Le procès des ventres vides
Mercredi, 3 Décembre, 2014

Pour
Me Stéphane Vallée : "cela paraît incroyable que le fait de prendre ces
denrées, destinées au camoin-benne, soit considéré comme un vol".
Photo : Manolo Mylonas/Divergence
Trois
jeunes sont cités à comparaître ce matin pour « soustraction
frauduleuse » de produits périmés dans la poubelle d’un supermarché.
Tout
commence par un frigo vide, un soir de printemps. Nous sommes le
27 mai, à Montpellier. Léa, Mike et Adrien, étudiante, chômeur et
technicien du spectacle, vivent de récupérations et de débrouilles.
Depuis trois ans, avec d’autres, ils squattent un immeuble du
centre-ville qu’ils ont rebaptisé « le Kalaj ». Pour manger, ils ont
pris l’habitude de faire les poubelles des supermarchés. Un mode de
consommation parallèle basé sur les tonnes de produits consommables
jetés chaque jour par la grande distribution. « Les produits sont
périmés de la veille ou du jour même, mais ils sont toujours bons,
assure Adrien, vingt-cinq ans. Ce soir-là, il y avait plein de foie gras
et de saumon, c’était une bonne pêche. On avait de quoi nourrir huit
personnes pendant deux semaines. »
Léa, Mike et Adrien arrivent vers 22 h 30 à l’Intermarché de Frontignan, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Ils enjambent un muret pour pénétrer à l’endroit où sont entreposés les sacs-poubelle. Une fois arrivés derrière le supermarché, ils récupèrent les sacs-poubelle remplis de victuailles. « On trie, on se sert et on nettoie derrière nous, précise Adrien. Notre objectif n’est pas de faire chier le magasin, on veut revenir. » Mais quand les trois glaneurs reviennent au camion, ils sont cueillis par la brigade anticriminalité (BAC). « La totale, se souvient Adrien. Mains en l’air, fouille au corps et du véhicule… Ils étaient persuadés qu’on avait volé dans la réserve du magasin. Quand ils ont vu que c’étaient des sacs-poubelle qui puent avec des produits périmés, ils ont compris. »
Léa, Mike et Adrien arrivent vers 22 h 30 à l’Intermarché de Frontignan, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Ils enjambent un muret pour pénétrer à l’endroit où sont entreposés les sacs-poubelle. Une fois arrivés derrière le supermarché, ils récupèrent les sacs-poubelle remplis de victuailles. « On trie, on se sert et on nettoie derrière nous, précise Adrien. Notre objectif n’est pas de faire chier le magasin, on veut revenir. » Mais quand les trois glaneurs reviennent au camion, ils sont cueillis par la brigade anticriminalité (BAC). « La totale, se souvient Adrien. Mains en l’air, fouille au corps et du véhicule… Ils étaient persuadés qu’on avait volé dans la réserve du magasin. Quand ils ont vu que c’étaient des sacs-poubelle qui puent avec des produits périmés, ils ont compris. »
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Mercredi, 3 Décembre, 2014

Pour
Me Stéphane Vallée : "cela paraît incroyable que le fait de prendre ces
denrées, destinées au camoin-benne, soit considéré comme un vol".
Photo : Manolo Mylonas/Divergence
Trois
jeunes sont cités à comparaître ce matin pour « soustraction
frauduleuse » de produits périmés dans la poubelle d’un supermarché.
Tout
commence par un frigo vide, un soir de printemps. Nous sommes le
27 mai, à Montpellier. Léa, Mike et Adrien, étudiante, chômeur et
technicien du spectacle, vivent de récupérations et de débrouilles.
Depuis trois ans, avec d’autres, ils squattent un immeuble du
centre-ville qu’ils ont rebaptisé « le Kalaj ». Pour manger, ils ont
pris l’habitude de faire les poubelles des supermarchés. Un mode de
consommation parallèle basé sur les tonnes de produits consommables
jetés chaque jour par la grande distribution. « Les produits sont
périmés de la veille ou du jour même, mais ils sont toujours bons,
assure Adrien, vingt-cinq ans. Ce soir-là, il y avait plein de foie gras
et de saumon, c’était une bonne pêche. On avait de quoi nourrir huit
personnes pendant deux semaines. »
Léa, Mike et Adrien arrivent vers 22 h 30 à l’Intermarché de Frontignan, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Ils enjambent un muret pour pénétrer à l’endroit où sont entreposés les sacs-poubelle. Une fois arrivés derrière le supermarché, ils récupèrent les sacs-poubelle remplis de victuailles. « On trie, on se sert et on nettoie derrière nous, précise Adrien. Notre objectif n’est pas de faire chier le magasin, on veut revenir. » Mais quand les trois glaneurs reviennent au camion, ils sont cueillis par la brigade anticriminalité (BAC). « La totale, se souvient Adrien. Mains en l’air, fouille au corps et du véhicule… Ils étaient persuadés qu’on avait volé dans la réserve du magasin. Quand ils ont vu que c’étaient des sacs-poubelle qui puent avec des produits périmés, ils ont compris. »
Léa, Mike et Adrien arrivent vers 22 h 30 à l’Intermarché de Frontignan, à une vingtaine de kilomètres de Montpellier. Ils enjambent un muret pour pénétrer à l’endroit où sont entreposés les sacs-poubelle. Une fois arrivés derrière le supermarché, ils récupèrent les sacs-poubelle remplis de victuailles. « On trie, on se sert et on nettoie derrière nous, précise Adrien. Notre objectif n’est pas de faire chier le magasin, on veut revenir. » Mais quand les trois glaneurs reviennent au camion, ils sont cueillis par la brigade anticriminalité (BAC). « La totale, se souvient Adrien. Mains en l’air, fouille au corps et du véhicule… Ils étaient persuadés qu’on avait volé dans la réserve du magasin. Quand ils ont vu que c’étaient des sacs-poubelle qui puent avec des produits périmés, ils ont compris. »
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