3 banques américaines accusées de manipuler le prix des matières premières
Dans
un rapport rendu public mercredi, une commission sénatoriale du Congrès
américain accuse trois grands établissements de Wall Street de s'être
«engagés dans des activités risquées» au détriment des industriels et
des consommateurs.
Autrement dit, depuis 2008, les banques Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, qui sont engagées dans plusieurs milliards de dollars d'activités concernant les matières premières physiques, en contrôlant ou en étant propriétaires de vastes stocks de brut, de gaz naturel, d'aluminium, d'uranium entre autres, sont aussi propriétaires d'entrepôts de stockage, de centrales électriques, de mines de charbon et de sites de gaz naturel et d'oléoducs.
Position dominante et concurrence déloyale
Or ce mélange des genres entre leur métier de banquier et le commerce engendre une concurrence déloyale face aux industriels et autres acteurs non bancaires. Et « leur permet de bénéficier de coûts d'emprunts bas contrairement aux autres intervenants », fustigent les sénateurs dans leur enquête.
Et d'accuser les trois fleurons de Wall Street de s'être servis de leur position pour « manipuler ou influencer les prix des matières premières ».
Audition au Sénat
« Il est temps de restaurer la séparation entre la banque et le commerce et d'empêcher Wall Street d'utiliser des informations confidentielles à son avantage et au détriment de l'industrie et des consommateurs », souligne le sénateur Carl Levin, cité dans le document.
Les sénateurs plaident notamment pour un désengagement des banques du courtage des matières premières. Les trois banques se sont défendues, arguant qu'une « connexion étroite a toujours existé entre les marchés financiers et les matières premières ». Elles devraient être auditionnées cette fin de semaine au Sénat.
Autrement dit, depuis 2008, les banques Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, qui sont engagées dans plusieurs milliards de dollars d'activités concernant les matières premières physiques, en contrôlant ou en étant propriétaires de vastes stocks de brut, de gaz naturel, d'aluminium, d'uranium entre autres, sont aussi propriétaires d'entrepôts de stockage, de centrales électriques, de mines de charbon et de sites de gaz naturel et d'oléoducs.
Position dominante et concurrence déloyale
Or ce mélange des genres entre leur métier de banquier et le commerce engendre une concurrence déloyale face aux industriels et autres acteurs non bancaires. Et « leur permet de bénéficier de coûts d'emprunts bas contrairement aux autres intervenants », fustigent les sénateurs dans leur enquête.
Et d'accuser les trois fleurons de Wall Street de s'être servis de leur position pour « manipuler ou influencer les prix des matières premières ».
Audition au Sénat
« Il est temps de restaurer la séparation entre la banque et le commerce et d'empêcher Wall Street d'utiliser des informations confidentielles à son avantage et au détriment de l'industrie et des consommateurs », souligne le sénateur Carl Levin, cité dans le document.
Les sénateurs plaident notamment pour un désengagement des banques du courtage des matières premières. Les trois banques se sont défendues, arguant qu'une « connexion étroite a toujours existé entre les marchés financiers et les matières premières ». Elles devraient être auditionnées cette fin de semaine au Sénat.
