jeudi 20 juin 2013

Goldman Sachs finance la prostitution des mineures... - Module mère comment va la Belle Bleue ? (Terre sacrée)

Goldman Sachs finance la prostitution des mineures...

Cela fera certainement plaisir aux travailleurs d'Arcelor et de Florange de savoir que Lakshmi Mittal fait partie du Conseil d'Administration (Board of Directors) de la banque Goldman Sachs !!!
Goldman Sachs, la plus pourrie des banques. Au menu du jour, le trafic des prostituées mineures. L'info ne vient pas d'un site alter, allumé à l'anti-US primaire, mais du New York Times de ce samedi, et sous la signature d'un journaliste de renom, Nicholas D. Kristof.
Kristof écrit : « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis semble être un site Internet appelé Backpage.com ». Ce site gère les annonces pour les escort girl. Mais écrit Kristof, Backpage joue un rôle majeur dans la prostitution des mineurs. Le journaliste fait état de nombreuses démarches de la justice et de parlementaires, et il évoque notamment une affaire judiciaire en cours à New York concernant une jeune fille de 15 ans « droguée, ligotée, violée et vendue à travers Backpage »
Ce véritable magasin de femmes et de fille est la propriété de la société Village Voice Media, et comme pour nombre de sociétés US, il est difficile d'en connaitre les propriétaires. C'est sur cette question que Kristof a enquêté... et a trouvé : « Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16% ».
Kristof raconte que, lorsque la banque a appris qu'il enquêtait sur le sujet, elle s'est activée pour vendre ses actions, et elle l'a appelé vendredi après midi pour lui dire qu'elle venait de signer la fin de sa participation à la direction du site.
Andrea Raphael, porte-parole de Goldman Sachs, plaide comme un voyou de seconde zone : « Nous n'avons eu aucune influence sur la conduite de cette compagnie ». Donc, en gros, « on est planté jusque là, mais nous ne sommes que de misérables financiers, sans pouvoir de décision ».
Mais Kristof précise que Scott L. Lebovitz, l'un des managing directors de Goldman, a siégé pendant quatre ans au conseil d'administration de Village Voice Media, jusqu'en 2010.
Un repentir ? Tu parles ! A cette époque, la situation leur est apparue intenable... car après des enquêtes judiciaires, le Congrès avait lancé les premières enquêtes sur cette société. Scott L. Lebovitz s'est cassé, mais le fric est resté !


Village Voice Médias annonce être vigilant pour écarter les annonces des trafiquants, mais c'est une juste une plaisanterie. L'État de Washington vient d'adopter une loi prévoyant des sanctions pénales qui seraient applicables si Backpage publie des annonces sans vérifier l'âge des femmes, loi qui s'annonce d'application délicate du fait de la protection de la vie privée.
Kristof conclut : « Ainsi, depuis plus de six ans Goldman détient une participation importante dans une société connue pour ses liens avec le trafic sexuel, et a siégé parmi les dirigeants de l'entreprise pendant quatre ans. Il n'y a aucun indice pour dire que Goldman a utilisé sa participation au capital pour pousser Village Voice à abandonner annonces d'escort girl ou à vérifier l'âge des jeunes femmes ».
Comme je suis moins modéré que Nicholas D. Kristof, je conclurai en disant que les dirigeants de cette banque sont des fumiers.

Un article de Gilles, publié par le-vrai-gouvernement-mondial.blogspot.be et relayé par SOS-planete

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mercredi 19 juin 2013

RETRAITES, C’EST LA CASSE FINALE ! (Conscience citoyenne responsable)

RETRAITES, C’EST LA CASSE FINALE !

Posté par 2ccr le 18 juin 2013
RETRAITES, C'EST LA CASSE FINALE !  dans Politique casse-300x250Le gouvernement obéit aux injonctions libérales de la Commission Européenne et prépare une nouvelle contre-réforme des retraites. La propagande est en marche sur le déficit des régimes de retraites, les sacrifices à consentir pour les sauver, les «mesures inévitables à prendre de toute urgence». Une retraite décente, qui permette de profiter de la vie après le travail, et mette chacun et chacune à l’abri d’une vieillesse dans la misère, est un droit élémentaire.
Hollande, Ayrault et le gouvernement embringuent les organisations syndicales dans une négociation avec le patronat pour préparer la seconde conférence sociale qui se tiendra le 20 et 21 juin 2013 ! D’un coté, nous avons le Medef, qui avec Parisot, s’est déclarée pour un allongement de la durée des cotisations à 43 ans, avec un recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans ! De l’autre la CGT qui préconise d’augmenter les salaires, d’arrêter la politique d’austérité pour un retour à la croissance. Au milieu nous avons la CFDT qui attend patiemment pour sans doute, une fois n’est pas coutume, pencher du coté du Medef. Pour mémoire, la dernière négociation gouvernement/syndicat/Medef a déjà abouti à l’ANI qui flexibilise le travail et détricote le code du travail ! A cette occasion la CFDT avait voté comme le Medef…
Cette nouvelle conférence sociale, axée principalement sur les retraites, va aggraver le chômage des séniors car ils vont se retrouver plus longtemps au chômage. Des séniors qui ne trouvent pas d’emplois, (trop vieux dès 55 ans), alors pourquoi allonger l’âge de la retraite à 65 ans voire 70 ans ! Statistiquement, pour ces Français, le maintien plus longtemps en activité signifie maintien au chômage : la réforme transforme de « jeunes retraités » en « vieux chômeurs ». Et les jeunes qui cherchent un emploi, malgré leurs études, se retrouvent en état de précarité par la multiplication des contrats à durée déterminée, des stages non rémunérés et des intérims pour tout horizon. Les jeunes dans la galère et les vieux dans la misère, c’est tout ce que semble être capable de nous proposer ce gouvernement, où est la différence avec le gouvernement Sarkozy ?
Pour justifier cette nouvelle réforme, on nous ressort de vieux arguments qui seraient l’allongement de la durée de la vie, la dette et les déficits, mais sans tenir compte par exemple des exonérations patronales. L’on se garde bien de préciser que si l’espérance de vie a pu augmenter, c’est aussi grâce à un départ à la retraite à 60 ans. Et si le régime de financement des retraites est menacé, c’est parce que depuis des années tous les gains de productivité ont été accaparés par les patrons et par les actionnaires, ce sont les multiples exonérations et subventions combinées aux bas salaires et l’explosion du chômage, car rappelons que plus d‘emplois et de meilleurs salaires sont plus de budget pour les retraites.
Ce n’est pas un problème de démographie, c’est un problème d’emplois, de salaires de recettes. Sur les retraites, il n’y a rien à négocier, si ce n’est de revenir aux 37 ans et demi de cotisation à taux plein à 60 ans ; le projet de réforme de retraite est indécent, les meilleures années de retraite sont de 60 à 65 ans et les années les plus dures de travail sont de 60 à 65 ans. Il y a donc fort à parier qu’avec la réforme telle qu’elle se prépare l’espérance de vie va inexorablement reculer.
Les pistes avancées avec insistance sont : un allongement de la durée de cotisation, (jusqu’à 44 annuités pour toucher une pension complète), une hausse de la CSG, (notamment pour les retraités eux-mêmes), et un alignement vers le bas de tous les régimes ! Alors que les solutions seraient de réaliser l’indexation des retraites sur le salaire moyen, d’en finir avec le scandale des exonérations de cotisations patronales, d’augmenter le SMIC et de rétablir une échelle mobile des salaires. Ces mesures effaceraient automatiquement le besoin de financement des retraites ! Ce qu’il faut changer, c’est notre système économique qui génère des inégalités et un accaparement sans fin des richesses produites par un petit nombre d’individus. Il est urgent de reconquérir notre système solidaire face aux offensives des organismes privés désireux de mettre en place un système individualiste du chacun pour soi…
Jean Pierre ACASOCA

Turquie, une vision différente de ce qui se passe dans la Plaza Taksim à Istanbul (pressenza)

Turquie, une vision différente de ce qui se passe dans la Plaza Taksim à Istanbul

 

Où sont passés les 200 milliards destinés au « sauvetage » de la Grèce ? (Basta)

Transparence

Où sont passés les 200 milliards destinés au « sauvetage » de la Grèce ?

Par Agnès Rousseaux (19 juin 2013)
Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1]. Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.
Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette.
Le gouvernement allemand a rejeté les conclusions de cette étude, expliquant que tous les Grecs ont profité du fait que les créanciers du pays n’aient pas fait faillite. Grâce aux plans européens, la Grèce a eu plus de temps pour mettre en œuvre des réformes, ce qui a profité à l’ensemble de sa population, selon Berlin. Les Grecs, asphyxiés par les mesures d’austérité liées à ces crédits internationaux, apprécieront.
Ces données sont-elles accessibles aux citoyens grecs et européens ? Attac a réalisé un travail de fourmi pour récolter ces informations. Et quelques angles morts subsistent. « Il n’y a pas de documentation officielle sur l’utilisation de cette tranche », peut-on lire sur le récapitulatif réalisé par l’association, à propos d’un versement de 3 milliards d’euros, en mars 2012, par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ou « l’utilisation de cette tranche n’a pas pu être reconstituée », à propos de 8 milliards d’euros accordés par l’Eurozone et le FMI, en mars 2011. Question transparence aussi, la Troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) a visiblement de sérieux progrès à faire.
- Lire l’étude d’Attac Autriche
- Lire le bilan du second « programme d’ajustement économique » pour la Grèce, réalisé par la Commission européenne (décembre 2012, en anglais).

Notes

[1] Le FMI devait contribuer à hauteur de 48 milliards d’euros, les pays de l’Eurozone à hauteur de 80 milliards et le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour 144,6 milliards. A l’heure actuelle, 206 milliards ont été effectivement distribués.

Grégory Baumans : "le Bilderberg 2013 est un double tournant historique" (le cercle des volontaires et info libre)



« Résolution bancaire » : quand le vol des dépôts devient légal ! (jaiundoute)



mardi 18 juin 2013

Ecole : quand les multinationales remplacent les instituteurs (Basta)

Pédagogie ou marketing ?

Ecole : quand les multinationales remplacent les instituteurs

Par Agnès Rousseaux (30 mai 2013)
Le groupe pharmaceutique Novartis va adresser 5 000 kits pédagogiques à des écoles élémentaires. De quoi sensibiliser 150 000 enfants à l’importance de prendre soin de leur animal domestique préféré, chiens ou chats, pour éviter la transmission de maladies grâce… à des produits en partie commercialisés par Novartis. S’agit-il de « séances pédagogiques » désintéressées, ou de réaliser une vaste opération marketing, avec l’aval de l’Education nationale ?
Une trentaine d’enfants sont sagement assis dans les fauteuils de l’auditorium du Muséum national d’Histoire naturelle. Ils regardent un dessin animé sur les risques de transmission de maladie par les animaux de compagnie. Un dessin animé réalisé par l’entreprise pharmaceutique Novartis. Le message : bien se laver les mains après avoir caressé son animal. Et surtout penser à procéder à une vermifugation régulière de son chien ou chat (par administration d’un médicament), pour tuer les vers, vecteurs de maladies. Sylvie Thevenon, conceptrice du programme chez Novartis, anime cette séance « pédagogique » de « sensibilisation pour changer les comportements ».
Cette classe de CE2 de Neuilly-sur-Seine n’est pas la seule cobaye. 2 000 kits pédagogiques ont été envoyés dans des écoles, 3 000 autres vont suivre en juin. 150 000 enfants de « Cycle 3 » (8-10 ans) pourront donc apprendre à s’occuper de leur animal de compagnie grâce aux bons conseils de Novartis, et de sa filiale Novartis santé animale ! Le ministère de l’Éducation nationale a donné son accord pour la diffusion de ce kit « éducatif ». Et évidemment totalement désintéressé... Car qui fabrique et vend des vermifuges en France ? Novartis, leader mondial pour les antiparasitaires [1].
Des experts pas si indépendants
« En France, les chats et chiens sont vermifugés en moyenne 2,8 et 2 fois par an. D’après une étude d’experts européens indépendants, il faudrait les fermifuger 4 fois par an, pour réduire la transmission de maladies comme les zoonoses parasitaires », explique les responsables de ce programme éducatif. Il s’agit de « lutter contre un vrai problème de santé publique ». Sur celui-ci, on n’en saura pas plus. Combien d’enfants sont touchés par ces maladies en France ? Pédiatre, vétérinaire et chef de produit, réunis pour la conférence de presse de Novartis, ne s’étaleront pas sur ces chiffres [2]. « A cause de ces vers, parfois un enfant se réveille un matin et hop, il ne voit plus d’un œil. Et ça peut être définitif ». Hop, juste de quoi faire stresser parents et enseignants. « Ça ne serait pas plus simple de vermifuger directement les enfants ? », demande Elizabeth Tchoungui, présentatrice de France Ô, réquisitionnée comme animatrice pour l’occasion.
Qui sont les experts indépendants qui recommandent de prendre en charge ce risque majeur pour la santé publique ? Et de passer à la vitesse supérieure sur la vermifugation des chiens et chats ? L’ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites), spécialiste des parasites d’animaux domestiques. Qui est soutenu par de généreuses entreprises. Parmi elles, Novartis. ESCCAP « bénéficie du soutien de sponsors (de grandes sociétés pharmaceutiques principalement) sans qui un tel travail ne serait pas possible. Merci à eux », décrit le site français. Les recommandations de ces « experts européens » sont bien entendu totalement « indépendantes »...
« Rallier le plus grand nombre à »... Novartis ?
Forte de cette expertise scientifique, Novartis lance donc une campagne de sensibilisation dans les écoles françaises pour « rallier le plus grand nombre à sa mission de santé publique ». En se basant sur le rapport de l’enfant à l’animal, pour mieux faire passer le message. « L’animal est un immense médiateur. Il offre une situation de triangulation qui détourne les messages moralisateurs en projections affectives », explique Sylvie Thevenon. « Les animaux sont des vecteurs d’émotion pour les enfants ». Un vecteur publicitaire idéal surtout. « Médiateur d’exception », « largement supérieurs au statut des peluches », ose même Novartis dans son dossier de presse. « C’est l’animal qui va relier l’homme à l’homme », complète le docteur Dominique Brunet, pédiatre. Ou l’enfant à l’entreprise pharmaceutique, ça dépend du point de vue.
En avril, 17 000 établissements scolaires ont reçu un mail leur proposant de commander gratuitement le kit pédagogique de Novartis. Comment l’Education nationale peut-elle donner son accord pour que des entreprises fassent du marketing sur le temps scolaire ? La pratique semble pourtant assez courante. Kat-Cent-Coups, « agence conseil en communication pédagogique », qui diffuse le kit de Norvartis, propose aussi un CD-Rom estampillé Veolia Transport pour aborder avec les élèves la thématiques des déplacements durables. Ou les supports pédagogiques la « Semaine du jardinage à l’école », conçus par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), lobby des semenciers. Le GNIS, par ailleurs co-éditeur du site Ogm.org pour « comprendre les OGM et préparer notre avenir ». Le président de ce groupement professionnel, Daniel Segonds, a longtemps été dirigeant du semencier RAGT, en pointe sur la recherche OGM au sein du groupement Biogemma, et a travaillé pour Dekalb, filiale de Monsanto.
Du vermifuge aux fruits sous plastique
Kat-Cent-Coups propose aussi un kit pédagogique sur « la biomasse agricole » : comment parler agrocarburants et chimie du végétal à des collégiens et lycéens. Ce kit est édité par Passions céréales, association des céréaliers, évidemment très objective quand elle affirme que la biomasse « est aujourd’hui, dans certains cas, la seule alternative renouvelable disponible » au déclin des énergies fossiles. Dans un autre registre, Avenance Enseignement, leader français de la restauration scolaire, filiale d’Elior, a proposé en 2008 aux enfants, de la petite section maternelle au CM2, de goûter des sachets de pommes en quartiers à la cantine [3]. Une démarche qui vise à « faire découvrir aux enfants une nouvelle manière de consommer des fruits ». Ou d’habituer les enfants à manger des fruits prédécoupés sous plastique...

Les outils pédagogiques conçus par les entreprises seraient-ils plus efficaces que ceux concoctés par les professionnels de l’éducation ? « Les campagnes de dentifrice ont sauvé plus de caries que les cours obligatoires d’hygiène. Elles devraient être remboursées par la Sécurité sociale », écrivait le publicitaire Jacques Séguéla en 1993 [4]... Les consultants de multinationales seront-ils bientôt payés pour venir assurer des séances pédagogiques dans les écoles ? Novartis, nouvelle entreprise philanthropique, « prend très à cœur son rôle civique », précise le dossier de presse de l’opération. Peut-être veut-elle aussi se refaire une image et oublier que les États-Unis viennent de lancer des poursuites contre elle pour corruption de médecins [5] ?
La séance à l’auditorium se termine sur un dernier échange entre les représentants de l’entreprise et les enfants.
Sylvie Thevenon (Novartis) : « Qu’est-ce que vous allez expliquer à vos parents tout à l’heure ? »
Les enfants : « Qu’il faut nettoyer son animal et aller chez le vétérinaire ».
Sylvie Thevenon : « Vous vous souvenez de ce qu’il donne le vétérinaire ? »
Les enfants, en cœur : « Du vermifuge ! »
Les enfants vont pouvoir profiter du goûter – bonbons et glaces à volonté – offert par Novartis. La leçon semble assimilée. En cas d’oubli, pas de panique. Le kit pédagogique contient des cartes de jeux avec des questions-réponses, à distribuer aux élèves. « Pour vérifier les connaissances et ramener le débat et les messages jusque dans les familles ».
Agnès Rousseaux
(@AgnesRousseaux)
Photos : CC kalexanderson

Notes

[1] « Novartis Santé Animale dispose d’un portefeuille de produits fortement orienté sur les antiparasitaires pour animaux de compagnie et les insecticides ». Source : Novartis.
[2] Une des plus novices zoonoses (maladies transmises par l’animal à l’homme), la toxocarose – ou « maladie des bacs à sable » – a une prévalence de 5% en milieu urbain et de 37% en milieu rural et « peut avoir de graves conséquences chez l’enfant », note le dossier de presse de Novartis.
[3] « Dans un premier temps, les enfants seront invités à déguster des pommes entières, puis des sachets de pommes à croquer quelques jours plus tard. Les deux dégustations de fruits seront intégrées au sein d’un menu identique, afin de pouvoir effectuer une comparaison optimale et objective. Lors des phases de tests, nous avons pu constater chez les enfants une consommation de fruits 3 à 4 fois supérieure lorsque ceux ci sont proposés en quartiers, et présentés de manière pratique et ludique (sachets de 60g, adaptés à leurs besoins nutritionnels, fruits déjà lavés, sans pépins et sans trognons) », indique le site d’Elior.
[4] Jacques Séguéla, L’argent n’a pas d’idées, seules les idées font de l’argent, 1993. Cité par Paul Ariès qui avait lancé en 2003 un appel pour « une rentrée sans marques ».

Grande-Bretagne : il est grand temps de faire une révolution (The Guardian) (Le grand soir)

juin 2013
Il nous faut quelque chose de plus radical que des émeutes.
Grande-Bretagne : il est grand temps de faire une révolution (The Guardian)

"Les britanniques ? Ils ne sont pas faits pour travailler"
   
Le nom de mon incomparable et sclérosé professeur d’histoire était simplement McGuire, et ce n’est que bien plus tard nous avons découvert qu’il avait aussi un prénom.
J’ai toujours eu l’impression que ses périodes préférées de l’histoire étaient celles marquées par des soulèvements populaires, parce qu’il semblait prendre un plaisir presque lascif en décrivant les brutalités occasionnelles qui précédaient et suivaient des événements tels que les révolutions russe et française.
Quand il arrivait finalement au moment de la chute des anciens régimes dans ces pays, McGuire était au maximum de son dédain. L’ironie insouciante avec laquelle il racontait toujours les décapitations et éviscérations rendaient ces grands moments d’autant plus glaçants.
Au moins les Russes et les Français sont arrivés à leurs fins. En Grande-Bretagne, comme nous l’avons appris des sarcasmes sulfureux de McGuire, tout ce que nous avons réussi à faire sont quelques émeutes désordonnées et quelques comportements bougons dans des endroits tels que Spa Fields, Bristol et Manchester. Et, comme l’historien John E. Archer l’a souligné, beaucoup de ces émeutes avaient été menées à bien par des gens qui voulaient maintenir le statu quo, et non le renverser.
Les maux sociaux qui prévalaient en Grande-Bretagne au cours des 80 ans environ qui ont précédé la Grande Loi de la Réforme en 1832 étaient universels : pas de droit de vote, des aventures militaires interminables outre-mer uniquement destinées à enrichir l’aristocratie, des châtiments cruels et exceptionnels pour des infractions mineures, des salaires bas, des maladies très répandues et une faible espérance de vie. Tout cela à une époque où la Grande-Bretagne était la force géopolitique prééminente dans le monde et où la révolution industrielle rendait de nombreux propriétaires d’usines scandaleusement riches.
Les historiens en Russie et en France, et plus tard en Espagne, au Portugal et en Italie, peuvent tous remplir des étagères entières d’analyses et d’interprétations des révolutions et guerres civiles importantes qui ont changé le cours de l’histoire de leurs pays. Quant aux historiens en Grande-Bretagne, leurs seules querelles se limitent à quelques échanges grommelés et imbibés de brandy sur le niveau de danger que représentent les différents types de troubles dans le voisinage.
Les vraies questions auxquelles il faut apporter des réponses sont celles-ci : pourquoi n’y a-t-il jamais eu une vraie révolution en Grande-Bretagne ? Pourquoi, en effet, les pauvres de la Grande-Bretagne ont-ils simplement brandi leur pancartes : « A bas tout ça » ?
J’ai ma théorie à ce sujet. La Grande-Bretagne, le pays le plus belliqueux du monde, était dans un état de guerre presque constant au cours de 18e et 19e siècles. Lorsque nous n’avions pas nos propres guerres à mener, nous trouvions rapidement celle de quelqu’un d’autre dans laquelle nous embourber. La classe ouvrière n’avait donc tout simplement pas le temps de s’organiser correctement. Pour faire la guerre, il faut de l’argent et des pauvres. La Grande-Bretagne a toujours eu les deux en abondance. L’argent provenait de l’augmentation des impôts sur les pauvres qui voyaient la guerre comme une occasion pendant quelques années d’être nourris, logés et toucher un salaire, ce qui était plus que ce qu’ils pouvaient espérer en Grande-Bretagne.
Certains d’entre nous se posent les mêmes questions en 2013 : pourquoi, face à tant d’inégalités, de malhonnêteté de la part des entreprises, de brutalités policières et de corruption politique, nous contentons-nous de grogner et de faire de bonnes petites manifs bien ordonnées accompagnées de sandwichs bio et de poussettes ? Pourquoi continuons-nous à nous faire embobiner avec des jubilés royaux interminables, des JO inutiles et la militarisation rampante d’un pays dont les soldats sont traités comme des héros pour avoir combattu des guerres contre des pays du tiers-monde ?
D’autre événements de la semaine dernière - certains grands et nationaux, d’autres petits et locaux - ont illustré la profondeur des racines de l’inégalité sociale dans ce pays. Stephen Hester, le directeur général de (la banque) RBS, fut le dernier banquier en date à repartir avec une enveloppe nettement supérieure à ce qu’il a accompli. En effet, ce type a reçu un bonus de £6 millions simplement pour avoir collecté ces frais bancaires insidieux et corrompus autorisés par le gouvernement.
Au même moment, l’Institute for Fiscal Studies nous a dit que les travailleurs britanniques ont subi des réductions de salaire de l’ordre de 6% au cours des cinq dernières années. Il s’agit de la plus grande réduction jamais observée sur une telle période, et cela montre que pendant que la force du syndicalisme a diminué, le militantisme de gestion a augmenté.
Alors que Vodafone, Google, Rangers FC et des centaines d’autres grandes entreprises ont été autorisées à priver le trésor public de milliards en recettes fiscales, le gouvernement de Westminster reste concentré sur ce que les conservateurs ont toujours fait depuis des centaines d’années : pénaliser les pauvres.
Dans l’Ecosse du 21ème siècle, un nombre croissant de banques alimentaires sont mises en place. Vous avez bien lu, il y a encore des milliers de personnes qui n’ont pas de quoi à la fois se nourrir et nourrir leurs enfants, et le gouvernement écossais la semaine dernière a révélé que 150.000 enfants écossais vivaient dans la misère.
Beaucoup de ceux qui viennent chercher leurs boîtes de conserves ou paquets de pâtes ne sont pas les junkies-alcoolos fainéants que décrit la mythologie populaire de la droite. Selon un responsable d’une association caritative dans l’East End de Glasgow, avec qui j’ai parlé la semaine dernière, ce sont des gens qui doivent souvent accepter un salaire outrageusement bas simplement parce qu’ils ne veulent pas toucher les aides sociales. En hiver, ils seront à nouveau pénalisés lorsque le cartel des sociétés d’énergie entrera en action et qu’ils ne pourront se permettre de chauffer chez eux qu’une seule pièce.
Il n’y a pas si longtemps, ces personnes auraient pu se tourner vers le parti travailliste et les syndicats pour mener un combat, mais ces jours-là sont bien révolus. Aujourd’hui, la grève se résume à des arrêts de travail corporatistes d’une journée. Si les gens commencent à proférer des insultes ou à faire des gestes obscènes à des policiers qui seront deux fois plus nombreux qu’eux, ils se verront rassemblés et embarqués par des paramilitaires officiellement mandatés par le gouvernement.
Le parti travailliste, quant à lui, est tombé entre les mains d’une ribambelle d’arrivistes sans scrupules d’Oxbridge et leurs concubines écossaises parfaitement inutiles.
Le véritable surprise de l’édition 2011 des émeutes en Angleterre et au Pays de Galles n’est pas qu’elles aient eu lieu, mais qu’elles n’aient pas été plus nombreuses, qu’elles n’aient pas duré plus longtemps et qu’elles aient été si peu violentes. Oui, il est grand temps de faire une révolution en Grande-Bretagne.... mais peut-être que nous ne le méritons pas, tout simplement.
Kevin McKenna
Traduction "ah mince, il parlait de la Grande-Bretagne ? J’aurais pourtant juré que..." par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles
http://m.guardian.co.uk/commentisfree/2013/jun/16/britain-needs-a-revolution

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