(on appréciera le choix d’une photo avec des drapeaux communistes, alors qu’il en existe avec des milliers de russes en joie
Depuis mars dernier, à l’issue d’un référendum dénoncé par la
communauté internationale, la presqu’île de Crimée a fait sécession de
l’Ukraine. Ce qui était la “Côte d’Azur” de la Russie tsariste, puis de
l’Union Soviétique, a quitté le giron de Kiev pour se placer sous celui
de Moscou. En un éclair, les nouvelles autorités ont rayé tout
ce qui pouvait rappeler l’appartenance à l’Ukraine : la région est
passée à l’heure de Moscou, le rouble a remplacé la Hryvnia. Et seule
prévaut désormais la langue russe sur les bâtiments officiels. Quant à
la cohabitation entre la majorité russe et les minorités ukrainienne et
tatare, paisible jusqu’alors, elle a dégénéré. Les haines attisées par la propagande de Moscou ont forcé une partie de la population à quitter la région. Ceux qui restent baissent la tête. Quant aux Tatars, ils redécouvrent l’angoisse de l’avenir. Les Européens comme les Américains ont imposé des sanctions à la Russie pour la punir de cette annexion. Mais l’histoire semble déjà avoir digéré cet épisode-là, en attendant le prochain : dans le Dombass cette fois, à l’Est de l’Ukraine où les armes russes se font entendre.
Emission présentée par Pascal Dervieux
Un reportage de Julie Piétri et de Fabien Gosset (Prise de son)
Réalisation Anne Lhioreau assistée de Stéphane Cosme
