Don d’organe : les médecins pourront l’imposer !
| 21 mars, 2015 | Posté par Benji |
Il n’y aura bientôt plus le choix, si vous n’avez pas clairement spécifié durant votre vivant que vous refusez le don d’organe, celui-ci sera automatique après votre mort, et la famille ne pourra rien y faire, c’est la loi qui sera appliquée. Même si personnellement je suis pour et souhaite faire comme mon grand-père soit dit en passant, puisque ses yeux ont été prélevés pour être greffés sur un enfant aveugle, cela risque d’être source de problèmes de taille. Quid des personnes refusant de par leur confession l’idée-même du prélèvement et qui n’aurons pas pensé à laisser de recommandations écrites dans ce sens? Les familles pourront-elles se résigner à la « profanation » du corps du disparu même si c’est pour sauver une vie?
Et dernière question, et pas des moindres, si cela sauve des vies, il faut néanmoins savoir que les prélèvements ne se font pas sur des personnes décédées, mais sur des personnes anesthésiées, une nuance souvent oubliée, mais il y a autre chose, le don d’organe est également un business avant tout, alors une telle législation, cela représente quelles sommes au final? Sûrement quelques montants assez conséquents…
Un amendement adopté dans le cadre du projet de loi santé systématise le don d’organe si le défunt n’a pas fait connaître officiellement son refus, et ce indépendamment de la réponse apportée par la famille. Jusqu’à présent, les dons d’organe échouaient dans 40% des cas, faute d’accord explicite. Décryptage avec le député auteur de l’amendement.
Aujourd’hui, en l’absence d’instructions laissées sur le registre national des refus de dons d’organes par une personne décédée, les médecins demandent aux proches si celle-ci était opposée aux prélèvements de son vivant. Une loi qui peut donner lieu à des situations conflictuelles. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le député PS Jean-Louis Touraine (aucun lien avec la ministre de la SantéMarisol Touraine), a fait adopter en commission des Affaires sociales un amendement qui, pour les greffes, met à la disposition du corps médical les organes d’un défunt même si celui-ci n’a pas fait connaître son choix officiellement. Et ce indépendamment de la parole des proches.En clair, si le défunt n’est pas passé par le registre officiel, le médecin n’aurait plus à se tourner vers la famille pour connaître sa décision. Le refus d’un tel prélèvement devra être officiellement acté. Soutenu par le gouvernement, l’amendement a également trouvé des soutiens à droite, notamment auprès de l’UMP Bernard Accoyer.
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