Vous trouverez sur ce blog, beaucoup d'articles et de vidéos d'actualité. Les points de vue présentés dans ces articles et vidéos ne sont pas forcément les miens, mais ils peuvent amener une réflexion. Chacun se fera une opinion avec autre chose que le discours formaté des politiques et des médias.Vous y trouverez aussi les réponses aux questions qui me sont posées concernant mes livres. Les thèmes de mes ouvrages sont le développement personnel et la spiritualité.
mercredi 1 octobre 2014
Un nouveau Maïdan… à Hong Kong ? (vineyardsaker)
Un nouveau Maïdan… à Hong Kong ?

Un Maïdan à Hong Kong fomenté
par les USA ? Ce bruit court avec insistance, notamment dans les réseaux
de blogueurs russes, qui font le parallèle immédiat avec l’Ukraine, et
est repris dans un article de Zero Hedge de ce jour [1]. Nous ne pouvons
précisément vérifier sa véracité, compte tenu de nos moyens
d’information limités. Il n’est pas interdit cependant de lui donner
écho, pour suivre plus attentivement la suite des événements. Mais de quoi s’agit-il ?
Rappelons que, par le terme de révolution de la place Maïdan,
l’opinion occidentale désigne les manifestations s’étant produites à
Kiev il y a quelques mois, qui ont entrainé la chute du président
prorusse de l’époque, remplacé par un président pro-occidental, dit
aussi « Roi du chocolat », compte tenu de ses intérêts personnels dans
ce domaine. Or, cette révolution, présentée sur le moment, par des
forcenés du type de Bernard Henri Lévy, comme une explosion de la démocratie
enfin revenue à Kiev, s’est révélée rapidement comme le résultat de
manœuvres en sous-main, à la limite du terrorisme, conduites par des
groupes de mercenaires financés par la CIA, afin d’affaiblir l’influence
russe dans ce pays, et de compromettre l’image de Poutine.
L’opération se poursuit actuellement dans le cadre des combats
sanglants qui se mènent entre pro-russes et troupes gouvernementales
dans le Donbass et en Ukraine russophone. Poutine en est effectivement
affaibli, car il est pris en deux maux : intervenir militairement
au-delà des frontières de la Fédération de Russie, ou laisser les
répressions gouvernementales se poursuivre.
Dans Le double jeu américain avec le Calife [2], nous
indiquions récemment que, selon diverses informations, Washington se
préparait à mener contre la Chine, devenue, en second rang après la
Russie, son nouvel ennemi héréditaire, une opération du même type que
celle qui lui avait si bien réussi à Kiev : susciter dans certaines
provinces des manifestations populaires qui permettraient d’ébranler le
régime. Nous évoquions le soutien donné à des indépendantistes musulmans
ouïghours. Mais en fait il paraît très probable que Washington ait
décidé de s’en prendre à une autre des faiblesses du régime, le statut
du Territoire de Hong Kong. Ne revenons pas ici sur l’historique de ce
que certains avaient appelé l’annexion de l’ex-colonie britannique. Elle
avait suscité de nombreuses opposions, venues de différents milieux.
Mais finalement l’actuel système, dit des deux Chines, un seul système, auquel est soumis le territoire paraissait satisfaire l’ensemble des parties.
Or les médias du monde entier ont pu constater que depuis quelques
jours, des foules nombreuses, composées principalement de manifestants
se disant en lutte pour la démocratie, avaient occupé divers lieux
sensibles, notamment Central et Admiralty, centres
financiers situés non loin du siège du gouvernement. Les manifestations
se veulent pacifiques. Cependant, des échauffourées ont déjà eu lieu
avec les forces de police. Aujourd’hui 1er octobre, les manifestants
pro-démocratie sont toujours fortement mobilisés, à la veille de la fête
nationale chinoise, refusant de répondre aux appels à la dispersion
lancés par le chef de l’exécutif, présenté comme aux ordres de Pékin par
les plus activistes d’entre eux.
Nous n’examinerons pas ici la légitimité de ces manifestations, ni le
contenu des réformes politiques qu’elles demandent, promises après la
rétrocession à la Chine de la colonie en 1997. Il est difficile par
ailleurs d’évaluer le soutien populaire qu’apporte le reste de la
population à ces revendications. Il est certain cependant que la
confrontation des manifestants avec les forces de police est localement
très électrique, et pourrait rapidement dégénérer en batailles rangées,
dont l’issue, comme toujours en de telles situations, serait incertain.
Ce qui est certain par contre c’est que les États-Unis n’avaient pas
manqué, depuis longtemps, de mener à Hong Kong, et dans d’autres régions
proches, des actions du même type que celles ayant provoqué, ces
dernières années, le succès des révolutions dites orange aux frontières de la Russie. Il s’agit de ce que l’on peut qualifier de diplomatie
du dollar et des services secrets. Les officiels chinois ont dénoncé
ces manœuvres et appellent à la résistance. Le Département d’État
américain n’hésite plus dorénavant à se confronter directement avec eux
sur le plan diplomatique. Quelle que soit la sympathie que l’on puisse
éprouver en faveur du concept de démocratie, à Hong Kong comme
ailleurs, on ne peut s’empêcher de constater que ce concept est devenu
la plus performante des armes utilisées par les bellicistes américains
pour étendre leur domination systémique à certaines parties de l’Asie
jusque-là préservées.
Affaire donc à suivre attentivement, notamment au regard de ce qu’il
pourrait en résulter sur l’avenir du BRICS et des offensives anti-dollar
envisagées par ce dernier, ainsi que sur la façon dont réagira
l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Jean-Paul Baquiast
Notes
[1] Is the U.S. Secretly Egging On Hong Kong Protesters? (zerohedge.com, 01-10-2014)[2] Le double jeu américain avec le Calife (vineyardsaker, français, 27-09-2014)
La Russie et la Chine retiendront-ils leur riposte, jusqu’à ce que la guerre soit la seule possibilité qui reste (vineyardsaker)
La Russie et la Chine retiendront-ils leur riposte, jusqu’à ce que la guerre soit la seule possibilité qui reste ?
Le discours d’Obama à l’ONU, le 24 septembre, est la chose
la plus absurde que j’aie entendue de toute ma vie. Il est tout à fait
étonnant que le président des USA se présente devant le monde entier et
dise ce que tous savent être des mensonges flagrants, tout en démontrant
les doubles standards de Washington, et la croyance que seuls les USA,
qui seraient exceptionnels et indispensables, ont le droit de violer
toutes les lois.
Il est encore plus étonnant que les personnes présentes ne se soient pas levées pour quitter l’assemblée générale.
Les diplomates de la planète sont restés assis à écouter les
mensonges flagrants du plus grand terroriste de la planète. Ils ont même
applaudi pour montrer leur accord.
Le reste du discours était de la fadaise complète : « Nous sommes à la croisée des chemins », « signes de progrès », « risques réduits de guerre entre les grandes puissances », « des centaines de millions sortis de la pauvreté », et alors que le virus Ébola fait des ravages en Afrique « nous avons appris à guérir les maladies et harnacher l’énergie du vent et du soleil ». Nous sommes Dieu. « Nous », cela signifie des « gens exceptionnels ». Personne d’autre ne compte. « Nous » sommes le tout.
Il est impossible de choisir l’affirmation la plus absurde dans le
discours d’Obama ou le mensonge le plus flagrant. Peut-être celui-ci ? «
L’agression russe en Europe rappelle les jours où les grandes nations
écrasaient les petites dans leur poursuite d’ambitions territoriales ».
Ou peut-être celui-ci ? « Après que le peuple ukrainien s’est
mobilisé pour protester et appeler à des réformes, leur président
corrompu a fui. Contre la volonté du gouvernement de Kiev, la Crimée a
été annexée. La Russie a livré des armes à l’est de l’Ukraine pour
attiser les violences des séparatistes, dans un conflit qui a tué des
milliers de personnes. Lorsqu’un avion civil a été abattu au-dessus des
régions contrôlées par ces suppôts, ils ont refusé l’accès au site de
l’écrasement pendant des jours. Lorsque l’Ukraine a commencé à affirmer
son contrôle sur son territoire, la Russie a abandonné la prétention de
simplement soutenir les séparatistes et a fait traverser la frontière à
ses troupes ».
Le monde entier sait que Washington a renversé le gouvernement
ukrainien élu, que Washington empêche la diffusion des photos de la
destruction de l’avion de ligne malaysien, que l’Ukraine refuse de
divulguer ses instructions de plan de vol au pilote de l’avion, que
Washington a empêché une véritable enquête sur la destruction de
l’avion, que des experts européens sur la scène de l’écrasement ont
témoigné que les deux côtés de la cabine de pilotage étaient troués par
des balles de mitrailleuses, ce qui indique que l’avion a été abattu par
des avions de chasse qui le poursuivaient. En effet, il n’y a aucune
explication au fait que des avions de combat poursuivaient cet avion de
ligne pourtant dirigé par le contrôle aérien ukrainien.
Le monde entier sait que si la Russie avait des ambitions
territoriales, lorsque l’armée russe a vaincu l’armée géorgienne,
entraînée et armée par les Américains, et qui avait attaqué l’Ossétie du
sud, la Russie aurait gardé la Géorgie et l’aurait annexée à la Russie,
comme pendant des siècles.
Remarquez que ce n’est pas une agression lorsque Washington bombarde
et envahit sept pays en treize ans, sans la moindre déclaration de
guerre. Mais il y aurait eu agression lorsque la Russie a reconnu la
pétition des Criméens, qui ont voté à 97 % en faveur du rattachement à
la Russie, comme cela fut pendant des siècles, avant que Khrouchtchev ne
la rattache à la République soviétique socialiste de l’Ukraine en 1954,
époque où la Russie et l’Ukraine faisaient parties du même pays.
Et la planète entière sait que, comme l’a dit le chef séparatiste de la république de Donetsk « Si
les armées russes combattaient avec nous, la grande nouvelle ne serait
pas la chute de Marioupol, mais celle de Kiev et Lviv ».
Quel est ce « cancer de l’extrémisme violent » ? L’État
islamique (EI), qui décapite quatre journalistes, ou Washington, qui a
bombardé sept pays au XXIe siècle, assassinant des centaines de milliers
de civils et obligeant des millions de personnes à fuir pour trouver
refuge ?
Qui est le pire terroriste ? L’EI, un groupe qui redessine les
frontières artificielles créées par les colonisateurs britanniques et
français, ou Washington, avec sa doctrine Wolfowitz, le fondement de la
politique internationale des USA, qui déclare que l’objectif dominant
des USA est son hégémonie mondiale ?
L’EI est la création de Washington. L’EI est constitué de djihadistes
que Washington a utilisés pour renverser Kadhafi en Lybie, puis a
envoyés en Syrie pour renverser Assad. Si l’EI est « un réseau de la mort »,
le mal avec lequel il est impossible de négocier, comme le soutient
Obama, alors c’est un réseau créé par le régime d’Obama lui-même. Si
l’EI est une menace comme le prétend Obama, comment le régime qui a créé
la menace peut-il être crédible pour combattre cette même menace ?
Obama n’a jamais mentionné dans son discours que le principal
problème mondial est l’incapacité de Washington à accepter l’existence
de pays indépendants et forts, tels la Russie et la Chine. La doctrine
néoconservatrice de Wolfowitz piège les USA dans leur rôle d’unique
pouvoir mondial. Cette tâche oblige Washington à éviter qu’une puissance hostile puisse
dominer une région, dont les ressources pourraient, si elles étaient
sous contrôle des USA, engendrer un pouvoir global planétaire. Une puissance hostile, est n’importe quel pays qui a un pouvoir suffisant pour limiter l’exercice du pouvoir américain.
La doctrine Wolfowitz vise explicitement la Russie : « Notre
principal objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, sur
le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs ». Un rival est défini comme tout pays capable de défendre ses intérêts et ceux de ses alliés contre l’hégémonie de Washington.
Dans son discours, Obama a dit à la Russie et la Chine qu’ils peuvent
faire partie de l’ordre mondial de Washington, à condition qu’ils
acceptent l’hégémonie de Washington et qu’ils n’agissent d’aucune façon
contre le contrôle de Washington. Quand Obama dit à la Russie que les
USA vont collaborer avec la Russie « si la Russie change de direction », cela signifie que Moscou doit accepter la primauté des intérêts de Washington sur les intérêts nationaux de la Russie.
Clairement, cette position est inflexible et irréaliste. Si
Washington maintien cette politique, la guerre avec la Russie et la
Chine est inévitable.
Obama a informé la Chine que Washington a intention de continuer à exercer son pouvoir dans la sphère d’influence chinoise, « faisant la promotion de la paix, de la stabilité et la libre circulation du commerce entre les nations
» en construisant des bases aériennes et navales, des Philippines au
Vietnam, de sorte que Washington puisse contrôler le flux des ressources
traversant la mer de Chine méridionale et couper ce flux à volonté.
Pour autant que je puisse le voir, les gouvernements de la Russie et
de la Chine ne semblent pas comprendre l’importance de la menace que
constitue Washington. La prétention de Washington à l’hégémonie mondiale
semble trop irréaliste à la Russie et à la Chine pour être vraie. Elle
est pourtant très réelle.
En refusant de prendre la menace au sérieux, la Russie et la Chine
n’ont pas répondu d’une façon suffisante pour contrer la menace. Cela
risque d’aboutir à une guerre inévitable.
Par exemple, le gouvernement russe pourrait probablement briser
l’Otan en réponse aux sanctions imposées par Washington et l’Union
européenne. Il suffirait d’informer les gouvernements européens que la
Russie ne vend plus de gaz naturel aux membres de l’Otan. Au lieu
d’utiliser ce pouvoir, la Russie a sottement permis à l’UE d’accumuler
des réserves importantes, permettant aux industries et à la population
de traverser l’hiver.
La Russie a-t-elle vendu son intérêt national pour des dollars ?
Une grande partie du pouvoir et de l’hégémonie financière de
Washington provient du rôle du dollar US comme monnaie mondiale. La
Russie et la Chine ont été lentes, même négligentes, à défendre leur
souveraineté, à tirer profit d’occasions d’affaiblir ce pilier du
pouvoir de Washington. Par exemple, les pourparlers du groupe des BRICS
[Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud] en vue d’abandonner le
dollar ont plus été des paroles que des plans d’action. La Russie n’a
même pas besoin de l’accord des états marionnettes européens pour se
faire payer le gaz naturel russe en roubles.
On pourrait penser qu’un pays comme la Russie, après avoir vécu une
telle hostilité et une telle diabolisation de la part de l’Occident,
soutiendrait d’abord sa propre monnaie, grâce aux ventes de gaz, plutôt
que le dollar américain. Si le gouvernement russe continue de soutenir
les économies des pays européens hostiles à la Russie, et d’empêcher que
les peuples d’Europe ne gèlent durant l’hiver prochain, alors la Russie
ne devrait-elle pas, en échange d’une telle subvention à ses ennemis,
s’arranger pour soutenir sa monnaie en exigeant que les pays européens
paient en roubles ? Malheureusement pour la Russie, la Russie est
infectée d’économistes néo-libéraux formés à l’ouest, qui représentent
les intérêts occidentaux, plutôt que les intérêts russes.
Lorsque l’Occident voit une telle faiblesse, extraordinaire de la
part du gouvernement russe, Obama sait qu’il peut se rendre à l’ONU et y
dire les mensonges les plus flagrants sur la Russie, sans conséquences
pour les USA et l’Europe. L’inaction russe entretient la diabolisation
de la Russie.
La Chine n’a pas eu plus de succès dans ses occasions de déstabiliser
Washington. Par exemple, c’est un fait bien connu, que Dave Kranzler et
moi avons démontré, la Réserve fédérale utilise ses agents dans les
banques pour faire chuter le prix de l’or et protéger la valeur du
dollar, selon les politiques de la Réserve fédérale. La méthode utilisée
par ces banques est de faire chuter le prix de l’or, par des ventes
énormes à découvert, à des moments où il y a peu de volume, voire aucun
volume de transaction.
La Chine et la Russie pourraient tirer profit de ces tactiques en
achetant les découverts non garantis ou garantis, lorsqu’il y en a, et
en exigeant livraison au moment de régler les contrats en liquide. Ni la
Comex de New York, ni le marché de Londres ne pourraient livrer, et le
système imploserait. La conséquence d’un défaut de livraison pourrait
être catastrophique pour le système financier occidental, mais, au
moins, cela démontrerait la nature corrompue des institutions
financières occidentales.
Ou la Chine pourrait frapper le coup fatal. En choisissant un moment
de grande inquiétude ou de perturbation des marchés américains, la Chine
pourrait lâcher sur le marché ses milliards de bons du Trésor, ou même
tous ses avoirs en produits financiers. La Réserve fédérale et le Trésor
américain pourraient tenter de stabiliser les prix des produits
financiers, en imprimant encore plus de monnaie, afin d’acheter ces bons
et produits. Cette création de monnaie engendrerait encore plus
d’inquiétude sur la valeur du dollar, au point que la Chine pourrait
déverser sur le marché tous les paiements reçus en dollars. La Réserve
fédérale ne peut imprimer des monnaies étrangères avec lesquelles
acheter les dollars excédentaires, de sorte que la valeur d’échange du
dollar s’effondrerait, tout comme sa valeur à titre de monnaie mondiale.
Les USA deviendraient un autre pays en faillite, incapable de payer
pour ses importations.
Il est possible que Washington puisse obtenir du Japon et de la
Banque centrale européenne qu’ils impriment des yens ou des euros pour
acheter les dollars excédentaires, mais cela entraînerait la chute du
yen et de l’euro face au dollar.
Une ruée sur les monnaies chinoise et russe s’ensuivrait, et l’Occident perdrait son hégémonie financière mondiale.
Par leur retenue, la Russie et la Chine facilitent les attaques de
Washington contre elles. La semaine dernière, Washington a incité des
milliers d’activistes d’organisations non gouvernementales à contester,
dans les rues de Moscou, la « guerre de Poutine en Ukraine ».
Sottement, la Russie a permis à des intérêts étrangers de devenir
propriétaires des journaux russes qui, dès lors, dénoncent en continu
Poutine et le gouvernement russe aux yeux des lecteurs russes.
La Russie a-t-elle vendu son âme et son réseau de communication pour
quelques dollars ? Des oligarques ont-ils vendu la Russie pour des
comptes bancaires en Suisse et à Londres ?
La Russie et la Chine ont toutes deux des populations musulmanes,
grâce auxquelles la CIA cherche à provoquer la déstabilisation, la
rébellion et la violence. Washington a l’intention de briser la
Fédération russe en pays plus petits et plus faibles, qui ne pourraient
résister à l’hégémonie de Washington. La crainte russe et chinoise d’une
discorde avec leur population musulmane a eu pour effet que les deux
gouvernements ont fait l’erreur grave de s’aligner avec Washington
contre l’EI et le maintien du statu quo dans le monde musulman.
Si la Russie et la Chine comprenaient la gravité de la menace que
pose Washington, les deux gouvernements agiraient de concert avec le
principe « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». La Russie et
la Chine armeraient l’EI de missiles sol-air pour abattre les avions
américains et fourniraient des renseignements militaires pour permettre
une défaite américaine. Suite à cette défaite suivraient des
renversements en Arabie saoudite, au Bahreïn, au Qatar en Jordanie, en
Égypte, aux Émirats arabes, ainsi que de tous les régimes fantoches de
la région. Washington perdrait le contrôle sur le pétrole, et les
pétrodollars passeraient dans l’histoire. C’est extraordinaire, au
contraire, de voir la Russie et la Chine protéger le contrôle de
Washington au Moyen-Orient, ainsi que les pétrodollars.
La Chine est l’objet de diverses attaques. La Fondation Rockefeller
embauche des agents américains dans des universités chinoises, j’en suis
informé par des universitaires. Des compagnies américaines sises en
chine créent des conseils d’administration chinois, dans lesquels elles
nomment des parents d’officiels du parti communiste, locaux ou
régionaux. Cela a pour effet de déplacer la loyauté due au gouvernement
central vers les dollars américains. Par ailleurs, la Chine a de
nombreux économistes formés aux USA, imprégnés de l’idéologie
néo-libérale, qui représentent les intérêts de Washington.
Aussi bien en Russie qu’en Chine, un pourcentage significatif de la
population souhaite devenir occidental. L’échec du communisme dans les
deux pays et la réussite américaine dans la guerre de propagande ont
engendré des loyautés envers l’Amérique, plutôt qu’envers leurs propres
gouvernements. En Russie, on les appelle intégrationnistes atlantistes.
Il s’agit de Russes qui souhaitent l’intégration de la Russie à
l’Occident. Je connais moins l’équivalent chinois, mais le matérialisme
et le manque de retenue sexuelle y est effroyable.
L’incapacité des gouvernements russe et chinois à faire face à la
menace contre leur souveraineté, et l’insistance des adeptes de
l’économie néo-libérale, rendent la guerre nucléaire plus probable. Si
les Russes et les Chinois comprennent les enjeux trop tard, la seule
alternative sera la guerre ou la soumission à l’hégémonie américaine.
Comme il n’y a aucune possibilité pour les USA et l’Otan d’occuper la
Russie et la Chine, la guerre sera nucléaire.
Pour éviter cette guerre, qui, selon de nombreux experts, pourrait
détruire la vie sur terre, les gouvernements russe et chinois doivent
rapidement devenir réalistes dans leur évaluation du mal au sein de
Washington, qui a fait des USA le pire état terroriste de la planète.
Il est possible que la Russie, la Chine et le reste du monde puissent
être sauvés par l’implosion de l’économie américaine. L’économie des
USA est un château de cartes. Le revenu moyen réel des familles est en
déclin sur le long terme. Les universités produisent des diplômés
criblés de dettes, mais sans emploi. Le marché obligataire est trafiqué
par la Réserve fédérale, qui a besoin de magouiller sur les marchés des
lingots pour protéger le dollar. Le marché boursier est truqué par le
déversement de billets de banque émis par la Réserve fédérale et son
équipe de protection contre l’effondrement, ainsi que par les
entreprises qui rachètent leurs propres actions boursières. Le dollar
est soutenu par tradition, habitude et troc de monnaies.
Le château de cartes américain continue de tenir, grâce à la
tolérance mondiale pour la corruption à grande échelle et à la
désinformation, et aussi car la cupidité est satisfaite par l’argent
provenant d’un système truqué.
La Russie ou la Chine (ou les deux) pourront abattre ce château de
cartes lorsqu’ils auront des responsables capables de le faire.
Paul Craig Roberts
Traduit par François Gauthier, et relu par Wayan, pour vineyardsaker.fr
Traduit par François Gauthier, et relu par Wayan, pour vineyardsaker.fr
Source : Will Russia and China Hold Their Fire Until War Is the Only Alternative? (paulcraigroberts.org, anglais, 25-09-2014)
Paul Craig Roberts a été Assistant secrétaire aux politiques
économiques du Trésor des USA et éditeur associé du Wall Street Journal.
Il a été chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard News Service et
Creators Syndicate. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Ses
chroniques par Internet ont attiré un auditoire mondial. Son dernier
livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est présentement disponible (en anglais).
« Les Français se laissent plumer par leurs banques ! » (news360x)
« Les Français se laissent plumer par leurs banques ! »
octobre 1st, 2014 | by Mickael - Fondateur de News360x
Economie
0
L’ex-trader,
dirigeant d’une société de conseil en placement, publie un guide au
titre explosif : « Faites sauter la banque ! » Son but : pousser les
Français à reprendre leurs comptes en main.
Dans votre livre*, vous dressez un portrait au vitriol des banquiers. La crise n’a rien changé ?
- Les patrons des grandes banques eux, n’ont pas souffert de la crise ! Les bonus ont été plafonnés, parfois de manière conséquente, mais pas toujours. Et dans le même temps leurs salaires ont explosé. Il y a en France une réelle entente entre le pouvoir politique et la finance qui empêche de réformer le système. Emmanuel Macron était banquier d’affaire avant d’entrer au gouvernement. Mais ce n’est rien comparé à l’influence qu’a pu avoir Michel Pébereau, l’ancien président de la BNP ! Ces vases communicants permanents entre la politique et la banque rejaillissent à tous les niveaux. C’est cela le plus pervers. Cela va du directeur de cabinet au chargé de dossiers.
Les Français restent pourtant encore très fidèles à leur banque. Pourquoi ?
- La docilité avec laquelle les Français se laissent plumer me rend hystérique. Ils sont comme anesthésiés et restent fidèles à leur banquier, quoi qu’il fasse. C’est très français et quasi psychanalytique ce rapport à l’institution, à l’autorité. J’aimerais qu’ils se rendent compte que les banques sont sans pitié. Elles essaient de récupérer sur les particuliers ce qu’elles n’arrivent plus à prendre sur les marchés. Et avec les nouvelles réglementations, elles seront de plus en plus dures. Je dis cela pour que les gens soient décomplexés. Je ne comprends pas que les patrons des grandes banques osent encore donner des leçons aux Français !
Vous écrivez dans votre livre que l’on peut économiser entre 200 et 2.000 euros sur les frais bancaires. Vraiment ?
- Oui ! Et il faut les prendre maintenant ! D’abord, on doit changer son mode de consommation bancaire. Arrêter par exemple de subir les frais liés aux découverts quand on a de l’argent sur des comptes de placements ! C’est une question de bon sens. Ensuite, les banques ont gagné des fortunes grâce à la non-rémunération des comptes. Les Français ne doivent plus laisser sur leurs comptes chèques de l’argent qui n’est pas rémunéré. Pour faire jouer la concurrence, il faut immédiatement ouvrir un deuxième compte dans une banque en ligne. Ensuite, aller au maximum vers le gratuit, arrêter de multiplier les cartes de crédit qui ne servent à rien… Aujourd’hui il y a des comparateurs sur internet. Il faut s’en servir et ne pas hésiter à changer d’établissement, ou à négocier ses frais.
Plus facile à dire qu’à faire. On n’a pas tous les mêmes cartes en main.
- A part les gens en situation de précarité, les seuls qui n’ont hélas pas d’alternative, tout le monde a les moyens de négocier. Quand vos finances sont très tendues, en général, vous n’avez pas de découvert. Et si cela vous arrive, les banques n’hésitent pas à vous mettre le dos au mur. Les autres n’ont aucune raison d’avoir peur car ils n’obtiendront rien de plus que ce à quoi ils ont droit.
Vous vous attendiez à un « Free » bancaire pour faire baisser les prix. Il n’a pas eu lieu ?
- Non, les Français ont très bien réussi à faire leur révolution dans les télécoms. Pas dans la banque. Pourquoi n’ont-ils pas réussi la même chose dans un secteur où il y a énormément d’argent à récupérer ? Je pensais que les choses allaient bouger car je suis un vrai libéral et je ne peux pas accepter qu’il n’y ait pas de concurrence. Mais il n’y a pas eu de « Free » bancaire !
Vous semblez déçu par les banques en ligne, pourtant bien moins chères ?
- Je pensais au début que les banques en ligne allaient permettre de vraiment casser le cartel des banques. Mais elles n’ont pas réussi à jouer ce rôle. Leur limite, c’est d’être des filiales de grands groupes (BNP, Crédit mutuel…). Du coup elles ne peuvent pas dire ce qu’a dit Xavier Niel[coactionnaire du "Nouvel Observateur"] à un moment donné : « Je vais ramener le service à son juste prix ! ».
Les banques ont encore de beaux jours devant elles ?
- Non, loin de là. Ce système va sauter. Cela ne fait aucun doute. Et socialement, cela va être douloureux. Beaucoup de salariés – c’est la spécificité de la pyramide des âges dans les banques – partent à la retraite et ne sont pas remplacés. Pour l’instant, les banques ont pu limiter la casse mais ça ne suffira pas.
La révolution bancaire, c’est pour demain ?
- La BNP, LCL, la Caisse d’Epargne…les ados, ça ne leur dit rien. En revanche ils ont l’iTunes store, où ils peuvent déjà acheter énormément de choses. Et maintenant l’iPhone 6 qui vient de sortir et qui risque de révolutionner les moyens de paiement. Aux Etats-Unis, une multitude de start-up extrêmement performantes jouent aussi la rupture avec le système bancaire classique. En France, ces « fin tech » arrivent aussi. On a raté une étape. Mais cette onde de choc n’est pas près de s’arrêter. Demain nos banquiers s’appelleront Facebook, Google, Apple ou Amazon…
* »Faites sauter la banque ! » (Stock, 2014).
Propos recueillis par Corinne Bouchouchi – Le Nouvel Observateur
Vers un retour du totalitarisme judiciaire en France ?
Vers un retour du totalitarisme judiciaire en France ?
octobre 1st, 2014 | by Mickael - Fondateur de News360x

Héritière
par excellence des Lumières, internationalement perçue comme le pays
des Droits de l’Homme, la France d’aujourd’hui, cette France hélas plus
socialiste de nom que de fait, accumule des mesures coercitives qui
laissent volontiers croire à la résurrection du délit d’opinion.
écouter l’interview sur news360x Liberté, je crie ton nom !….(les moutons enragés)
Liberté, je crie ton nom !….
| 1 octobre, 2014 | Posté par voltigeur sous |
|

Partagez sans modération ce grand moment d’antipropagande
Comment dire, je suis admiratif sur le courage politique réel dont viennent de faire preuve ces humoristes comédiens sur une des plus grandes chaînes de télé allemande.Sachez, vous tous qui lisez les journaux français, qui écoutez les JT de 20 heures et les grandes radios nationales, que vous êtes soumis à une propagande intense. Si Poutine n’est sans doute pas un saint, il n’est pas non plus le mangeur d’enfants que l’on nous décrit.Cette propagande est honteuse. Lamentable. Elle prend chacune et chacun de vous pour des crétins tout juste réduits à l’état de « temps de cerveau disponible ». On vous matraque. On vous ment. On vous trahit et on trahit les intérêts supérieurs du continent européen.La résistance est aussi et avant tout une résistance intellectuelle. Nous devons, nous citoyens, nous réapproprier le champs politique. Le politique est un sujet trop grave pour être laissé aux mains de politiciens véreux.Alors partagez, envoyez, diffusez cette vidéo au plus grand nombre pour qu’ils se rendent compte à travers cette satyre de la réalité des mensonges qu’on leur fait avaler et de la propagande à laquelle ils sont soumis.Partout, Liberté, j’écris ton nom.Charles SANNATSource Le Contrarien
Hugo Chavez : " la crise syrienne est planifiée et provoquée de l'extérieur " (chaos controlé)
Discours
donné le 8 Octobre 2012 lors de la Première conférence de presse suite
aux élection présidentielle vénézuelienne du 7 octobre 2012, le
Président Hugo Chavez s'exprime sur la Syrie, livrant un discours plein
de bon sens, d'humanisme et à total contre-courant du discours dominant,
à gauche comme à droite.
La drogue et la prostitution ont dopé le PIB britannique (Les moutons enragés)
© thinkstock.
Le trafic de drogue et à la prostitution ont contribué au produit
intérieur brut britannique de l'ordre de 8,5 milliards de livres (10,9
milliards d'euros) en 2013, a-t-on appris mardi auprès de l'Office
national des statistiques (ONS).
Une porte-parole de l'ONS a précisé à l'AFP que la drogue et la
prostitution représentaient environ 0,5% de la "richesse produite
globale", telle que mesurée par le PIB.
L'institut des statistiques du Royaume-Uni a publié une révision des calculs du PIB, la base habituellement retenue pour estimer la richesse d'une nation, pour les années depuis la crise financière internationale.
Ces nouvelles données ont aussi intégré d'autres changements, dans le cadre de nouvelles normes européennes -les dépenses de recherche et développement (R&D) sont par exemple désormais comptabilisées comme un investissement et non plus comme de la consommation, idem pour le matériel militaire.
Au final, la nouvelle estimation du PIB du Royaume-Uni pour 2013, environ 1.713 milliards de livres (2.193 milliards d'euros), a été dopée de 8,5 milliards de livres par la prise en compte du trafic de drogue et de la prostitution. D'autres activités illégales, comme la contrebande d'alcool et tabac, étaient elles déjà comptabilisées.
Malgré l'intégration de l'ensemble des modifications apportées au calcul (drogue, prostitution, R&D, équipement militaire entre autres), la croissance britannique a été confirmée au même niveau, 1,7%, en 2013.
A titre de comparaison, en Espagne l'institut national de la statistique (INE) a estimé que ces activités avaient représenté 0,85% du PIB en 2010, seule année où elle a fourni une estimation de leur ampleur. Cette année-là, elles avaient atteint quelque 9,2 milliards d'euros.
L'institut européen des statistiques, Eurostat, avait donné jusqu'au mois de septembre aux Etats membres pour intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement. Ces nouvelles normes ont créé la polémique dans plusieurs pays. La France a refusé de comptabiliser la prostitution estimant qu'elle n'était pas "une activité commerciale librement consentie". La Suède, où "l'achat de services sexuels" est un délit, a affirmé ne pas avoir d'ajustement à faire.
Source: Belga
L'institut des statistiques du Royaume-Uni a publié une révision des calculs du PIB, la base habituellement retenue pour estimer la richesse d'une nation, pour les années depuis la crise financière internationale.
Ces nouvelles données ont aussi intégré d'autres changements, dans le cadre de nouvelles normes européennes -les dépenses de recherche et développement (R&D) sont par exemple désormais comptabilisées comme un investissement et non plus comme de la consommation, idem pour le matériel militaire.
Au final, la nouvelle estimation du PIB du Royaume-Uni pour 2013, environ 1.713 milliards de livres (2.193 milliards d'euros), a été dopée de 8,5 milliards de livres par la prise en compte du trafic de drogue et de la prostitution. D'autres activités illégales, comme la contrebande d'alcool et tabac, étaient elles déjà comptabilisées.
Malgré l'intégration de l'ensemble des modifications apportées au calcul (drogue, prostitution, R&D, équipement militaire entre autres), la croissance britannique a été confirmée au même niveau, 1,7%, en 2013.
A titre de comparaison, en Espagne l'institut national de la statistique (INE) a estimé que ces activités avaient représenté 0,85% du PIB en 2010, seule année où elle a fourni une estimation de leur ampleur. Cette année-là, elles avaient atteint quelque 9,2 milliards d'euros.
L'institut européen des statistiques, Eurostat, avait donné jusqu'au mois de septembre aux Etats membres pour intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement. Ces nouvelles normes ont créé la polémique dans plusieurs pays. La France a refusé de comptabiliser la prostitution estimant qu'elle n'était pas "une activité commerciale librement consentie". La Suède, où "l'achat de services sexuels" est un délit, a affirmé ne pas avoir d'ajustement à faire.
Source: Belga
Une ville allemande va pouvoir être nettoyée grace à des alcooliques et des drogués en échange de bières, de tabac et d’un salaire minable! (les moutons enragés)
Une ville allemande va pouvoir être nettoyée grace à des alcooliques et des drogués en échange de bières, de tabac et d’un salaire minable!
| 30 septembre, 2014 | Posté par Benji |
La ville allemande de Essen (ouest) démarre mercredi une opération controversée visant à employer des drogués et alcooliques pour nettoyer les rues en leur offrant en échange de la bière, du tabac et une maigre rémunération, rapportent les médias. Baptisée « Pick up » mais déjà surnommée « Nettoyer pour de la bière« , l’opération sera encadrée par des travailleurs sociaux et se tiendra autour de la gare centrale de cette cité de la Ruhr où se rassemblent des drogués, alcooliques et sans domicile fixe. Six personnes doivent commencer à nettoyer les rues et ramasser les ordures contre un émolument de 1,25 euro par heure, un repas chaud et trois bouteilles de bière, ainsi que du tabac pour les fumeurs, détaille le quotidien die Welt.
Le projet a déjà suscité de vives critiques notamment d’associations d’aide aux sans-logis qui dénoncent « un travail à bas prix« . Elles se sont également demandé s’il était judicieux de fournir de l’alcool à des personnes dépendantes avec les deniers publics. Les responsables du projet Suchthilfe Direkt avancent à l’inverse que cette opération, déjà menée à Amsterdam (Pays-Bas), vise à réintégrer dans la société des personnes dépendantes à l’alcool ou à la drogue.
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