décembre 5th, 2014 | by Mickael - Fondateur de News360x
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On s’attendait à ce qu’il soit euphorique… mais aux
Etats-Unis, le « Black Friday », de cette année aura finalement été très
décevant. Le Black Friday, qui fait suite au repas de Thanksgiving, est
un jour de promotions commerciales qui débute la saison des achats de Noël. C’est donc une journée commerciale très importante pour les Américains, qui témoigne de la confiance des consommateurs.
Mais cette année, en dépit des prévisions très optimistes, les ventes ont été en recul de 11% par rapport à l’année dernière. Le lundi qui suit le Black Friday, le Cyber Monday, a également été décevant, avec une hausse des ventes de 8% par rapport à l’année dernière, moins que prévu.
Un pouvoir d’achat limité
Brad
Anderson, l’ex-CEO of Best Buy, une chaîne de distribution de produits
électroniques grand public, a expliqué à la chaîne américaine CNBC
que les consommateurs « se sentaient encore contraints dans leurs
dépenses », ce qui pouvait augurer de fêtes de fin d’année assez
moroses.
« Les clients des boutiques dépensent plus volontiers les dollars
dont ils disposent sur des catégories de produits que nous ne vendons
pas, comme les voitures, les frais de santé, l’électronique et
l’équipement pour la maison », a expliqué Karen Hoguet, CFO de Macy’s,
une chaîne de magasins basée à New York, lors d’une conversation
téléphonique avec des investisseurs.
Un rapport de la Deutsche Bank montre que les seuls magasins qui ont
rempli ou dépassé leurs objectifs de ventes sont des « hard
discounters » tels que Family Dollar et Kohl, ce qui montre qu’en dépit
de la hausse de leur pouvoir d’achat liée à la baisse de leurs coûts de
l’énergie, beaucoup de foyers américains surveillent leurs dépenses.
Se constituer une épargne de précaution
Lindsey Piegza, Economiste en chef chez Sterne Agee, apporte les
explications suivantes : d’abord, les ménages se sont habitués à la
baisse de leur facture d’énergie, et désormais, ils l’ont prise en
compte dans leur budget, ce qui signifie que son influence sur leurs
habitudes de consommation est devenue faible, voire nulle. En outre, ce
bénéfice a souvent été compensé par des hausses dans d’autres postes de
leur budget, comme les frais de logement et des services publics.
Les primes d’assurance ont par exemple augmenté d’entre 39% et 56%
depuis le début de l’année 2013, ce qui correspond en moyenne à une
hausse de 230 dollars pour une famille moyenne (environ 173 euros).
La morosité du marché du travail n’a rien arrangé, ajoute Piegza. Les
augmentations de salaires sont encore modestes et les consommateurs
sont tentés de se constituer une épargne de précaution avec les
économies qu’ils ont réalisées grâce à la baisse des coûts énergétiques
pour se prémunir contre les risques inhérents au maintien de cette
conjoncture morne.
Source : Express