition des faibles et des déshérités.
L’un des plus notables porte-parole américains du darwinisme social fut John D. Rockefeller, le premier de la dynastie, qui déclara dans un discours célèbre : ” La variété de rose “American Beauty” ne peut être produite dans la splendeur et le parfum qui enthousiasment celui qui la contemple qu’en sacrifiant les premiers bourgeons poussant autour d’elle. Il en va de même dans la vie économique. Ce n’est là que l’application d’une loi de la nature et d’une loi de Dieu. ”
Au cours du XX e siècle, le darwinisme social en vint à être considéré comme un peu trop cruel : sa popularité déclina et, quand on y fit référence, ce fut généralement pour le condamner. Lui succéda un déni plus amorphe de la pauvreté, associé aux présidents Calvin Coolidge (1923-1929) et Herbert Hoover (1929-1933). Pour eux, toute aide publique aux pauvres faisait obstacle au fonctionnement efficace de l’économie. Elle était même incompatible avec un projet économique qui avait si bien servi la plupart des gens. Cette idée qu’il est économiquement dommageable d’aider les pauvres reste présente. Et, au cours de ces dernières années, la recherche de la meilleure manière d’évacuer toute mauvaise conscience au sujet des pauvres est devenue une préoccupation philosophique, littéraire et rhétorique de première importance. C’est aussi une entreprise non dépourvue d’intérêt économique.
Des quatre ou peut-être cinq méthodes en cours pour garder bonne conscience en la matière, la première est le produit d’un fait incontestable : la plupart des initiatives à prendre en faveur des pauvres relèvent, d’une manière ou d’une autre, de l’État. On fait alors valoir qu’il est par nature incompétent, sauf quand il s’agit de gérer le Pentagone et de passer des marchés publics avec des firmes d’armements. Puisqu’il est à la fois incompétent et inefficace, on ne saurait lui demander de se porter au secours des pauvres : il ne ferait que mettre davantage de pagaille et aggraverait encore leur sort.
Un mécanisme de déni psychologique
John Kenneth GalbraithNous vivons une époque où les allégations d’incompétence publique vont de pair avec une condamnation générale des fonctionnaires, à l’exception, on ne le dira jamais assez, de ceux travaillant pour la défense nationale. La seule forme de discrimination toujours autorisée – pour être plus précis, encore encouragée – aux États-Unis est la discrimination à l’endroit des employés du gouvernement fédéral, en particulier dans les activités relevant de la protection sociale. Nous avons de grandes bureaucraties d’entreprises privées, regorgeant de bureaucrates d’entreprise, mais ces gens-là sont bons. La bureaucratie publique et les fonctionnaires sont mauvais.
En fait, les États-Unis disposent d’une fonction publique de qualité, servie par des agents compétents et dévoués, honnêtes dans leur quasi-totalité, et peu enclins à se laisser surfacturer des clés à molette, des ampoules électriques, des machines à café et des sièges de toilettes par les fournisseurs. Curieusement, quand de telles turpitudes se produisirent, ce fut au Pentagone… Nous avons presque éliminé la pauvreté chez les personnes âgées, grandement démocratisé l’accès à la santé et aux soins, garanti aux minorités l’exercice de leurs droits civiques, et beaucoup fait pour l’égalité des chances en matière d’éducation. Voilà un bilan remarquable pour des gens réputés incompétents et inefficaces. Force est donc de constater que la condamnation actuelle de toute action et administration gouvernementales est en réalité l’un des éléments d’un dessein plus vaste : refuser toute responsabilité à l’égard des pauvres.
La deuxième méthode s’inscrivant dans cette grande tradition séculaire consiste à expliquer que toute forme d’aide publique aux indigents serait un très mauvais service à leur rendre. Elle détruit leur moral. Elle les détourne d’un emploi bien rémunéré. Elle brise les couples, puisque les épouses peuvent solliciter des aides sociales pour elles-mêmes et leurs enfants, une fois qu’elles se retrouvent sans mari. Il n’existe absolument aucune preuve que ces dommages soient supérieurs à ceux qu’entraînerait la suppression des soutiens publics. Pourtant, l’argument selon lequel ils nuisent gravement aux déshérités est constamment ressassé, et, plus grave, cru. C’est sans doute la plus influente de nos fantasmagories.
Troisième méthode, liée à la précédente, pour se laver les mains du sort des pauvres : affirmer que les aides publiques ont un effet négatif sur l’incitation à travailler. Elles opèrent un transfert de revenus des actifs vers les oisifs et autres bons à rien, et, de ce fait, découragent les efforts de ces actifs et encouragent le désœuvrement des paresseux. L’économie dite de l’offre est la manifestation moderne de cette thèse. Elle soutient que, aux États-Unis, les riches ne travaillent pas parce que l’impôt prélève une trop grande part de leurs revenus. Donc, en prenant l’argent des pauvres et en le donnant aux riches, nous stimulons l’effort et, partant, l’économie. Mais qui peut croire que la grande masse des pauvres préfère l’assistance publique à un bon emploi ? Ou que les cadres dirigeants des grandes entreprises – personnages emblématiques de notre époque – passent leur temps à se tourner les pouces au motif qu’ils ne sont pas assez payés ? Voilà une accusation scandaleuse contre le dirigeant d’entreprise américain, qui, de notoriété publique, travaille dur.
La quatrième technique permettant de se soulager la conscience est de mettre en évidence les effets négatifs qu’une confiscation de leurs responsabilités aurait sur la liberté des pauvres. La liberté, c’est le droit de dépenser à sa guise, et de voir l’État prélever et dépenser le minimum de nos revenus. Ici encore, le budget de la défense nationale mis à part. Pour reprendre les propos définitifs du professeur Milton Friedman (1), ” les gens doivent être libres de choisir “.
C’est sans doute la plus révélatrice de toutes les arguties, car quand il s’agit des pauvres, on n’établit plus aucune relation entre leurs revenus et leur liberté. (Le professeur Friedman constitue une fois de plus une exception car, par le biais de l’” impôt négatif “, qu’il recommande, il garantirait un revenu universel minimum.) Chacun conviendra pourtant qu’il n’existe pas de forme d’oppression plus aiguë, pas de hantise plus continue que celles de l’individu qui n’a plus un sou en poche. On entend beaucoup parler des atteintes à la liberté des plus aisés quand leurs revenus sont diminués par les impôts, mais on n’entend jamais parler de l’extraordinaire augmentation de la liberté des pauvres quand ils ont un peu d’argent à dépenser. Les limitations qu’impose la fiscalité à la liberté des riches sont néanmoins bien peu de chose en regard du surcroît de liberté apporté aux pauvres quand on leur fournit un revenu.
John Kenneth GalbraithEnfin, quand tous les raisonnements précédents ne suffisent plus, il reste le déni psychologique. Il s’agit d’une tendance psychique qui, par des biais variés, nous conduit par exemple à éviter de penser à la mort. Elle amène beaucoup de gens à éviter de penser à la course aux armements, et donc à la ruée vers la probable extinction de l’humanité. Le même mécanisme est à l’œuvre pour s’épargner de penser aux pauvres, qu’ils soient en Ethiopie, dans le sud du Bronx ou à Los Angeles. Concentrez-vous sur quelque chose de plus agréable, nous conseille-t-on alors.
Telles sont les méthodes auxquelles nous avons recours pour éviter de nous préoccuper du sort des pauvres. Toutes, sauf peut-être la dernière, témoignent d’une grande inventivité dans la lignée de Bentham, Malthus et Spencer. La compassion, assortie d’un effort de la puissance publique, est la moins confortable et la moins commode des règles de comportement et d’action à notre époque. Mais elle reste la seule compatible avec une vie vraiment civilisée. Elle est aussi, en fin de compte, la règle la plus authentiquement conservatrice. Nul paradoxe à cela. Le mécontentement social et les conséquences qu’il peut entraîner ne viendront pas de gens satisfaits. Dans la mesure où nous pourrons rendre le contentement aussi universel que possible, nous préserverons et renforcerons la tranquillité sociale et politique. N’est-ce pas là ce à quoi les conservateurs devraient aspirer avant tout ?
John Kenneth GALBRAITH, 1985
(Ce texte a été publié pour la première fois dans le numéro de novembre 1985 de Harper’s Magazine.)

 

Annie Lacroix-Riz : La Pologne dans la stratégie extérieure de la France (1938-1939) (Les crises)

Annie Lacroix-Riz : La Pologne dans la stratégie extérieure de la France (1938-1939)

Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), élève de Pierre Vilar, est agrégée d’histoire, docteur-ès-Lettres, et professeur d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot. (voir son site ici)
Elle est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Ses travaux portent sur l’histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la période de la Collaboration dans l’Europe occupée par les nazis, sur les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste.
Ses principaux livres sont :
  • Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre Froide (1914-1955),
  • Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy
  • L’Histoire contemporaine sous influence
  • Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930
  • De Munich à Vichy : L’assassinat de la Troisième République (1938-1940)
  • L’intégration européenne de la France : La tutelle de l’Allemagne et des États-Unis
  • Aux origines du carcan européen (1900–1960)
Elle traite ici du rôle de la Pologne dans la stratégie extérieure de la France :


 

Philosophie : L'apparition de la tyrannie décrite par Platon (sott)

Philosophie : L'apparition de la tyrannie décrite par Platon
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D'une actualité brûlante ! Voici ce qu'écrivait Platon (1) dans sa « République » sur le glissement de la démocratie vers la tyrannie et le processus corrupteur du pouvoir.

LA NAISSANCE DE LA TYRANNIE CHEZ PLATON

J'aimerais ici rappeler comme la « tyrannie « apparaît pour Platon dans la République.

Ce dernier attribue la « naissance » du despotisme à une transformation dans l'esprit même de l'homme démocratique - ivre de désirs et d'égalitarisme- qui finit par confier le pouvoir à des individus qui en viendront à le gouverner et le rendre esclaves .

En effet, née en vue de l'égalité, la démocratie transforme rapidement ce projet en une « ivresse » égalitariste. Elle favorise l'émergence d'un homme démocratique, « bigarré » et qui ne sait plus « hiérarchiser » ses désirs. Elle installe une société qui égalise toutes les valeurs en ignorant les êtres d'exception et de valeur. Celle-ci crée alors, à son insu, un véritable esclavage : celui du désir. Et dès lors, indique Platon « l'excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude et dans l'individu et dans l'Etat » . (1)

Ce désir incontrôlé finit par faire peur aux riches qui craignent un nouvelle révolution. Ils prennent la parole devant le peuple et décident d'employer «tous les moyens qui seront en leur pouvoir » afin de gouverner celui-ci et le dominer en l'abusant, en lui faisant progressivement perdre tout sens critique. Dès lors, affaibli intellectuellement - ou par d'autres biais- incapable de bon jugement « le peuple finira par prendre l'habitude de mettre à sa tête un homme dont il nourrit et accroît la puissance» (2).

Cet oligarque finira par s'enivrer peu à peu de son pouvoir. Dans les premiers jours de son pouvoir, il flattera les pauvres et les riches. Mais très rapidement, tel un loup, il ne saura « s'abstenir du sang des hommes de sa tribu...Les accusant injustement et les traitant devant les tribunaux...Il fomentera alors une sédition contre les riches » (3) pour réduire leurs pouvoirs. Ceux-ci, finalement alertés, chercheront à comploter afin de le faire disparaître. Mais ce dernier décidera de s'entourer d'une garde rapprochée puis s'octroyer le pouvoir absolu et se protéger.

En fait, le tyran, nous rappelle Platon : « dans les premiers jours, sourira et fera bon accueil à tous ceux qu'il rencontrera, déclarera qu'il n'est pas un tyran, promettra beaucoup et en particulier en public, remettra des dettes, partagera des terres au peuple et à ses favoris, affectera d'être doux et affable envers tous...Mais ensuite il suscitera des guerres pour que le peuple ait besoin de guerres...et pour que les citoyens appauvris par les impôts soient obligés de songer à leurs besoins quotidiens et conspirent moins contre lui....ou pour que certains, qui ont l'esprit trop libre pour lui permettre de commander, puisse se faire tuer en étant livré aux coups de l'ennemi ». (4).

Il se comportera alors comme le mauvais médecin car alors que le bon fait « disparaître ce qu'il y a de mauvais en laissant ce qu'il y a de bon : lui fera le contraire ». (5) . Il videra peu à peu la cité de ses meilleurs éléments, pour mettre au contraire en évidence ceux qui sont de piètre qualité morale et intellectuelle.

(1) République (564a).

(2) République (565d).

(3) République (565d)

(4) République (566d-567c).

(5) République 567 c.

L'élimination de l'argent papier sera à la table des discussions lors d'une grande conférence à Londres au mois de mai (fawkes)


 











L'analyste financier de renom Martin Armstrong a été informé d'une réunion secrète ou les banques centrales vont évoquer la possibilité de l'élimination de l'argent papier nous amenant progressivement vers le totalitarisme financier le plus total. Voici un extrait d'un article sur son site qui évoque cette réunion au mois de mai (The New Age of Economic Totalitarianism & the London Meeting to End Currency).


"La fin est proche, elle est clairement en vue. C'est tellement choquant que nous devons nous frotter les yeux pour nous assurer que nous sommes encore éveillés. À la fin du mois de mai, le sujet de l'élimination de l'argent papier sera officiellement sur la table des discussions lors d'une grande conférence à Londres. Les partisans de la mise en place effective de la fin de notre liberté économique en vue d'un nouvel ordre économique mondial basé sur le totalitarisme économique où nous ne serons plus en mesure d'acheter ou de vendre quoi que ce soit de façon anonyme avec de l'argent de papier auront leur mot à dire à Londres - à savoir Rogoff (Ndt: économiste américain et ancien chef du FMI) et Buiter (Ndt: économiste en chef de Citygroup). Lors de cette réunion, il y aura la participation des banques centrales de la Suisse, du Danemark, de l'Euroland, et des États-Unis. Non, je ne suis pas invité, car je ne suis pas en accord avec la vision totalitaire économique de Rogoff et Buiter. Le but de cette réunion est de créer une solution à la situation d'urgence économique anticipée par l'ECM (Ndt: Economic Confidence Model, une théorie élaborée par Armstrong).
De toute évidence, en coulisse semble se préparer pour la première fois un ralentissement économique à venir. Cependant, la possibilité d'une crise financière très sévère pour cette automne semble être sur la table, elle-même désormais largement acceptée comme inévitable. Il y a évidemment une menace grave concernant la possibilité d'une panique bancaire mondiale à cause de la structure défectueuse de l'euro et l'absence d'une dette consolidée dès le départ. Les réserves des banques européennes manquent d'un statut unique, et alors que les Etats membres sont dans l'impasse, il en sera de même du système bancaire. Cela pourrait déborder vers une crise mondiale lorsque les gens verront que les banques sont en faillites en Europe et que les gens prudents commencent à retirer de l'argent en Amérique du Nord comme mesure de précaution provoquant un effet de contagion."
L’automne 2015 marquera un point décisif (extraits provenant de cette interview)

Selon Armstrong, des agitations civiles et des émeutes devraient éclater partout dans le monde – La Fed fera grimper les taux en raison des pressions exercées par le Congrès et les médias – D’ici à 2020, le coût du remboursement de la dette des Etats-Unis surpassera les dépenses militaires – Les banques européennes s’effondreront, et les rues se transformeront en un véritable bain de sang – La hausse des taux d’intérêt dévastera les marchés émergents qui ont émis de la dette en dollars – L’or devrait plafonner à 5.000 dollars par once - Selon Armstrong, nous devrions dès aujourd’hui diversifier et investir sur des pièces d’or avec lesquelles le public est familier, telles que les pièces d’or de vingt dollars – « Votre portefeuille doit inclure toutes sortes d’actifs… dont de l’or physique »

Martin Armstrong, analyste financier de renom, a récemment déclaré que l’or « plafonnera certainement à 5.000 dollars par once, parce que les gens perdront confiance en leur gouvernement ». Nous devrions bientôt voir éclater des guerres civiles à l’échelle planétaire – dès l’automne de cette année.
Lors d’un entretien très intéressant avec Greg Hunter, de chez USAWatchdog.com, Armstrong explique ceci :
« Le prix de l’or grimpe lorsque les gens perdent confiance en leur gouvernement. Cela n’a rien à voir avec l’inflation. Quand les gens commencent à se demander si le gouvernement pourra survivre et qui gagnera la partie, le prix de l’or grimpera. Sur le court terme, il pourrait très bien passer sous les 1.000 dollars par once. Mais une fois que la scène sera dressée, il repartira à la hausse. Il atteindra probablement un plafond à 5.000 dollars par once. Nous approchons à grands pas d’une phase de réajustement. Il y a 300 ans, nous traversions des révolutions antimonarchistes. Aujourd’hui, des révolutions sont en train de naître face au semblant de démocratie. Nous ne sommes pas en démocratie. »
Publié par Fawkes News

Conférence de Richard Gage Paris (Agence infolibre)

Conférence de Richard Gage Paris
David
1 juin 2015
Richard Gage est le fondateur d’AE911, l’association américaine qui milite pour une enquête approfondie sur la chute des 3 tours du WTC le 11 septembre 2001.
Voici la vidéo de la conférence qu’il a donnée le samedi 2 mai 2015 à Paris.


source : reopen911
Voir l’interview de Richard Gage par l’AIL :


3000€ d’amende et un casier judiciaire pour une requête Google (reflets info)

3000€ d’amende et un casier judiciaire pour une requête Google

palais-de-justiceEn 25 ans d’exercice, j’ai toujours considéré le juge judiciaire comme le meilleur garant de la défense des citoyens contre les égoïsmes, les appétits des grands groupes, le désir de contrôle des Etats. Mais je dois dire ma déception à la lecture de cet arrêt rendu par la Chambre criminelle de la Cour de cassation le 20 Mai 2015 dans l’affaire dite Bluetouff. Pour des raisons que j’ignore, la plus haute juridiction française n’a pas voulu voir ou, pire encore d’une certaine manière, n’a pas vu les enjeux d’importance qui pointent derrière cette affaire.
Quels sont les faits constants de cette affaire ? Ce 27 août 2012, Olivier Laurelli dit Bluetouff fait ce que des millions de gens font chaque seconde : il saisit dans la barre de recherche Google, une requête. Sans surprise, le moteur lui répond en lui proposant une série de liens. Bluetouff prend connaissance de l’un de ses liens et des documents qu’il renferme. Les documents sont principalement des comptes rendus de groupe de travail ou des échanges d’experts dans le cadre d’une agence traitant de la santé publique, l’ANSES. Le sujet est les nano substances. Notre internaute écrit un article sur le site d’information reflets.info.
Ce qui ne s’est pas passé de manière constante dans cette affaire ? Tout d’abord, Bluetouff n’a cassé aucune porte ou n’a pris aucune porte arrière pour accéder aux documents. En d’autres termes, le délit d’accès frauduleux à un système visé par l’article L 323-1 du Code pénal n’est pas constitué. Bluetouff est relaxé de ce chef, tant devant le Tribunal correctionnel que devant la Cour d’appel et, de manière incidente, devant la Cour de cassation. Ce qui ne s’est pas passé non plus, c’est que Bluetouff n’a pas mis en danger par sa publication, la santé publique, pas plus qu’il n’a enfreint l’ordre public. Les documents consultés et commentés ne présentent aucun risque particulier, pas plus qu’ils ne sont régis par aucun statut spécial de type secret défense, ce qui confirmé par l’Anses elle-même, ni ne comportent une signalétique particulière interdisant leur lecture. Enfin, les « agissements » de Bluetouff n’ont provoqué aucune victime. L’Anses ne s’est pas constituée partie civile ni devant le Tribunal, ni devant la Cour d’appel.

Un maintien frauduleux sans accès frauduleux préalable

Alors que s’est-il passé pour qu’il y ait condamnation pénale dans ce dossier ? La Cour de cassation valide l’analyse de la Cour d’appel qui a jugé que dans ce cas, il y a eu « maintien frauduleux dans un système » (STAD) au sens de l’article 323-1 du Code pénal, délit puni des peines maximales de deux ans d’emprisonnement et de 3000 euros d’amende, peines que le Gouvernement projette de doubler dans le projet de loi sur le renseignement actuellement au Sénat, sans qu’on comprenne quel est le lien entre ce doublement des peines et le renseignement d’ailleurs.
Pour les juges d’appel et de cassation, les documents n’auraient pas dû se trouver à disposition du public. L’Anses a fait une erreur, c’est à l’internaute d’en assumer la responsabilité. Et d’ailleurs, sans doute vexé, c’est le RSSI de l’Anses qui dépose plainte pénale et se trouve à l’origine de l’affaire judiciaire, même si par la suite, l’Anses ne se constituera pas partie civile. Pour les juges, Bluetouff aurait dû rechercher l’origine de ces documents et s’ils étaient confidentiels pour l’Anses.
Ce faisant, la Cour de cassation, a créé une obligation à la charge de chaque internaute de s’enquérir du statut juridique des documents publics mis à sa disposition, pour savoir s’ils devaient ou pas se trouver accessible au public. Sans quoi, le délit de « maintien frauduleux » est encouru ?
Surtout, et c’est le problème majeur au-delà du cas traité, les juges ouvrent une voie, une action, à toute personne ou organisation, à qui déplairait telle ou telle information, puisqu’il lui suffirait de faire valoir que les documents commentés, rapportés, devaient ne pas se trouver là où ils ont été trouvés. Les juges donnent un outil de menace d’une voie de droit contre les lanceurs d’alerte, les journalistes citoyens, les journalistes professionnels, et même tout citoyen. Là où le droit de la presse s’échine depuis un siècle et demi à protéger la liberté d’expression, les sources des journalistes, la Cour de cassation vient offrir la potentialité pour les censeurs, de recourir à un délit informatique.
Comment comprendre cette décision ? On peut simplement constater que la condamnation est double. Elle se compose d’une amende et de l’inscription de la condamnation au casier judiciaire d’Olivier Laurelli, la demande de dispense d’inscription ayant été rejetée. Au vues de cette seconde sanction, si on avait voulu mettre sous surveillance Olivier Laurelli et tenter de le faire taire, on n’aurait sans doute pas fait autrement.