jeudi 4 décembre 2014

Même après la mort, les banques continuent à entuber leurs clients (fawkes)

Même après la mort, les banques continuent à entuber leurs clients


INFO RTL - L'Association Française des Usagers des Banques accuse celles-ci de prélever jusqu'à 150.000 euros par an sur les comptes de personnes décédées. Le pactole atteindrait entre 55 et 150 millions d'euros.

Selon l'Association Française des Usagers des Banques (AFUB), ces dernières prélèveraient des sommes importantes sur les comptes de clients décédés. Elle a reçu plus de 800 plaintes de consommateurs mécontents, depuis le début de l'année, et estime le montant total de ces prélèvements entre 55 et 150 millions d'euros.


Jusqu'à 100 euros ponctionnés

Lors du décès d'un client, une banque a le droit de prélever de l'argent sur son compte, qui sert à rembourser les frais administratifs liés à sa fermeture, et des transferts d'argent vers le notaire ou les héritiers. 

Problème : les montants ponctionnés seraient disproportionnés. Selon l'AFUB, pour un compte de défunt présentant 1.000 euros d'avoirs, une banque peut prélever autour de 100 euros, en moyenne.

"Un véritable racket"

Pour certaines familles, la facture peut être encore plus élevée. C'est le cas de Michel : la banque de sa mère décédée a prélevé sur son compte autour de 800 euros, officiellement, pour rembourser des démarches administratives. L'homme affirme avoir subi "un véritable racket".

"Cela fait très cher, parce qu'en plus, ils n'ont fait aucune démarche administrative. C'est le notaire qui a tout fait", a-t-il affirmé à RTL. Il n'est pas le seul dans ce cas : l'AFUB révèle avoir reçu plus de 800 plaintes dans ce domaine, depuis le début de l'année.

Un arrêté du 8 mars 2005 stipule la gratuité de la clôture d'un compte, mais il ne s'étend pas aux personnes décédées. 

En 2010, l'Express affirmait : "Pour 3.500 euros d'avoirs, il en coûte 140 euros à LCL ou au Crédit agricole, 100 euros à La Banque postale et 87,50 euros à la Société générale".

Source: RTL