Manuel Valls obtient le vote de confiance (et plagie au passage la devise du Cercle des Volontaires)
Manuel Valls tentait mardi d’obtenir un vote de confiance à l’Assemblée Nationale : « Le vote d’aujourd’hui n’est pas un vote banal. C’est un vote déterminant. Il engage chacun d’entre nous », a rappelé d’un ton grave, le Premier ministre. Combatif, le chef du gouvernement a insisté sur le « contexte international rempli de menaces
», évoquant tour à tour l’Ukraine, Ebola, et l’Etat islamique ; mais
oubliant de précisant que, concernant l’Ukraine et l’Etat islamique, François Hollande a largement contribué à envenimer la situation en jouant aux « apprentis sorciers » et aux « pompiers pyromanes ».
Devant le risque de pas obtenir le vote de confiance, Manuel Valls a plagié la devise du Cercle des Volontaires : « Je
veux dire à la majorité que ce qui nous unit est bien plus fort que ce
qui nous distingue. C’est une gauche moderne, qui a le courage de
gouverner, le courage de réformer » (source).
Manuel Valls a également fait de l’humour (ou bien il
a complètement dévoyé le sens du l’expression « dialogue social », aux
choix) : « Personne, et je le dis clairement au patronat, ne doit
prendre le risque d’affaiblir, par je ne sais quelle provocation, ou
surenchère, l’indispensable dialogue social qui est la marque de ce
quinquennat »,
Le Premier ministre a vanté la « main visible de l’Etat », indiquant ne pas vouloir casser le modèle social du pays. Non, je ne ferai pas de commentaire vulgaire sur cette main…
Celui qu’on appelle ironiquement « El Blancos » a également lancé un affront aux retraité les plus démunis en annonçant un « coup de pouce
» aux retraites de moins de 1.200 euros par mois. Le minimum vieillesse
sera lui augmenté de 8 euros par mois (à 800 euros). Non, toujours pas
de jeu de mot scabreux de ma part, désolé.
Avec 269 votes pour (53 abstentions et 244 contre),
il obtient la majorité relative à l’Assemblée, mais perd 44 soutiens
depuis avril dernier. Manuel Valls ne réussit pas non plus à endiguer la
fronde socialiste (31 abstentions contre 11 au dernier vote).
Raphaël Berland