dimanche 2 novembre 2014

Une banque allemande est la première à facturer des intérêts sur l’épargne de ses clients (News360x)

Une banque allemande est la première à facturer des intérêts sur l’épargne de ses clients

octobre 31st, 2014 | by Mickael - Fondateur de News360x
Une banque allemande est la première à facturer des intérêts sur l’épargne de ses clients
La Deutschen Skatbank, une institution financière régionale du Lander allemand de Thuringe, a décidé de charger un taux d’intérêt négatif sur les dépôts supérieurs à 500. 000 euros, rapporte le journal Handelsblatt. Il n’exclut pas que cet exemple soit bientôt suivi par d’autres banques.
Ainsi, à partir du mois de novembre, les clients qui disposeront de comptes garnis de plus de 500 000 euros d’épargne devront payer un taux d’intérêt de 0,25%. De ce fait, la Deutschen Skatbank est la première institution financière allemande à imposer des frais à ses clients pour la conservation de leur épargne.
« Pour l’instant nous ne voyons qu’une banque avec un taux d’intérêt négatif, et comme la mesure ne s’applique que sur les gros dépôts, les épargnants moyens ne sont pas affectés », note Ingo Weber, directeur du portail de consommateurs Verivox, interrogé par le journal allemand. « Mais maintenant, il n’est pas exclu que d’autres banques suivent », poursuit-il.
Le Deutschen Skatbank est domiciliée à Altenbourg, au sud de la ville est-allemande de Leipzig, et elle affirme avoir une quinzaine de milliers de clients. Cependant, on ne sait pas combien de clients seront touchés par cette mesure.
La banque allemande se justifie par l’évolution récente du marché monétaire. Au mois de juin de cette année, en effet, la Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé d’adopter un taux d’intérêt négatif pour dissuader les banques de placer leurs liquidités auprès d’elle, et les inciter à s’en servir pour consentir des prêts aux PME et aux ménages, et favoriser de ce fait la croissance économique. Depuis, les banques qui continuent de placer leur argent dans les livres de la BCE ne reçoivent plus d’intérêt en rémunération de ces dépôts, et elles doivent même payer pour le faire.
En septembre, la BCE a abaissé ce taux, le faisant passer de -0,10% à -0,20%, et à partir de ce moment, certaines grandes banques internationales ont commencé à répercuter ces coûts sur leurs clients. C’est le cas de La Bank of New York Mellon, de Goldman Sachs, J.P. Morgan Chase & Co., mais aussi de Credit Suisse. Jusqu’à présent, c’était surtout la clientèle institutionnelle de ces banques, c’est-à-dire les sociétés dotées de gros comptes, en particulier les sociétés de placement collectif (fonds mutuels) ou les hedge funds, qui était visée par ces mesures.
Pour le moment, les clients ordinaires ont donc été épargnés. Les grandes banques de détail comme la Commerzbank, par exemple, ressentent probablement qu’il ne serait pas très populaire de faire payer des agios aux citoyens pour détenir leur épargne alors qu’ils ont payé en tant que contribuables pour porter secours à certaines d’entre elles au moment de la crise financière.
Le fait qu’une petite banque coopérative ait décidé d’introduire un taux d’intérêt négatif sur les dépôts est d’autant plus étonnant, que la Deutsche Skatbank ne se contente pas de répercuter le taux négatif de 0,20% de la BCE : elle y ajoute une marge de 0,05%…
Source : Express

Sécurité nucléaire et drones inconnus…(les moutons enragés)

Sécurité nucléaire et drones inconnus…

Qui sont ceux qui pilotent à distance ces drones? Il n’y a pas de réponse pour le moment, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les responsables de la sécurité des centrales sont bien discrets. Dans la situation où nous sommes, il n’y a pas à tergiverser!! On doit abattre ces engins point barre. Nous avons des questions  qui concernent l’intrusion revendiquée par les activistes de GreenPeace, pour justement dénoncer les failles de sécurité des centrales, et toujours pas de réponses. Le contexte politique ne se prête pas à prendre à la légère ce genre « d’incidents », même si on nous rabâche à l’envie, que ces engins sont trop « légers »pour causer des dégâts. Doit on penser que pour CA AUSSI les responsables ont baissé les bras? Avec 19 centrales et 58 réacteurs, il n’y a pas de droit à l’erreur. (Sur l’image d’illustration, il me parait bien « gros » le drone à côté du rafale!)
Un Parrot AR.Drone à côté d’un Rafale Dassault. Wikipedia
Golfech et Penly ont eu la visite de drones dans la nuit de jeudi à vendredi. Les deux centrales succèdent ainsi à Creys-Malville, Blayais, Nogent-sur-Seine, Cattenom, Chooz, Gravelines, Le Bugey et le Commissariat à l’énergie atomque (CEA) de Saclay: depuis le 5 octobre, les sites nucléaires français sont la cible de drones qui survolent les lieux de nuit ou très tôt le matin. Ces petits engins sans pilote, de plusieurs types et de tailles différentes, ont poussé EDF et le CEA à porter plainte. Mais alors que tous les regards se tournaient vers Greenpeace, coutumier des intrusions sur les sites nucléaires, l’ONG a démenti formellement avoir envoyé ces drones dans l’espace aérien protégé au-dessus des centrales. Qui a bien pu envoyer ces drones?

Les ONG démentent mais en profitent

Habituellement, les associations qui militent contre le nucléaire revendiquent leurs actions contre les centrales. Greenpeace n’a jamais laissé planer le doute sur l’identité des personnes qui s’infiltraient dans les centrales pour démontrer le manque de sécurité des lieux. «Ne pas revendiquer l’action, ce n’est pas dans les pratiques du mouvement écologiste», note Charlotte Mijeon, chargée de communication pour le réseau Sortir du nucléaire.

«Pour chacune de ces actions, Greenpeace agit à visage découvert et revendique ses actes», rappelait Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, ce mercredi….
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Le scénario du pire: Le terrorisme

Le contexte international fait évidemment craindre des repérages en vue d’une attaque terroriste. A l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), on relativise: «Ces drones sont de petits appareils qui ont un faible poids et qui n’auraient donc aucun impact sur la sécurité des centrales», nous explique une représentante de l’ASN. Lors d’une conférence de presse, Jean-Pascal Breton, porte-parole de l’armée de l’air, a rappelé que «vu la taille des drones il n’y a pas de menace avérée contre les installations en elles-mêmes». Mais «il est possible d’équipe un drone pour y fixer une caméra, peut-être une petite bombe artisanale», s’inquiète Charlotte Mijeon.

Canular, anti-drones, journalistes…

Parmi les hypothèses, les drones pourraient être simplement l’œuvre de petits plaisantins, néanmoins bien organisés, puisque plusieurs drones ont survolé simultanément des centrales éloignées géographiquement….
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Et ça continue…

Nouveau survol de centrales nucléaires par des drones

La série continue. Les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) ont chacune été survolées vendredi soir, entre 19 heures et minuit, par des drones, ont indiqué samedi matin à l’AFP deux sources concordantes.

«Pas de menace directe»

Jeudi soir déjà, Penly ainsi qu’une autre centrale en Tarn-et-Garonne avaient été survolées vers 21 heures par des drones qui n’avaient pas été neutralisés, «car ils ne représentaient pas de menace directe» pour la sécurité des installations, avait assuré un porte-parole de la gendarmerie.
EDF avait affirmé dans la semaine prévoir de porter plainte pour chacun de ces survols.
Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d’octobre, des incidents «sans conséquences» selon EDF, mais qui ont soulevé à nouveau la question de la sécurité des sites liés à l’atome.
Le ministère de l’Intérieur a estimé jeudi que ces survols, «tous détectés», ne représentaient «aucun danger pour la sécurité des installations survolées, qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d’avions de ligne».

Survol interdit

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d’altitude autour des sites. Il est passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.
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Lire l’article de 20Minutes
Note: Et personne n’a voulu s’exprimer sur le sujet!! Alloooooo! y a t-il un pilote dans l’avion?

Une vache modifiée pour produire du lait humain.(Agence infolibre)

Une vache modifiée pour produire du lait humain.


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Des chercheurs argentins ont greffé deux gènes de femme à une vache pour que l’animal produise des enzymes spécifiques au lait maternel humain. Une avancée prometteuse qui suscite toutefois quelques réserves.
Sur les photos, Rosita ISA ressemble à une jolie génisse, dotée du pelage fauve caractéristique de sa race, les «Jersey». Dans les faits, elle est une prouesse scientifique. Pour la première fois, des scientifiques ont réussi à modifier le génome d’une vache pour lui ajouter deux gènes humains contrôlant la production d’enzymes dans le lait.
Cette innovation a été réalisée en Argentine, par des chercheurs de l’Institut national de technologie agricole et de l’université de San Martin. Rosita, qui résulte d’un clonage, est née le 6 avril. Depuis, elle est surveillée 24 heures sur 24. Dans dix mois, les chercheurs devraient, en effectuant une simulation de grossesse, confirmer si les protéines humaines la lactoferrine et le lysozyme – sont bien présentes dans son lait. A l’âge adulte, Rosita devrait donner naissance à «des petits qui auront des gènes modifiés dans 25 à 30% des cas», puisque les gènes ne sont pas systématiquement transmis à la descendance, estime Nicolas Mucci, l’un des trois responsables des recherches. Soit autant d’animaux capables de produire ce lait amélioré.
La lactoferrine existe chez tous les mammifères et permet d’améliorer l’absorption de fer pour la fabrication des globules rouges. Mais elle est spécifique à chaque espèce et la lactoferrine bovine n’agit pas sur les humains. Le lysozyme est un agent anti-infectieux que l’on trouve peu dans le lait de vache, mais qui est très présent dans le lait maternel pendant la première semaine de lactation.
Nicolas Mucci affirme que le lait ainsi produit changera la donne pour les bébés en les «protégeant contre des maladies et en améliorant l’absorption de fer».

Pas consommable par les nourrissons

Le Pr Patrick Tounian, secrétaire général de la Société française de pédiatrie (SFP), met toutefois en garde contre les raccourcis séduisants. «Il s’agit d’une première étape très intéressante, mais le lait produit par cette vache est encore loin d’être du lait maternel», souligne-t-il. «Pour y parvenir, il faudrait transférer à la vache l’ensemble du génome régissant la production de lait chez la femme», soit bien plus de deux gènes, à considérer que cela soit possible.
«Ce lait reste donc impropre à la consommation des nourrissons, qui ne tolèrent que le vrai lait maternel et les laits maternisés, dont la composition est strictement réglementée», rappelle encore le pédiatre-nutritionniste. Selon lui, le principal attrait du lait de Rosita tient à son enrichissement en lactoferrine. Cette enzyme améliore l’absorption par l’organisme du fer contenu dans le lait de vache, ordinairement mal assimilé. «La SFP recommande de donner aux enfants de 1 à 3 ans du lait de croissance, enrichi en acides gras essentiels, vitamines et minéraux. Mais dans un cas sur deux, les parents ne respectent pas ce conseil et donnent directement à leur enfant du lait de vache. Pour ceux-là, un lait enrichi en lactoferrine serait effectivement préférable à du lait ordinaire». Ce lait pourrait également être bénéfique aux adultes et adolescents qui consomment peu ou pas de viande.
En mars, des chercheurs chinois avaient déjà annoncé avoir créé un troupeau de 200 vaches capables de produire du lait enrichi de trois enzymes humaines le lysozyme, la lactoferrine et l’alpha-lactalbumine grâce à une technique différente de celle utilisée par les Argentins. Les informations sont restées assez floues, mais le scientifique à la tête du projet, Li Ning, prévoyait une mise sur le marché d’ici une dizaine d’années.

85,7 milliards d’euros de subventions implicites pour les banques européennes en 2013 (Agence info libre)

Banques Agence info libre

Au lendemain de la publication des stress tests bancaires par la Banque centrale européenne, les Verts européens ont publié leurs propres tests. Ils n’obtiennent pas du tout le même résultat. Pour eux, le système bancaire européen est toujours aussi risqué.

Au lendemain de la publication des stress tests bancaires par la Banque centrale européenne, le groupe des Verts au parlement européen publie ses propres tests sur les banques européennes. Étonnant : ils n’obtiennent pas du tout le même résultat. Pour les Verts européens, la situation des banques en Europe n’a pas du tout été assainie depuis la crise financière de 2008. « Le système bancaire n’a pas été réformé en profondeur. Il reste une source réelle de danger pour la zone euro », disent-ils.
Le groupe européen des Verts juge que le message envoyé par la BCE à l’occasion de ces tests de résistance est un très mauvais signal. La Banque centrale européenne laisse penser qu’« une réforme structurelle du secteur bancaire européen ne serait plus nécessaire », que les problèmes bancaires sont résolus. Or, il n’en est rien, soutiennent les Verts.
D’abord, notent-ils, les méthodes d’évaluation qui ont été utilisées pour évaluer la solidité des bilans bancaires sont biaisées : ce sont les modèles internes des banques qui ont servi pour estimer les risques encourus. « Les banques peuvent ainsi respecter les exigences de fonds propres réglementaires sans nécessairement réduire l’effet de levier », insiste leur étude. Même la banque d’Angleterre s’est montrée plus sévère en ce moment, soulignent-ils, puisqu’elle a inclus ce ratio dans ses évaluations, en ne se contentant pas d’un simple ratio de capital.
Ensuite, les tests ont été faits banque par banque, en niant totalement les interconnexions bancaires, soulignent-ils. Or ces liens constituent les risques les plus grands mais aussi les plus opaques du système bancaire international. Si la faillite de Lehman Brothers avait été limitée à ce seul établissement, elle n’aurait jamais provoqué la crise financière de 2008. Mais c’est parce que la banque américaine avait des engagements et était contrepartie pour des montants représentant des milliers de milliards que la panique a saisi tout le système. Personne ne connaissait l’étendue des risques et des désastres possibles. Après des mois de travail, les liquidateurs ont eu une meilleure vision : 5 milliards de dollars environ auraient suffi pour sauver Lehman Brothers.
Les risques pour les banques européennes sont encore plus élevés, insistent les Verts, car elles continuent de dépendre étroitement des marchés interbancaires et des marchés de financement de gros pour assurer leurs financements à court terme. Elles se retrouvent donc à la merci du moindre choc.
Enfin, les tests de la BCE n’incluent pas du tout la question de la finalité de l’activité bancaire. Les banques servent-elles à financer l’économie ? Ou participent-elles essentiellement au grand casino financier et aux jeux de la spéculation ?
Les Verts ont décidé de faire leur propre évaluation des principales banques dans six pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Espagne, Belgique et Pays-Bas). Six indicateurs ont été retenus, les uns pour estimer le profil de risque de la banque (niveau d’endettement, nature du financement des activités), d’autres pour peser son utilité sociale (part respective des activités spéculatives et de financement de l’économie réelle, degré de dépendance aux montages financiers offshore, et montant des subventions implicites).
Résultat ? Rien n’a changé. « À l’image de la Deutsche Bank, BNP Paribas, ou Barclays, les mégabanques européennes ne répondent toujours pas aux exigences de base en matière de gestion des risques financiers et d’utilité sociale », constate leur étude. Elles sont toujours aussi gigantesques et opaques. Elles ont toujours des effets de levier importants et dépendent toujours des financements à court terme pour leur activité. Elles consacrent toujours autant d’énergie et de moyens aux activités spéculatives.
Tout cela serait impossible si ces grandes banques, au nom du too big to fail, ne bénéficiaient pas de la garantie implicite voire explicite des États. Celle-ci leur permet de lever de l’argent sur les marchés à un coût bien inférieur à celui de leurs concurrentes plus petites. Ces subventions implicites se sont élevées à 85,7 milliards d’euros pour les 57 plus grandes banques européennes en 2013, selon leurs calculs.
 
© pechesbancaires.eu
 
Les Verts ont établi un critère de nuisance sociale, rapprochant d’un côté les activités spéculatives, et de l’autre les subventions implicites. Un classement a été établi à partir de ce critère. Les noms des dix premières banques est sans surprise : toutes les grandes banques européennes s’y retrouvent. Les banques françaises y figurent en très bonne place.
Alors que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, se félicitait dimanche des excellents résultats des stress tests pour les banques françaises, y voyant la pertinence du modèle français de la banque universelle, les parlementaires écologistes européens insistent au contraire sur la situation« caricaturale » des banques françaises. Elles travaillent avec des effets de levier toujours plus importants et dans des activités spéculatives. La loi sur la séparation des activités bancaires était pourtant censée mettre un terme à ces pratiques. « En 2013, l’effet de levier est de 24,3 pour le groupe BCPE, de 27,3 pour BNP, de 32,7 pour la Société générale et de 67 pour le Crédit agricole. En d’autres termes, cette dernière, pour 1 euro de fonds propres, emprunte 67 euros, à peu près autant que Dexia avant que cette dernière ne fasse faillite ! », note l’étude.
Un tableau reprenant les principaux critères a été construit pour les  principales banques dans chaque pays. Ils sont consultables sur le site pechesbancaires. eu.

© pechesbancaires.eu
Crédits photo: AFP

Week-end de manifestations, la colère monte…(les moutons enragés)

Week-end de manifestations, la colère monte…

La colère monte, une colère justifiée quel que soit l’endroit où elle se fait entendre, et sûrement les prémices de quelque chose de plus important, car les actualités à venir ne nous garantissent pas de grandes périodes de sérénité. Première grande manifestation du jour à Athènes: 25 000 personnes qui ont marché contre l’austérité, nous pouvons même regretter qu’il n’y ait eu QUE 25 000 participants puisque c’est un pays dans son intégralité qui a été vendu, dépouillé, trahi par les politiques, au profit d’une troïka qui n’a rien d’honnête ni de bienveillante.
Autre manifestation, à Bruxelles cette fois-ci contre l’état islamique, 2800 personnes ont battu le pavé. Ce sont 2800 personnes qui oublient que l’EI est aussi financé par des états européens qui achètent le pétrole irakien (voir ici, ici et ici).
Manifestation en Irlande contre la fin de la gratuité de l’eau, pour l’instant, pas de données quand au nombre de participants.
Troisième manifestation du jour, à Montréal cette fois-ci avec plus de 45 000 étudiants qui défilent contre l’austérité.
Une petite manifestation plus positive à Tunis cette fois pour accueillir « très chaleureusement » un certains philosophe  fouteur de m….  représentant du sionisme anti-arabe suivant l’article-source,  » avec comme message de bienvenue: « BHL dégage ». Une vidéo est même disponible…
Mais ce qui nous intéresse vraiment, c’est les manifestations en France suite à la mort de Rémi Fraisse:
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De violents incidents ont fait au moins cinq blessés samedi à Nantes (ouest de la France), lors d’une manifestation de protestation six jours après la mort d’un jeune écologiste dans des affrontements avec les forces de l’ordre, qui a provoqué un choc national.
Trois manifestants ont été atteints aux jambes, l’un par un coup de matraque, les deux autres par des éclats de grenades de désencerclement, ont rapporté les journalistes de l’AFP sur place.
Deux membres de forces de l’ordre ont été légèrement blessés, selon la préfecture.Des heurts se sont poursuivis dans le centre de la ville dans l’après-midi entre plusieurs centaines de manifestants et la police.
Les forces de l’ordre ont répliqué aux jets de bouteilles et de fusées de détresse de certains protestataires en tirant des grenades lacrymogènes et assourdissantes et des balles de caoutchouc, touchant un manifestant dans le dos.
La manifestation, qui a rassemblé environ 800 personnes selon la police, était organisée « contre les violences policières » à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes.Elle faisait suite à la mort le week-end précédent de Rémi Fraisse, un jeune militant écologiste de 21 ans tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre sur le site d’un projet de barrage contesté, et suspendu depuis, à Sivens, dans le sud-ouest du pays.
Ce décès, qui a suscité une émotion nationale, est le premier dans une manifestation réprimée par la police en France métropolitaine depuis 1986. Selon les derniers résultats de l’enquête, Rémi Fraisse est mort des suites de l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes.
Henri-Michel Comet, le préfet de Loire-Atlantique, qui appelle au calme ce soir, a indiqué aux agences que « les groupes cherchent affrontements délibérés avec les forces de l’ordre. » 
Des échauffourées à Toulouse
A Toulouse, où un autre rassemblement qui se déroulait pour la mort de Rémi Fraisse, a dégénéré en fin d’après-midi. Près de 1000 personnes participaient à ce rassemblement. Les policiers ont tenté de disperser les manifestants, à la suite de quoi des affrontements ont commencé.
La façade d’une agence bancaire sur une rue du centre de Toulouse a été brisée, des distributeurs automatiques bancaires vandalisés, des poubelles incendiées. Peu avant 17 heures, près de 300 manifestants se sont déplacés vers une grande artère du centre. Les CRS ont ont été pris pour cible par les manifestants et ont essuyé des tirs de canettes de bière et de pierres, alors qu’une partie des commerces a fermé. Aux abords du Palais de Justice de Toulouse, les forces de l’ordre poursuivaient plusieurs groupes de jeunes qui ont incendié des poubelles.
Source: La voix de la Russie
La colère n’en est qu’à ses débuts, et la médiatisation des projets inutiles qui ne rapportent  réellement qu’à des entreprises privées augmente, ajoutez à cela le départ prématuré de Rémi et la répression des contestataires, et c’est une poudrière qui s’enflamme un peu plus chaque jour…
Les « jeunes » en ont marre, le message n’est pas nouveau, Balavoine l’a déjà dit il y a 34 ans déjà, mais la jeunesse a évolué, et elle n’est plus la même que celle d’il y a 30 ans, sa violence est différente, sa colère plus dangereuse, le « contrôle » n’est plus aussi puissant que cela. Si aujourd’hui les autorités ont pu constater ce que pouvaient faire des convaincus, attendez de voir ce que feront les autres encore trop endormis lorsque l’image de société idéale dans laquelle ils ont évolué s’effondrera pour dévoiler l’envers du décors…
Du moins, il faut espérer, car sans cela, qui va se décider à bouger?

samedi 1 novembre 2014

Accueil de BHL en Tunisie : "Dégage"


Focus sur la permaculture, un système autonome et hyperproductif inspiré par la Nature (Les moutons enragés)

Focus sur la permaculture, un système autonome et hyperproductif inspiré par la Nature

L’actu ne vous fera pas vivre ni survivre si jamais le système doit s’effondrer un jour, la nature peut vous aider, puisque initialement elle n’est pas faite pour être notre ennemie mais notre alliée sur cette planète, reste à savoir comment cohabiter… En s’intéressant également à ce qui se fait ailleurs, on peut découvrir d’autyres solutions pour nous aider dans le bon sens, d’autres voies à suivre, comme le programme Origin Green : le programme irlandais pour une agriculture 100% bio et durable:
Lancé en 2012 et rassemblant le gouvernement, le secteur privé et les producteurs agroalimentaires, Origin Green est un programme à l’ampleur inédite en matière de développement durable. Le gouvernement irlandais s’est fixé comme objectif d’ici 2016 que la totalité des exportations agroalimentaires du pays seront issues d’exploitations agricoles durables ! Les agriculteurs doivent réduire leur impact sur l’environnement, tout en servant au mieux les communautés locales et en protégeant les ressources naturelles du pays : un plan ambitieux à l’échelle nationale, que l’Irlande entend bien mener à terme.
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Tout est possible, à moins que vous ne considériez que la vie en ville est la seule voie possible pour votre avenir… En attendant, pour les intéressés:
Comprendre les écosystèmes pour les adapter aux hommes de manière durable en cherchant l’autosuffisance. Bienvenue en permaculture. Un système plus productif que l’agriculture industrielle, qui respecte la nature et prône la diversité.
Concevoir un système de culture fertile et autosuffisant
Rendre fertile la terre indéfiniment en créant un système à la fois durable et autosuffisant. Voilà l’enjeu principal de cette culture inventée par deux Australiens, Bill Mollison et David Holmgren, dans les années 1970.
La permaculture est un mélange d’agroécologie, de biomimétisme (ingénierie inspirée du vivant), d’agriculture biologique, de pédologie (science des sols), de paysagisme et de philosophie. C’est un système complexe dont la Nature est la première source d’inspiration. En effet, toutes les techniques de permaculture viennent d’observation prolongées des systèmes naturels.
L’idée principale est d’intégrer le travail de l’Homme dans la Nature, et non de façonner la Nature pour satisfaire les besoins de l’Homme. Ainsi, certaines tâches agricoles que certains estiment indispensables sont oubliées. Plus de travail du sol, de désherbage mécanique, d’utilisation d’engrais, d’épandage de pesticides. Le principe étant de travailler uniquement avec ce que l’on possède, en particulier avec la nature organique du sol. Ce concept simple favorise la diversité et s’oppose à l’uniformité induite par la mondialisation et l’agriculture industrielle.
Sébastien Bacharach, formateur en permaculture au Canada, incite chacun à s’intéresser à ce système de production uniquement praticable à l’échelle humaine : “toutes les connaissances existent sur le sujet, il suffit de commencer petit à petit. Débutez par ce qui vous intéresse et continuez à apprendre au fur et à mesure. Vivre en permaculture, c’est prendre l’habitude progressivement d’avoir une existence plus simple qui met en avant le partage. On n’imagine pas encore ce qu’il est possible de créer en travaillant ensemble.”
Le mot permaculture vient de l’expression anglaise “permanent agriculture”. Une fois établie, cette méthode de culture permet à la terre de maintenir sa fertilité sans intervention extérieure. La cueillette représente la majorité du travail à fournir par l’Homme. La Nature, les plantes, la pluie, la terre et les insectes s’occupent du reste.
Des techniques simples pour laisser la nature s’exprimer
Un système de permaculture en marche demande très peu de travail et d’énergie pour fonctionner. Toutefois, un ouvrage conséquent est placé en amont, c’est-à-dire dans la mise en place de ce système. Des techniques sont utilisées, chacune avec une utilité bien précise.
Certaines règles sont à respecter scrupuleusement pour garantir l’autonomie du système. L’une des plus importante est de ne jamais laisser le sol nu. Un paillage, souvent appelé “mulch”, est déposé à la surface du sol de manière à garder l’humidité dans le sol. Le mulch est un mélange d’espèces couvre sol, de pierre, de paille et de bois broyé. Celui-ci crée un lit comparable à celui qu’on trouve en forêt. L’importance de l’eau est grande. Elle garde la flore hydratée et attire la faune.
En opposition à la monoculture, il est primordial de cultiver serré en favorisant au maximum les associations de plantes. Cultiver ensemble, légumes, arbustes, fleurs, herbes, interagissent pour apporter à leurs voisins, à la terre et à la biomasse ce dont chacun à besoin pour se développer. Certaines plantes agissent comme insecticides pour d’autres. Par exemple, les soucis empêchent les invasions de vers dans les plants de tomates. On parle d’associations positives ou du cultures associées, lorsque les plantes s’apportent mutuellement des bienfaits.
Bonita Ford redéfinit la notion de déchet : “en général, l’homme pense en terme de déchets. Nos cuisines produisent des déchets, nos jardins également, et on pense que quelqu’un doit s’en occuper, qu’ils doivent aller quelque part. En permaculture, tout est différent. Le déchet de l’un devient la nourriture de l’autre. On essaie donc de faire des liens entre les éléments du système pour que tout produit qu’on considère être un déchet devienne un intrant utile à une autre partie du système. Et que tout intrant dont a besoin un certain élément du système puisse être produit par un autre élément.”
En permaculture, la notion de déchet n’existe pas. Il est ainsi recommandé de faire son propre compost, celui-ci aide à la fertilisation des sols. Il peut être constitué des restes du jardin ou de l’alimentation. Le compost associé au mulch forme le pailli qu’on dispose sur le sol en créant des buttes de culture qui laisse un passage de part de d’autre des plantations. Avec cette disposition, aucun labour n’est nécessaire.

Les principes de la permaculture
  1. En prenant le temps de s’impliquer avec la nature, il est possible de concevoir des solutions adaptées à chaque situation.
  2. En développant des systèmes qui collectent les ressources pendant les périodes d’abondance, nous pouvons en profiter pendant les pénuries.
  3. Il faut chercher à obtenir des résultats vraiment utiles à chaque étape du travail entrepris.
  4. En dissuadant les activités néfastes, on assure que les systèmes pourront continuer de fonctionner correctement.
  5. En utilisant au mieux l’abondance des ressources naturelles, on peut atténuer notre comportement de consommation et notre dépendance vis-à-vis des ressources non-renouvelables.
  6. En utilisant et en valorisant toutes les ressources disponibles, rien n’est jamais jeté.
  7. En prenant du recul, on peut observer des structures dans la nature et dans la société. Ces structures formeront l’ossature de notre conception, que nous remplirons au fur et à mesure avec les détails.
  8. En disposant les bons éléments aux bons emplacements, des relations se mettent en place entre les éléments, lesquels peuvent alors se renforcer mutuellement.
  9. En favorisant des systèmes lents et à petite échelle, on réduit l’effort d’entretien, on utilise mieux les ressources locales et on obtient des résultats plus durables
  10. En encourageant la diversité, on est moins vulnérable vis-à-vis de nombreuses menaces et on met à profit la nature unique de l’environnement du lieu.
  11. C’est aux interfaces que se produisent les phénomènes les plus intéressants, qui sont souvent les plus enrichissants, les plus diversifiés et les plus productifs dans un système.
  12. En observant attentivement et en intervenant au bon moment, on peut avoir une influence bénéfique sur les changements inévitables.
Ces principes sont tirés du site permacultureprinciples.com.
La permaculture travaille la terre et aménage un territoire tout en laissant le maximum d’espace au monde sauvage. Toutefois, le but reste de satisfaire l’Homme, certes en comprenant la Nature et en l’utilisant plus efficacement et plus durablement qu’avec les techniques actuellement majoritaires. Mais est-ce profondément suffisant ? L’homme devrait-il penser à satisfaire la Nature en premier avant de vouloir se satisfaire soi-même ?
Article source+vidéos sur Bioalaune.com

[Reprise] Capitalisme de connivence et libéralisme, par Charles Gave (Les crises)

Tiens, un paléolibéral pour changer… A chacun de trier le bon grain de l’ivraie dedans…

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Capitalisme de connivence et libéralisme

Par Charles Gave
Charles Gave
Dans le fond ,je suis un grand naïf.
Pour moi, il y a la même différence entre le « Libéralisme » et le « Capitalisme de connivence» qu’entre l’amour courtois et la prostitution, et je pensais qu’il en était de même pour la plupart des gens, même vaguement cultivés. Le livre de Zeymour m’a fait comprendre mon erreur. L’auteur ne cesse d’attaquer ce qu’il appelle « le Libéralisme « , alors que ce qu’il a en ligne de mire, c’est tout simplement le capitalisme de connivence. (ie Crony Capitalism)
Qu’est que le capitalisme de connivence ?
Tout simplement un système de défense et de création de rentes appuyé sur la capture de l’Etat par ceux qui bénéficient ou bénéficieront de ces rentes.
Dans la rente, on gagne de l’argent parce que l’on a capturé l’Etat, tandis que le profit est la contrepartie d’un risque pris. Une rente ne disparait jamais, un profit peut s’évaporer du jour au lendemain. Le profit est légitime, la rente ne l’est pas.
Les riches et les puissants veulent TOUJOURS transformer leurs profits, incertains, en rentes, certaines par destruction de la concurrence. Pour cela le plus simple est de prendre le contrôle de l’Etat et de mettre le monopole de la violence légitime qui est sa caractéristique à leur service exclusif.
Le but essentiel pour les rentiers est non seulement de défendre leur rente mais aussi de faire croire que cette rente est MORALE et que toute attaque contre elle est de ce fait immorale.
Toute attaque contre une rente étant intellectuellement fondée sur le libéralisme, le plus simple est donc de convaincre le public que le libéralisme est immoral et donc que toute attaque contre les rentes est immorale aussi. Comme le disait Boudon, les intellectuels en France détestent le Libéralisme parce que dans un système Liberal, ils seraient payés à leur vrai prix.
CQFD
Et c’est ce qui s’est passe en France depuis des lustres.
Commençons par la capture de l’Etat.
  • Le système bancaire a capturé l’Etat et sert des rentes fort consequenets à ses dirigeants, qui tous viennent des plus hautes sphères du même Etat, au point qu’en France on ne sait plus très bien ou commence l’Etat et où finit la Banque, ce qui facilite la conservation de la rente. Le haut personnel de ces banques s’attache ensuite à traire la Nation à son profit exclusif et l’excuse donnée est toujours que c’est ce qu’exigent les nécessités de la « concurrence internationale », ce qui est un gros, un très gros mensonge. En fait, ce qu’exigerait le Libéralisme serait que l’on casse les grandes banques qui sont devenues beaucoup trop grosses en entités plus petites, que l’on sépare les banques d’affaires et les banques de dépôts, que l’on interdise aux banques d’affaires de faire appel à l’épargne publique et que les banques de dépôts se voient interdire d’acheter des obligations émises par le gouvernement. Car bien sur, c’est par l‘achat des obligations publiques qui permettent le financement des déficits budgétaires par les dépôts que la classe dirigeante des banques maintient son contrôle sur le monde politique. Le deal est simple : je continue à financer votre politique imbécile, qui préservera votre rente à vous, hommes politiques, à condition bien sur que vous préserviez et développiez ma rente à moi…
  • Les politiques / fonctionnaires quant à eux ont bâti un système où des rentes sont servies à ceux qui savent exploiter au mieux le systeme (voir mon article sur le chauffeur de monsieur Ayrault par exemple) et entendent bien que rien ne change. Et comme les fonctionnaires gèrent l’Etat et son système politique, leur intérêt bien compris est d’empêcher toute réforme, ce qui dans le fond n’a comme but ultime que la préservation de leurs rentes à eux.
  • Une excroissance de cette classe politique s’est même constituée en groupe autonome à Bruxelles, pour expliquer aux citoyens que le maintien des rentes bancaires, financières, éducatrices ou syndicales était la plus grande conquête sociale de la Sociale – Démocratie Européenne. Elle explique donc aux populations ébahies que toute attaque contre les rentes est une attaque contre l’Europe des Pères fondateurs et que l’étape suivante d’une telle dérive serait le retour de la Guerre entre la France et l’Allemagne. Si vous êtes contre les rentes, c’est que vous êtes contre la Paix et pour la guerre. La défense des rentes comme facteur déterminant de la Paix, voila une idee neuve en Europe
  • Les syndicats, organisés en monopole depuis 1945 et qui ne représentent qu’environ 5 % des salariés Français et ont un financement complètement opaque, ont pris le contrôle d’un certain nombre de secteurs tous nationalisés (énergie, transports, éducation, santé) dont le blocage suffit à mettre l’économie Française par terre à chaque fois. Que le lecteur songe à la SNCM, à Air France, à l’éducation Nationale ou à la Sécurité Sociale où toute tentative de déréglementer les rentes est immédiatement assimilée à une attaque de l’Hyper Libéralisme contre la classe des « travailleurs». Dans le monde des rentiers, le client n’existe pas et est remplacé par l’usager dont le rôle principal est d’être pris en otage des que leur rente est menacée, c’est-à-dire des que la notion de concurrence fait son apparition.
Et il est bien sur tout à fait normal que tous ces détenteurs de rente s’associent les uns avec les autres pour la défense de leurs avantages acquis. « Rentiers de chaque pays » unissez vous, tel est leur cri de guerre. Dans le fond, dans ou pays où prédomine la recherche de la rente, la séparation des pouvoirs ne PEUT pas exister et donc la Démocratie n’est qu’un théâtre d’ombres où le but n’est pas la gestion de l’intérêt général mais la défense égoïste d’intérêts catégoriels non justifiés, dont la somme se constitue en majorité de gouvernement…
Et donc, depuis quarante ans nous sommes gouvernés par des rentiers qui n’ont qu’un ennemi, le Libéralisme qui après tout est le seul corps de pensée qui a identifié la différence entre la rente et le profit en maintenant que le deuxième est légitime et moral alors que le premier ne l’est pas.
Venons en à la diabolisation de ce qui constitue le seul ennemi de « ces copains et de ces coquins », le Libéralisme, qui en France, grâce à la défense acharnée de leurs rentes par les rentiers est quasiment devenu un gros mot.
Et c’est la, que revient en mémoire, le « newspeak » de Georges Orwell, traduit en Français par le néologisme « novlangue », créé par Amélie Audiberti, la traductrice de 1984.
L’idée d’Orwell et simple.
Pour empêcher les gens de réfléchir, pour ensuite transférer le résultat de leurs réflexions à d’autres citoyens et en discuter, le plus simple pour le Pouvoir en place est sans doute d’inverser complètement le sens des mots. Comme le disait Confucius, « quand les mots changent de sens, les Royaumes deviennent ingouvernables»
Et personne n’a été plus habile à ce jeu que Francois Mitterrand.
Lorsque cet homme dénonce « la force injuste de la Loi », il s’agit d’une des plus belles trouvailles jamais faites de la novlangue et les effets ravageurs de cette formule continuent à se répandre sans cesse…
Dire que la Loi est injuste c’est opposer la Justice à la Loi.
Les Romains disaient « dura lex sed lex ». Oui, la Loi est dure, mais c’est la Loi.
La loi est là pour être respectée pas pour être considérée comme juste, même si cela est souhaitable. Toute Loi peut être considérée comme injuste par une partie de la population, mais il n’en reste pas moins qu’elle doit être respectée.
Et le rôle du Juge est de dire le Droit, et non pas de rende la Justice.
Opposer la Loi à la Justice, c’est corrompre le cœur du système qui permet aux citoyens de vivre ensemble.
La force de la Loi ne vient que de la force de l’Etat et si l’Etat est un Etat sans force, voila qui est bien pire qu’un Etat trop fort. Il n’y a pas d’Etat en Sicile, au Zayre ou dans certaines de nos banlieues, on en voit le résultat tous les jours. Opposer la Loi et la Justice , c’est affaiblir l’Etat.
En fait, il y a une différence essentielle entre vivre dans un état de Droit ou vivre dans un système où le droit de l’ETAT prédomine. Et cette différence nous a été explique par les philosophes des Lumières. Etre pour le droit de l’Etat, c’est donc être contre les Lumières.
Ce qui protège le faible, c’est la Loi, et non pas l’Etat. Tous les grands crimes du XX eme siècle ont été perpétrés par des Etats. Parler de force injuste de la Loi, c’est demander à Socrate de ne pas accepter son jugement et de fuir Athènes. Il a préféré mourir.
Source : Institut des Libertés

[Reprise] Emmanuel Todd : les libéraux occidentaux doivent applaudir les Russes (les crises)

L’historien et sociologue français Emmanuel Todd il n’a jamais été prisonnier des idéologies, bien qu’il les ait minutieusement étudiées du point de vue scientifique. Auteur de nombreux livres et monographies, il a accepté de répondre aux questions de Rossiïskaïa gazeta.
Le monde occidental est parti en guerre contre la Russie, l’accusant de tous les péchés capitaux et de mauvaises intentions. Qu’en pensez-vous?
Emmanuel Todd : Avant les événements ukrainiens déjà, j’avais attiré l’attention sur cette tendance antirusse, manifestement planifiée, dans les médias occidentaux. Les premières attaques régulières contre Moscou ont porté sur le “rejet” des minorités sexuelles. Ensuite, de nombreux articles ont avancé que la politique de Poutine était “impossible à comprendre” et qu’il était “imprévisible”. Pour être franc, cela m’a beaucoup amusé. Car à mon avis, la ligne politique du gouvernement russe est au contraire très rationnelle et réfléchie. Les Russes sont fiers d’être Russes et s’ils disposent des moyens nécessaires, ils font tout pour éviter la cabale. Ainsi, le soutien affiché à la population russophone dans le sud-est de l’Ukraine s’inscrit parfaitement dans cette logique.
En ce qui concerne les préoccupations des Baltes ou des Polonais, persuadés que demain Moscou compte les engloutir, elles sont complètement infondées. Cela n’a absolument aucun sens. La Russie a déjà suffisamment de soucis pour aménager son vaste territoire.
Cela fait longtemps que vous vous intéressez à la Russie – essentiellement comme anthropologue et sociologue. En 1976 déjà, à l’âge de 25 ans, vous avez écrit un livre intitulé La Chute finale où vous évoquiez les causes susceptibles de désintégrer l’URSS. Ce livre, qui a fait beaucoup de bruit, n’a pas été pris au sérieux à l’époque. Quelle est votre vision de la Russie contemporaine?
Emmanuel Todd : Si vous vous penchez sur l’histoire de la Russie, vous comprenez que son rôle dans les affaires mondiales – et en particulier européennes – a toujours été positif. La Russie a subi une humiliation dans les années 1990, juste après l’effondrement de l’URSS. L’attitude de l’Ouest fut alors insupportable et injuste mais en dépit de cela, la transition a pu se faire dans une certaine dignité. Aujourd’hui, ce pays a retrouvé sa place dans les affaires mondiales et a atteint un équilibre interne. Il a atteint une stabilité démographique et enregistre même une croissance de sa population plus élevée que dans le reste de l’Europe. L’espérance de vie augmente. A terme, le taux de mortalité infantile sera inférieur à celui des États-Unis selon les statistiques. Le fait que la Russie attire un flux d’immigrés en provenance des pays voisins montre qu’elle revêt pour eux un intérêt économique.
À mon avis, la Russie joue un rôle particulier dans les affaires internationales, dont elle a hérité de la Guerre froide, qui est d’assurer l’équilibre mondial. Grâce à son arsenal nucléaire, la Russie est aujourd’hui le seul pays capable de contenir les Américains. Sans elle, le monde aurait connu un sort catastrophique. Tous les libéraux occidentaux devraient l’applaudir: contrairement aux démocraties européennes, elle a accordé l’asile à Edward Snowden. Quel symbole explicite: la Russie, bastion des libertés dont les pays européens se veulent les porte-drapeaux.
En 2002 sortait votre livre Après l’Empire, où vous évoquez les causes de l’affaiblissement, lent mais sûr, des USA. Qu’en est-il aujourd’hui?
Emmanuel Todd : En effet, j’ai écrit à l’époque que l’agressivité de l’Amérique n’était absolument pas une manifestation de sa puissance. Au contraire, elle cachait la faiblesse et la perte de son statut dans le monde. Ce qui s’est passé depuis a confirmé mes conclusions de l’époque. Et cela reste exact aujourd’hui également. Ne croyez pas que j’ai été motivé par un anti-américanisme quelconque. Pas du tout. Néanmoins, je constate que l’”empire” américain est en phase de déclin. Et cela peut être vu particulièrement dans la manière dont les États-Unis, à chaque fois qu’ils perdent l’un de leurs alliés, prétendent que rien de significatif ne s’est produit. Prenez l’exemple de l’évolution des relations de Washington avec l’Arabie saoudite. Les échecs permanents des Etats-Unis au Moyen-Orient sont flagrants pour tout le monde, notamment à travers les derniers conflits en Irak et en Syrie. Et Riyad, qui était autrefois leur plus proche allié dans la région, est en fait sorti du contrôle américain, même si bien sûr personne ne l’admet. Même chose pour la Corée du Sud, qui s’éloigne des États-Unis pour coopérer de plus en plus activement avec la Chine. Le seul véritable allié loyal des Américains en Asie reste le Japon. Mais à cause de sa confrontation avec Pékin, ce pays ne sait plus où se mettre.
Et l’Europe?
Emmanuel Todd : Le processus est similaire en Europe. La principale évolution que le Vieux continent ait connue ces dernières années est la montée en puissance de l’Allemagne. Avant, je pensais que l’Europe allait continuer à se développer, tirée par la locomotive d’intégration Berlin-Paris. Mais les choses se sont passées autrement. Tout d’abord, l’Union européenne ne s’est pas transformée en union des nations “libres et égales”, comme le rêvaient ses fondateurs. Elle a pris la forme d’une structure hiérarchique sous l’égide de l’Allemagne, qui a largement dépassé sur le plan économique tous les autres pays de l’UE. Par nature, les Allemands ne peuvent pas percevoir le monde autrement qu’à travers un prisme hiérarchique. Cette ascension de Berlin s’est accélérée notamment après la crise financière de 2008. Aujourd’hui, l’Europe est contrôlée par l’Allemagne. Les premiers signes d’une perte de contrôle sur Berlin par les Américains sont apparus au début de la guerre en Irak quand Paris, Moscou et Berlin, qui marchaient jusque-là dans le sillage des USA, s’y sont opposés. Ce fut une étape fondamentale.
Depuis, dans un domaine aussi crucial que l’économie internationale, l’Allemagne mène sa propre ligne pour défendre ses intérêts nationaux. Elle ne cède pas à la pression des Américains, qui croient que tout le monde devrait jouer selon leurs règles et insistent pour que les Allemands renoncent, par exemple, à leur politique d’austérité budgétaire. Cette ligne est imposée sous la pression de Berlin à l’ensemble de l’Union européenne, et les Etats-Unis ne peuvent rien y faire. Dans ce domaine, les Allemands n’accordent pas d’importance à l’avis des Américains. Nous pouvons aussi rappeler les récents scandales impliquant les écoutes téléphoniques, quand les Allemands – un cas sans précédent – ont expulsé le chef de la CIA à Berlin. Mais l’économie reste le plus important. Les Américains n’adoptent pas, dans ces circonstances, une attitude menaçante. Pas parce qu’ils ne veulent pas, mais parce qu’ils ne peuvent pas. En l’admettant tacitement, ils reconnaissent en quelque sorte que leur pouvoir touche à sa fin. Cela ne saute probablement pas aux yeux, mais c’est la réalité.
Néanmoins, certains pensent que les USA restent une puissance dirigeant les affaires mondiales, notamment européennes.
Emmanuel Todd : Il y a l’ancien monde et le nouveau monde. L’ancien monde, c’est la vision héritée de l’époque de la Guerre froide. Elle reste bien ancrée dans la conscience des faucons américains, dans les pays baltes et en Pologne. Il est clair que l’expansion de l’OTAN vers l’Est après la chute du mur de Berlin est un exemple typique de l’inertie de la pensée dans l’esprit de la Guerre froide, peu importe les termes employés. Dans l’ancien monde, l’Allemagne jouait plutôt un rôle de modérateur, d’élément rationnel préconisant une solution pacifique aux problèmes et favorable au partenariat économique. Mais un nouveau monde est apparu et il n’est plus contrôlé par les Américains.
Après le mur de Berlin, le mur des sanctions
L’Europe a aujourd’hui sa propre dynamique. Elle n’a pas d’armée, mais elle est dirigée par l’Allemagne. Et tout se complique, car cette dernière est forte, mais elle est instable dans ses concepts géopolitiques. A travers l’histoire, le pendule géopolitique allemand a oscillé entre une approche raisonnable et des élans mégalomanes qui ont conduit, rappelons-le, à la Première Guerre mondiale. C’est la “dualité” de l’Allemagne. Par exemple, Bismarck cherchait la paix universelle et l’harmonie avec la Russie, alors que Guillaume II, dans l’esprit “l’Allemagne est au-dessus de tous”, s’est brouillé avec tout le monde, à commencer par la Russie. Je crains que nous retrouvions aujourd’hui cette dualité. D’une part, l’ancien chancelier Schröder a prôné l’expansion des relations avec Moscou et il a maintenant beaucoup de partisans. D’autre part, on constate une position étonnamment ferme de Merkel dans les affaires ukrainiennes. L’agressivité du monde occidental envers la Russie ne s’explique donc pas uniquement par la pression des Etats-Unis.
En effet, tout le monde s’attendait à une médiation active de Berlin dans la crise ukrainienne, mais ce n’a pas été le cas.
Emmanuel Todd : Il me semble que l’Allemagne s’engage de plus en plus dans une politique de force et d’expansion voilée. La réalité de l’Allemagne après la réunification est qu’elle a miné les structures étatiques fragiles en Europe. Rappelez-vous la défunte Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, et aujourd’hui il semble que ce soit le tour de l’Ukraine. Pour la plupart des Européens, l’Ukraine n’aucun intérêt particulier. Pas pour les Allemands. Depuis l’époque de la réunification, l’Allemagne a mis la main sur la quasi-totalité de l’ancien espace de domination soviétique et l’utilise à ses propres fins économiques et industrielles. En c’est, je pense, l’un des secrets de la réussite de l’économie allemande. Face à un grave problème démographique et un taux de fécondité faible, elle a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Donc, si vous restez dans cette logique, obtenir par exemple les deux tiers des travailleurs ukrainiens est une opération très bénéfique pour Berlin.
D’ailleurs, le 23 août, Angela Merkel a été la seule des chefs d’Etats de l’UE à se rendre en visite à Kiev à l’occasion de la célébration de l’indépendance de l’Ukraine.
Emmanuel Todd : D’après moi, c’était un événement marquant. Et je pense que Moscou l’a également remarqué.
Pourquoi, d’après vous, les États-Unis montrent-ils un tel zèle dans les affaires ukrainiennes?
Emmanuel Todd : Parce que leur stratégie vise à affaiblir la Russie. En l’occurrence par la crise ukrainienne. Mais n’oublions pas qui l’a provoquée. Après tout, le point de départ était la proposition de l’UE de conclure un accord d’association avec Kiev. Puis l’Union européenne a soutenu le Maïdan conduisant au coup d’Etat, qui s’est déroulé avec le consentement silencieux des capitales européennes. Quand les événements en Crimée se sont produits, les Américains ne pouvaient pas rester à l’écart, au risque de “perdre la face”. Les “faucons”, partisans des idées de la Guerre froide, sont alors passés au premier plan pour définir la politique américaine vis-à-vis de la Russie. Je ne pense pas que les Américains souhaitent l’exacerbation de ces conflits, mais nous devons suivre de près jusqu’où pourrait aller leur désir de “sauver la face”.
Source : RIA, 12/10/2014, source vo RG

L’ex « para » carcassonnais tué en Libye avait été reçu à l’Elysée juste après celui qui a revendiqué son exécution (Les moutons enragés)

L’ex « para » carcassonnais tué en Libye avait été reçu à l’Elysée juste après celui qui a revendiqué son exécution

Les origines du conflit libyen ont été oubliées par beaucoup, tant d’actus s’enchainent, et tant d’écrans de fumée également… Mais il faut se rappeler que les « rebelles » libyens censés faire partie de la population venaient d’un peu partout en Afrique, et que leur financement était multiple, avec dans le lot, les USA, l’Europe, le Qatar, etc… Et voilà qu’une histoire ressurgit au sujet de ce conflit, une histoire qui impliquerait le prochain candidat potentiel à la présidence française: Nicolas Sarkozy. La question est simple: a-t-il une part de responsabilité dans la mort de ce français tué en Libye? Et comment se fait-il que l’Élysée ait reçu un tel criminel?
Dans son édition du vendredi 31 octobre, L’Indépendant consacrepierre-marziali-president-de-la-secopex-c-etait_257087_510x255 un dossier complet à la mort en Libye de Pierre Marziali au printemps 2011. Cet ancien para du « 3 » de Carcassonne dirigeait une société de sécurité, la Secopex, lorsqu’il a été tué à la sortie d’un restaurant de Benghazi. Il avait 47 ans.
En août 2011, la veuve et le fils de Pierre Marziali avaient déposé plainte contre X pour meurtre. Une information judiciaire avait été ouverte le mois suivant. Les collègues de Pierre Marziali ont été entendus par les gendarmes, « mais les responsables de la DGSE, de la DRM ou de la DCRI n’ont pas été convoqués », déplore Robert Dulas, co-dirigeant de la Secopex, qui vient de publier un livre explosif: « Mort pour la Françafrique ». Si l’enquête est au point mort c’est aussi parce que les chefs de la Katiba qui ont revendiqué l’exécution, n’ont pas été inquiétés. La juge du tribunal de Narbonne a en effet dû limiter son enquête au territoire français…
Dans son livre, Robert Dulas détaille la face cachée de l’affaire et bat en brèche la thèse officielle. Expliquant notamment que la Secopex servait de paravent à un vaste réseau d’espionnage des groupes islamistes radicaux. La société privée américaine Blackwater, bras armé de la Maison Blanche, était le premier client de Secopex « dans la sale guerre secrète menée contre le terrorisme islamique ». 
La France soutenait un mélange d’islamistes et de trafiquants
Selon Robert Dulas, qui a par ailleurs donné une interview à Mediapart, Pierre Marziali aurait été tué parce qu’il en savait trop. Quelques semaines avant sa mort, ce dernier avait en effet découvert que les insurgés libyens étaient noyautés par les islamistes et les trafiquants. Or, ceux-ci bénéficiaient du soutien de la France ! Le Carcassonnais jugeait alors l’information explosive. Le 14 avril 2011, moins d’un mois avant sa mort, il se rend à l’Élysée avec Robert Dulas pour faire part de sa découverte.
La personne qui les reçoit fait remonter leurs informations à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. « Les dirigeants de Secopex avaient mal choisi leur jour pour s’inviter à l’Élysée, écrit Robert Dulas. À peine quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy a reçu discrètement une délégation de neuf insurgés libyens. Y figurait entre autres Mustafa el-Sagezli, le numéro 2 de la katiba (brigade) qui revendiquera l’exécution de Pierre Marziali ! »
La France avait choisi son camp.
L’intégralité du dossier est à retrouver en kiosque ce vendredi ou dans notre espace abonnés.
Source: Lindependant.fr
Je vous ai gardé le meilleur pour la fin, car Mustafa el-Sagezli n’est pas n’importe qui, il fait partie des « héros libyens » de Bernard Henri Levy, rien que cela!!!
Dans son récit « La Guerre sans l’aimer » (Ed. Grasset, 2011), Bernard-Henri Lévy raconte son engagement dans le conflit libyen, en 2011. Une épopée mise en scène à la manière d’une vitrine d’idéaux colossaux, aux accents de Lawrence d’Arabie
Dans le chaos libyen de l’époque, BHL fait défiler un certain nombre d’hommes, d’horizons divers, dont ceux qu’il a amenés à l’Elysée puisqu’il revendique le fait d’avoir convaincu Nicolas Sarkozy de les soutenir et d’intervenir militairement ensuite pour renverser le régime de Kadhafi.
Sept d’entre-eux ont joué un rôle d’envergure dans le renversement du régime libyen, dont Ali Essawi, Mahmoud Jibril, et Ali Zeidan, qui ont fait partie du groupe d’émissaires envoyés à l’Elysée le 10 mars 2011, afin de demander une reconnaissance officielle par l’Etat français de l’opposition au régime kadhafiste.
Cette reconnaissance, ils l’obtiendront de Nicolas Sarkozy. Beaucoup, y compris au sein de la diplomatie française, reprocheront au Président sa trop grande connivence avec l’intellectuel BHL sur la question libyenne.
Ces hommes providentiels, BHL les a présentés dans son ouvrage comme déterminants pour l’avenir de la démocratie en Libye. Même s’il reconnaît au début de l’aventure
SIC…

Mustafa El-Sagezli:

Responsable des rebelles blessés durant la Révolution
Islamiste farouche et membre des Frères musulmans, Mustafa El-Sagezli a été nommé au sein du CNT en 2011, responsable des rebelles blessés durant la Révolution, un poste très lucratif et objet de nombreux abus…
Beaucoup de blessés ont en effet pu bénéficier de soins à l’étranger avec leur nombreuse famille.
Il est très actif au sein du Parti pour la justice et la construction (PJC), parti des Frères musulmans.
Article dans son intégralité et présentation des autres héros libyens de BHL sur Rue89.nouvelobs.com