« Ohé, du château, écoutez-nous ! »
C’est l’appel lancé hier, à l’invitation de la CGT, par des dizaines de milliers de salariés à l’hôte de l’Élysée, jusqu’ici surtout sensible aux demandes du Medef. Reportages à Toulouse, Marseille et à Paris.
À Marseille, les salariés ont battu le pavé du Vieux-Port jusqu’à la préfecture. Des partis politiques, tous ceux du Front de gauche plus le NPA et Rouges vifs, font partie des organisations qui appelaient à la manifestation. « Face à l’attaque que subissent les salariés des Bouches-du-Rhône, notamment dans l’industrie, nous avions invité toutes les composantes du mouvement social, explique Olivier Mateu, le secrétaire départemental de la CGT. Nous respectons la charte d’Amiens, mais face à un gouvernement qui fait des choix libéraux, nous avons besoin de toutes les forces. » Alors que, de LFoundry à Ascométal, toutes les entreprises liquidées ou en difficulté du département étaient représentées, les responsables politiques assumaient leur présence dans la manifestation. « Même si nos rôles sont différents, nous avons des choses en commun et nous joignons nos forces dans le respect de chacun », commente Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF. Jean-Marc Coppola, candidat Front de gauche à la mairie de Marseille, va plus loin : « Cette mobilisation devra se traduire jusque dans les urnes, il faut qu’il y ait des élus qui restituent le pouvoir aux salariés et au peuple. »
- À Paris, le « coût du capital » au cœur du cortège
- Avec les cheminots de Paris-Austerlitz
- À Marseille, les partis dans le défilé
À Marseille, les salariés ont battu le pavé du Vieux-Port jusqu’à la préfecture. Des partis politiques, tous ceux du Front de gauche plus le NPA et Rouges vifs, font partie des organisations qui appelaient à la manifestation. « Face à l’attaque que subissent les salariés des Bouches-du-Rhône, notamment dans l’industrie, nous avions invité toutes les composantes du mouvement social, explique Olivier Mateu, le secrétaire départemental de la CGT. Nous respectons la charte d’Amiens, mais face à un gouvernement qui fait des choix libéraux, nous avons besoin de toutes les forces. » Alors que, de LFoundry à Ascométal, toutes les entreprises liquidées ou en difficulté du département étaient représentées, les responsables politiques assumaient leur présence dans la manifestation. « Même si nos rôles sont différents, nous avons des choses en commun et nous joignons nos forces dans le respect de chacun », commente Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF. Jean-Marc Coppola, candidat Front de gauche à la mairie de Marseille, va plus loin : « Cette mobilisation devra se traduire jusque dans les urnes, il faut qu’il y ait des élus qui restituent le pouvoir aux salariés et au peuple. »- Sanofi : « Et pour nous, toujours zéro ! »
- Toulouse : « Les patrons sont désinhibés »
150 cortèges dans tout le pays. À l’appel de la CGT, près de 150 rassemblements ont eu lieu, hier, dans toute la France. Le cortège parisien, emmené par Thierry Lepaon, a rassemblé 16 000 personnes. Ils étaient 7 000 à Toulouse avec l’appui de la FSU et Solidaires. À Marseille, quelque 20 000 manifestants ont marché « pour l’emploi, contre le chômage et la précarité ». À Lyon ils étaient 4 000, à Grenoble et à Nice près de 1 500. Au fil des cortèges, les salariés en lutte ont fait entendre leur voix. Astrium à Toulouse, Pétroplus à Rouen, LFoundry à Marseille, Mory Ducros à Paris… Une démonstration d’« hostilité à la politique menée par le Medef, et aux cadeaux faits au patronat », a déclaré le secrétaire général de la CGT.